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Récap' 2026
Pendant deux mois, j’ai eu la chance de vivre au sein d’une famille japonaise et de découvrir un quotidien qu’aucun voyage touristique ne peut vraiment montrer. Pas seulement visiter le Japon… mais le vivre de l’intérieur.Jour après jour, j’ai appris leurs habitudes, leurs manières de faire, leur façon de vivre ensemble et de prendre soin des autres. J’ai découvert le travail de la terre, les récoltes, les champs d’aubergines, le riz, les mandarines. Des gestes simples en apparence, mais qui demandent énormément de patience, de rigueur et de respect pour la nature.
J’ai aussi rencontré les habitants du village. Leur accueil, leur gentillesse et les échanges du quotidien m’ont profondément marqué. Même sans toujours parler parfaitement la même langue, il y avait cette volonté sincère de communiquer, de partager et de transmettre.
J’ai accompagné les livraisons, rencontré d’autres commerçants, observé les liens humains qui existent dans cette vie locale. Une vie authentique, loin de l’image rapide qu’un simple touriste peut apercevoir.
Et malgré le fait d’être étranger, je ne me suis jamais senti mis de côté. Au contraire. Je me suis toujours senti accueilli avec bienveillance, respect et générosité.
(J'ai même eu droit à passer dans le journal)
Ce séjour a été un véritable échange humain. J’ai énormément appris, reçu beaucoup de conseils et découvert une autre vision de la vie. Mais j’ai aussi eu la chance d’apporter quelque chose de mon côté : partager mes compétences, aider comme je pouvais, rendre service à mon tour. Chacun apportait quelque chose à l’autre, naturellement.
C’était un échange dans les deux sens, où tout le monde en ressort gagnant. Même si, honnêtement, je pense être celui qui a reçu le plus.
Aujourd’hui, je repars avec les yeux remplis de larmes. Des larmes de tristesse à l’idée de partir… mais surtout des larmes d’émotion face à toute la bienveillance que j’ai reçue pendant ces deux mois.
Ce genre d’expérience laisse une trace profonde. Et une partie de moi restera sûrement ici, au Japon.
À Sapporo, les derniers sakura s’attardent encore. Le printemps s’efface lentement, pétale après pétale, et je sens que je m’efface au même rythme.
Rien de brutal. Rien de visible. Juste une présence qui devient plus légère, comme ces fleurs qui tombent sans bruit.
Le ruisseau continue, les rues aussi. Mais quelque chose se termine ici, en silence.
Petite visite de ce lieu à Sapporo à la fin du printemps.
Je ne vais pas m’ennuyer à écrire davantage, personne ne lit, et je compte bien en finir bientôt.
Aujourd’hui, je suis allé découvrir le lac Shikaribetsu. Le lac naturel le plus élevé d’Hokkaidō. Niché au cœur des montagnes, ce lieu offre un cadre paisible et préservé, entre eaux cristallines, forêts sauvages et panoramas magnifiques.
Ce n’est que la fin du mois d’avril et pourtant, une partie du lac est encore recouverte de glace, rappelant la rigueur de l’hiver dans cette région du nord du Japon, rendant cet endroit encore plus impressionnant.
L’atmosphère y est unique, avec une sensation de calme absolu et une nature omniprésente. En hiver, le lac devient encore plus remarquable lorsqu’il accueille son célèbre village de glace éphémère.
Un endroit incontournable pour découvrir une autre facette de Hokkaidō.
Aujourd’hui, je me suis arrêté dans une gare où plus aucun train ne passe et pourtant tout semble encore en mouvement. Kōfuku un nom qui signifie bonheur, comme une promesse laissée sur un quai désert. Le vent glissait entre les planches anciennes, faisant chanter doucement le bois fatigué par les saisons.
Construite en 1956, puis abandonnée au silence en 1987 avec la fermeture de la ligne Hiroo, la gare garde en elle quelque chose d’intact. Les départs, les attentes, les adieux peut-être. On sent que des milliers de vies sont passées ici, sans jamais vraiment disparaître.
J’ai regardé les murs couverts de billets, de messages, de vœux suspendus au temps. Certains viennent encore jusqu’ici pour laisser un espoir, d’autres pour emporter un souvenir. Moi, je crois que l’on vient surtout pour retrouver une part de soi oubliée.
Il y avait dans l’air cette mélancolie douce des lieux qui ont cessé de servir, mais qui continuent d’exister plus fort que bien des endroits vivants. Comme si la gare refusait de mourir. Comme si elle attendait encore quelqu’un.
Je suis reparti lentement, avec cette étrange impression d’avoir visité non pas un lieu, mais un souvenir.
À Goryokaku, ancienne forteresse en forme d’étoile construite à la fin de l’époque Edo, l’histoire repose encore entre ses remparts et ses douves. Aujourd’hui, ce lieu chargé de mémoire devient chaque printemps un océan de sakura en fleurs.
Sous ces cerisiers, je regardais la vie passer. Des couples marchaient main dans la main, heureux d’être simplement ensemble. Des personnes âgées souriaient doucement, comme si ces fleurs réveillaient en eux des souvenirs anciens, précieux, presque intacts. Chacun semblait avoir trouvé sa place dans cet instant.
Et moi, au milieu de cette beauté éphémère, je me sentais perdu. À contempler le bonheur des autres, à me demander quel chemin prendre et quel pouvait bien être le sens de ma propre existence. Plus je regardais autour de moi, plus j’avais l’impression d’être étranger à cette lumière.
Je me suis rendu à Noboribetsu Jigokudani, une vallée volcanique impressionnante, connue pour ses fumerolles, ses sources chaudes et ses paysages marqués par l’activité géothermique.
Formée par des éruptions volcaniques il y a des milliers d’années, cette « vallée de l’enfer » est aujourd’hui l’une des principales sources d’eau chaude de la région. Le sol y est constamment actif, avec des émanations de soufre et des bassins bouillonnants qui donnent au lieu une atmosphère très particulière.
Après plusieurs minutes de marche, j’ai pu découvrir les deux points importants du site. J’ai ensuite pris de la hauteur, où le vent était particulièrement fort. Je ne voulais prendre aucun risque pour faire voler le drone. J’ai tout de même réussi à capturer quelques plans, mais les rafales étant trop importantes, je n’ai pas pu m’attarder. (Ça fera l’affaire)
Après cela, je suis retourné à la voiture et juste avant, j’ai pris le temps de mettre mes pieds dans une rivière issue des sources, parfait pour les détendre après les 7 km de marche de la journée.
Bien évidemment, photo et vidéo pour vous. Et regardez bien la vidéo en entier 😉 il y a plusieurs vidéos dans une seul 🤭 Et heureusement je vous partage pas l’odeur 🫠
Dans cette région marquée par l’activité volcanique, difficile de passer à côté d’un onsen. Ce matin, j’ai donc renouvelé l’expérience dans un établissement que je ne connaissais pas encore, croisé sur ma route.
Dans cette région marquée par l’activité volcanique, difficile de passer à côté d’un onsen. Ce matin, j’ai donc renouvelé l’expérience dans un établissement que je ne connaissais pas encore, croisé sur ma route. Comme toujours, le moment est agréable, mais celui-ci avait quelque chose en plus. Plusieurs bassins, chacun à une température différente, un bain à bulles, un sauna et surtout un bassin extérieur ouvert sur la mer. Se détendre dans l’eau chaude tout en regardant l’horizon… une sensation simple mais vraiment appréciable. Avec, en arrière-pensée, cette idée un peu absurde qu’une vague pourrait surgir à tout moment 🌊 , juste de quoi faire sourire.
Après ce moment de détente, je me suis installé sur un transat, en attendant tranquillement l’ouverture du restaurant. J’en ai ensuite profité pour déguster un tonkatsu curry カツカレー, parfait pour prolonger la pause.
Le début d’après-midi arrive et il est temps de reprendre la route pour continuer à explorer le nord du Japon.
Éphémère mais intense, mon passage dans cette famille japonaise a été, comme toujours, un moment très agréable.
J’ai passé quatre jours en leur compagnie. J’ai pu les divertir, les faire rire et les sortir de leur train-train quotidien le temps de quelques jours. C’était un peu ma mission : leur faire passer de bons moments. J’en ai aussi profité pour leur raconter ce que j’avais visité à Shikoku et ce que je prévoyais de découvrir à Hokkaido.
J’ai eu le privilège de goûter à la cuisine de la maman et de me détendre dans un onsen après une partie de bowling qui s’est terminée sur une égalité avec mon “frère” japonais.
Toute la famille m’a raccompagné à l’aéroport et a attendu le décollage de mon avion pour me faire un dernier au revoir depuis le toit de l’observatoire.
Aujourd’hui, je suis retourné chez Takagi San, le coiffeur que j’avais découvert l’année dernière.
Bon, vu la longueur de mes cheveux, il s’est surtout occupé de ma barbe. Mais c’était aussi l’occasion pour moi de renouveler cette expérience que je trouve toujours aussi particulière.
Aller chez le coiffeur au Japon, ce n’est pas juste une question de coupe ou de pilosité. C’est un moment complet : massage des épaules, de la tête, puis un véritable soin du visage. Tout est fait avec précision et attention. Ça change clairement de la France, où l’on est souvent dans quelque chose de plus rapide. Ici, on prend le temps, et ça fait toute la différence. Et bien sûr pour 14€
Aujourd’hui, je me suis rendu au temple Chikurin-ji près de Kōchi. Avant d’y arriver, je suis d’abord passé par l’observatoire situé au sommet de cette même colline, ce qui m’a permis d’avoir un premier aperçu des environs.
Fondé au VIIIe siècle, ce temple est l’un des lieux importants du pèlerinage des 88 temples de Shikoku. Il est étroitement lié au moine Kūkai, figure majeure du bouddhisme japonais et a traversé les siècles en conservant son rôle spirituel.
En parcourant le site, on découvre une architecture traditionnelle entourée de nature, avec une atmosphère simple et apaisante. Rien de spectaculaire, mais un équilibre qui rend la visite agréable.
Un lieu calme, qui invite simplement à prendre le temps.
Je me suis rendu dans la Iya Valley sous une pluie constante. L’avantage : personne. L’inconvénient : trempé 🤭
Le lieu est difficile à décrire autrement qu’impressionnant. Ce célèbre pont suspendu en lianes est vraiment incroyable, il faut le voir pour le croire. En contrebas, le vallon a beaucoup de charme, et finalement, la pluie ne fait que renforcer l’ambiance du lieu.
En fin de journée, j’ai goûté un plat local pour seulement 8€, simple mais parfait après une journée comme celle-ci (voir photo 🤭).
Puis, une fois la nuit tombée, je suis retourné au pont ainsi qu’à la cascade, tous deux éclairés. L’endroit devient encore plus impressionnant dans l’obscurité, avec le bruit de l’eau et la lumière qui met en valeur les reliefs.
C’est sous une pluie fine, presque une bruine, que j’ai visité le Kawanoe Castle.
Construit à l’origine au XIVe siècle, le château occupait une position stratégique pour surveiller les routes commerciales entre les régions. Comme beaucoup de châteaux japonais, il a connu plusieurs destructions avant d’être reconstruit plus tard, tout en conservant son importance historique locale.
Le donjon, composé de quatre étages, se visite facilement. À l’intérieur, j’ai eu une sensation assez particulière, comme un retour en arrière. Une odeur m’a marqué, presque nostalgique, difficile à expliquer… mais elle m’a immédiatement rappelé mon enfance, une odeur d’école primaire. Étrange comme association, mais c’est ce qui m’est venu dès que je l’ai ressentie.
Malgré la météo, j’ai tenté quelques plans au drone. Les conditions n’étaient pas idéales, donc les images ne sont pas aussi impressionnantes que prévu, mais elles restent exploitables.
Après la visite, j’ai repris la route en direction des montagnes, sous une pluie qui est devenue de plus en plus intense.
Aujourd’hui, malgré la chaleur assez forte et un temps couvert, j’ai pris mon courage pour aller visiter le Ritsurin Garden, un jardin très réputé à Shikoku.
Créé à l’époque Edo, ce jardin a été aménagé par les seigneurs du domaine de Takamatsu sur plusieurs générations. Il est conçu comme un jardin de promenade, avec des étangs, des collines artificielles et des pavillons, pensés pour offrir différents points de vue au fil de la visite. Il est aujourd’hui considéré comme l’un des plus beaux jardins historiques du Japon.
En me promenant, j’ai été surpris par le nombre de poissons présents dans l’eau, visibles partout autour des étangs. J’ai aussi eu l’occasion de participer à une cérémonie du thé, un moment simple mais intéressant à vivre dans ce cadre.
Un peu plus loin, j’ai visité une maison traditionnelle au bord de l’eau. C’est à ce moment-là que j’ai croisé un jeune couple en tenue traditionnelle, que j’ai pu photographier dans ce décor parfaitement adapté.
Enfin, j’ai pu observer des barques se déplacer à l’ancienne, guidées à l’aide de longues perches en bambou, ajoutant encore au caractère du lieu. Malgré la chaleur, la visite m’a transporté.
Je me suis rendu au Takaya Shrine, perché sur les hauteurs de Kagawa, connu pour son point de vue ouvert sur la mer intérieure de Seto.
Malheureusement, la météo n’était pas idéale, et les jours suivants annonçaient encore de la pluie. Mais ce n’est pas bien grave. J’ai quand même pris le temps de réaliser des photos sur deux jours, de jour comme de nuit, avec quelques plans en drone pour capturer l’ensemble du site.
Sur place, j’ai aussi fait la rencontre d’un groupe d’étudiants avec qui j’ai pu échanger un moment. Une rencontre simple, mais qui ajoute toujours quelque chose à l’expérience. Même avec un ciel capricieux, le lieu garde son intérêt et mérite clairement le détour.
Je me suis rendu à Konpira Shrine, une allée emblématique qui mène vers le sanctuaire de Kotohira.
Ce lieu fait partie du complexe du Kotohira-gu Shrine, dédié depuis des siècles aux divinités liées à la mer et aux marins. Autrefois, les visiteurs venaient y prier pour assurer leur sécurité en mer, ce qui a fait du sanctuaire un point important pour toute la région.
Pour y accéder, il faut gravir un long escalier de 785 marches jusqu’au sanctuaire principal, avec encore davantage pour ceux qui souhaitent aller plus loin. La montée demande un certain effort, mais elle se fait progressivement.
Une fois en haut, la vue vient récompenser l’ascension. On prend rapidement conscience du chemin parcouru, avec une vraie satisfaction d’avoir atteint ce point après l’effort.