“Après des recherches sur le concept des démons, je crois que, parmi toute la vie, les humains sont la chose la plus proche d'eux.” - Migi
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“Après des recherches sur le concept des démons, je crois que, parmi toute la vie, les humains sont la chose la plus proche d'eux.” - Migi
Ce soir-là démarrait bien, pourtant. La nuit était chaude, il faisait beau, sur les bords de l’eau.
14 juillet, une fête entre amis. Moi elle, et ces deux gars. J’en connaissais un, je ne l’aimais que moyennement, mais il était sympa. Elle lui plaisait, je trouvais ça amusant.
J’ai beaucoup bu. J’ai fumé. Il était tard. On devait me raccompagné chez moi. J’étais saoule. Il s’est proposé pour me ramener.
Je ne tenais pas debout. Il devait me tenir. La route était horrible, pesante, juste nous deux, cette main étrangère qui me touchait, me dégoûtait, me donnait envie de mourir.
La nuit était noire, mais pas autant que mes pensées. Les larmes m’ensevelissaient, je n’arrivais plus à bouger.
Un mélange d’alcool, de joints, et de peur me tétanisait. En fait, on se sent impuissante, et la peur nous immobilise.
Il m’a balancé et ma tête a heurté ce banc. J’ai crié, si fort, ça l’a énervé un peu plus. Il a eu peur que des gens passent. Il m’a relevé et on a recommencé à marcher. Chacun de ses frottements contre moi ravivait mes pleurs, chaque main touchant mes seins, mes fesses, ou ailleurs, me donnait envie qu’une voiture arrive et me renverse.
J’avais envie de vomir, de mourir, c’était quelque chose d’omniprésent. On est arrivé devant chez moi, il a voulu me forcer.
J’ai crue que j’allais crever quand il m’a forcé à l’embrasser, devant ma porte. J’avais mal, j’étais tombée plusieurs fois sur la route. Mon genoux était en sang et mon visage marqué d’une longue griffure : j’étais tombée sur des pierres, ce n’était pas passé loin de mon œil.
J’ai ouvert la porte pour m’engouffrer dans la maison où mes parents dormaient, et il a essayé d’entrer. J’ai coincé son bras dans la porte, et j’ai réussis à refermé à clé.
Je me suis assise sur le carrelage, et j’ai pleuré. Longtemps. Je suis montée dans ma chambre, mes épaules frottaient le crépi des murs qui m’abîmait la peau, mais je ne sentais rien. Je me sentais morte.
Je me suis assise sur mon lit. J’ai appelé mon copain. Et j’ai pleuré de toutes mes forces, répétant que je voulais mourir. Je lui ai expliqué. Pas dans les détails, je ne pouvais pas. J’ai réussis à articuler difficilement “il y a essayé de me violer”, et je suis partis vomir.
J’ai vomis 4 fois. Je n’ai pratiquement pas dormis pendant 2 semaines. Je pleurais beaucoup. Et des fois, quand j’y repense, j’ai encore envie de mourir, et je me sens toujours aussi sale.
C'est si doux, cette chaleur. Rien n'est plus beau, plus confortable, plus agréable. Rien ne me semble aussi merveilleux. Et je pense que son ressentit est comme le mien, ça m'apporte tant d'entrain, je ne cesse de m'envoler
laure
C'était comme si j'avais disparu. Pendant longtemps. Une éternité. Et puis je suis revenue, d'une certaine manière. Plus apte à voir la réalité, capable de m'ouvrir, je crois que ce soir ainsi que tout les autres je pourrais crier que je lui dois ce sourire.
Et la nuit je me crispe de douleur, les pleurs m'inondent, la vie m'abandonne et la solitude me revient
imitationdesentiments
t'aimes quand il te regarde comme si t'étais la huitième merveille du monde, comme si t'étais l'étoile qui brillait le plus; ou même comme si t'étais la seule, l'unique, t'aimes quand il te caresse les cheveux et aussi quand il plonge son regard dans le tiens, comme si il apprenait chaque détail de ton visage, comme si tes yeux c'était son univers et qu'il serait perdu si il te perd.
lespiquresaines (via lespiquresaines)
Elle n'ouvrait plus les yeux. Enfin, elle voulait qu'ils demeurent fermer. Garder ses pupilles grandes ouvertes lui laissait voir le monde, et elle haïssait ça. Dans son lit toute la journée, elle ne voulait plus bouger non plus. En réalité, le moindre effort était déjà trop dur pour elle. Elle se laissait mourir de faim, n'avait plus envie de s'alimenter. Tous les jours elle creusait d'avantage sa tombe, elle-même, elle préparait son tombeau. Elle n'arrivait plus à voir la beauté qui s'échappait de ce qui l'entourait, chaque moment lui semblait inutile, sans intérêt, ridicule. Elle désespérait de vivre.
imitationdesentiments
Désolée d'y prêter tant d'importances, mais ça me parait si abstrait, il faut que je m'approche d'avantage pour ne plus voir ce flou qui envahit ce monde.
imitationdesentiments
J'aimerais te montrer des centaines de choses d'une beauté incroyable, pas du matériel non, des choses naturelles, belles, des odeurs que l'on ne trouve que dans les bois, des fleurs que l'on ne voit que dans certains pays, la faune et la flore, toutes ces merveilles oubliées à cause de leur manie de tout industrialisé.
imitationdesentiments
Vous savez ce qui me dégoûte ? C'est que l'humanité n'est même pas aimable, et que j'ai un peu envie de crever.
imitationdesentiments
Cette sensation sale de savoir qu'on vous a touché, mais pas par la personne que vous aimez, et encore moins de votre plein gré.
imitationdesentiments
J'ai pleuré. À chaudes larmes, plusieurs heures. J'ai éteins mon portable. J'ai pensé. Pour arrêter de penser, j'ai décidé de lire, mais ça n'a rien changer. Alors j'ai rallumer mon portable et je me suis dis que j'allais regarder des vidéos drôles. Mais rien, rien n'a changer, alors j'ai continué à pleurer, et j'ai continué à penser.
imitationdesentiments
J'aime l'authentique, les choses qui sont là, réelles, qui ne se dérobent pas.
imitationdesentiments
Je sais qu'il est trop tard pour toi de voir ce qu'il en est vraiment, c'est dommage.
imitationdesentiments
On n'a pas besoin de fin heureuse, tout est si sombre dans ces ruines.
imitationdesentiments
Y'a quelque chose de mauvais ce soir, quand je regarde le ciel, rien ne me parait aussi malsain.
imitationdesentiments