« Celui-là ne sera jamais Parisien qui n'aura point appris à mettre un masque de joie sur ses douleurs et le "loup" de la tristesse, de l'ennui ou de l'indifférence sur son intime allégresse. »
Le FantĂŽme de lâOpĂ©ra - Gaston Leroux
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« Celui-là ne sera jamais Parisien qui n'aura point appris à mettre un masque de joie sur ses douleurs et le "loup" de la tristesse, de l'ennui ou de l'indifférence sur son intime allégresse. »
Le FantĂŽme de lâOpĂ©ra - Gaston Leroux
Vers 1900/1910
Ădouard Boubat Lella, Bretagne, France 1948
« Câest la chambre de Monsieur Nimier », dit la concierge, un an aprĂšs. Son impermĂ©able pend encore au mur, son pyjama est sur le lit dont la descente, une peau dâours, se mite dans lâobscuritĂ© silencieuse ; parfois, il se la mettait sur le dos pour effrayer le chien, et il apparaissait entre les arbres, comme dans La Princesse dâElide. A Paris, oĂč personne ne vit, mais survit, les morts se savent indiscrets ; Ă la campagne, ils rĂ©ussissent Ă sâaccrocher ; pour nous jusquâĂ lâobsession. Je ne cesserai de voir le dernier sourire de Roger, Ă la mise en biĂšre, la grĂące de sa lĂšvre supĂ©rieure, sans amertume, et mĂȘme assez Ă©gayĂ©e ; contente de sa derniĂšre niche, de ce dernier bon tour, bien signĂ© ; bravade tĂ©moignant Ă la mort ; au monde adverse, quâil continue Ă se moquer dâeux. Ce goĂ»t de la taquinerie que Giraudoux possĂ©da aussi Ă un haut degrĂ©, ce petit sadisme humoristique, cette grimace Ă peine sensible, Ă©taient le dernier reste dâune blessure que lâindiffĂ©rence du dandy nâarrivait pas Ă cacher. Chez Giraudoux, chez ValĂ©ry, elle se rĂ©fugiait dans un pli de la paupiĂšre, sous le monocle ; elle apparaissait, chez Nimier, dans des casquettes pleines de dĂ©fi, dans la mordacitĂ© de ses billets quotidiens, dans la pluie de coq-Ă -lâĂąne qui rendait ses chroniques dâOpera ou de Candide incomprĂ©hensibles Ă toute personne qui nâavait pas dĂźnĂ© avec lui la veille. Il a sĂ©duit la mort, comme il les tombait toutes, nous laissant lâagonie. Je lâentends me dire : « Vous ĂȘtes encore lĂ ? lâhomme pressĂ© câest moi. » Chaque semaine, je passe sur lâautostrade de lâOuest. On ne rĂ©parera jamais, pour moi, certaines trois bornes aprĂšs certain taillis, en arrivant sur le pont de Garches⊠Et, comme dans la 300 S.L. quâil aimait bien, je force sur la pĂ©dale, pour lui faire plaisir. Paul Morand »
Richard Nadler
Je veux m'assoir sur des meubles rococo, vĂȘtu d'un Levi's et d'une chemise hawaĂŻenne ; c'est mon style de vie idĂ©al.
Yukio Mushima
« Le monde moderne sâimagine avoir dĂ©passĂ© la religion. Il nâen est rien. Il lâa simplement oubliĂ©e. Et parce quâil lâa oubliĂ©e, il ne se comprend plus lui-mĂȘme. Les hommes ne rĂ©alisent pas que tout lâĂ©difice de leurs jugements moraux, de leurs habitudes politiques, et mĂȘme de leurs mĂ©thodes intellectuelles sâest formĂ© au sein dâune sociĂ©tĂ© chrĂ©tienne et ne peut subsister longtemps en dehors dâelle. Lorsque cet Ă©difice sâeffondre, ils ne se trouveront pas Ă©clairĂ©s, mais dĂ©semparĂ©s ; non pas libres, mais esclaves ; non pas rationnels, mais confus. »
Hilaire Belloc dans Europe and the Faith (1920).
« Le Saint-Esprit est rentré sous terre dans la sÚve des plantes qui seules continuent de donner des fleurs.
L'homme est Ă sec. De lĂ ma colĂšre qui plane sur les citĂ©s, appelant les cent mille avions de lâApocalypse. »
Pierre Drieu La Rochelle, Ăcrits de jeunesse.
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"Un seul distinguo politique irrécusable : ceux qui à l'adolescence ont appris la liberté avec Sartre et sa suite, et ceux qui en ont goûté le sel avec Les Trois Mousquetaires de Dumas. Pour les uns, des concepts agités en vase clos ; pour les autres, l'ivresse toute crue de l'aventure." - Denis Tillinac, Considérations inactuelles, Edition Plon 2012.