proximité
je n'ai aucune idée
une idée étant une pensée définie, une petite note de papier qu'on veut expliquer
je pense, mais je ne sais rien dire
c'est cette mise à jour qui maintient devant un écran, duquel on ne peut rien faire
cependant, on reste attentif, impatient
on attend
les serveurs du café draguent les filles qui viennent, toujours des blondes
des touristes dans un café de la ville
les serveurs en profitent, c'est leur jardin et elles aussi sont contentes, curieuses
up for it
je suis devant cet écran et j'attends quelqu'un, ou
j'espérais ce moment à partir de quoi je n'attendrais plus
pas lui, personne
une mise à jour, je dis
je suis encore devant l'écran. ça fait longtemps que je n'expérimente plus l'anxiété
cette phase, cette face que j'ai comme un chien aux aguêts
un peu appeuré, un peu vigilant
ce trouble sous la peau, la question comme mode de vie présent
et qu'on peut aussi manipuler, comme rentrer ses doigts dans un gant
être gagné par un vêtement mais n'en faire qu'un vêtement
l'anxiété est liée au temps, on se croît en retard sur soi, pris à la gorge
et puis ça cesse aussi. on perd son propre fil au cours de soi
écrire aide à ce que le temps détende sa corde
et je suis assis devant mon billet et à côté d'un café au lait, mon paquet de tabac
ma blague*
et mon mignon vient d'arriver. il prend un capuccino et boit un verre d'eau qu'on lui a accordé
il boit et dessine et je ne sais pas si nous sommes sœurs ou copines, ou amantes
les trois, mais aujourd'hui bien plus sœurs
sa compagnie me va sans qu'elle me soutienne













