Concert du mercredi au parlement bruxellois avec @elyselg qui joue
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⣠Chile in a Photography âŁ
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@lesboubouz
Concert du mercredi au parlement bruxellois avec @elyselg qui joue
Ma drid, Ta drid, Sa drid, bref Notre drid
AprÚs un court passage à Saragosse à quatre heures de bus au Nord de Madrid et une visite express de la cathédrale, on est débarqué à Madrid en début de soirée.
La cathédrale de Saragosse
La ville déborde de vie et la proximité des gens nous remplit tout de suite d'énergie! La Puerta del Sol est remplie à craquer et la foule avance au son des Mariachis et des amuseurs publics. Les rues qui débouchent sur la place sont piétonniÚres et avec raison; remplies à craquer de passants, aucune automobile ne pourrait s'y frayer un chemin.
Un aperçu de la foule dans les rues
L'architecture atypique nous rend encore plus pantois! On déambule sous les grandes arcades et dans l'ombre des hauts bùtiments pour se protéger du soleil lorsqu'il fait chaud alors qu'on suit les rayons sinueux du soleil lorsque le vent souffle.
La vieille partie de la ville est imprĂ©gnĂ©e du passage de la dynastie des Habsbourg. Oui oui, les mĂȘmes gens riches et cĂ©lĂšbres qui rĂ©gnaient sur Vienne! On a compris Ă ce moment-lĂ ce que voulait rĂ©ellement dire un « Empire ». Il faut croire que c'Ă©tait plutĂŽt avantageux d'ĂȘtre propriĂ©taire de l'Espagne Ă l'Ă©poque, avec la dĂ©couverte des AmĂ©riques, littĂ©ralement une mine d'or pour les Habsbourg.
Vue dâensemble du Palais Royal (oui câest immense)
Il fallait bien dĂ©penser tout cet or d'une maniĂšre ou d'une autre, et le Palais Royal semblait l'occasion rĂȘvĂ©e pour le noble français ayant hĂ©ritĂ© du pouvoir des mains du dernier Habsbourg de sa dynastie. L'ancien palais avait Ă©tĂ© raboutĂ© au fil des siĂšcles, sans rĂ©el sens d'uniformitĂ© esthĂ©tique, et Ă©tait vraisemblablement la risĂ©e de toute la monarchie europĂ©enne. Il a mystĂ©rieusement brĂ»lĂ©, au grand bonheur du monarque français qui a commandĂ© sa reconstruction selon un style nĂ©oclassique et comporte un nombre hallucinant de piĂšces dĂ©corĂ©es de façons trĂšs variĂ©es.
La cathédrale de Madrid qui fait face au Palais
On a voulu aller jusquâau parc du Retiro oĂč se trouve le Palacio de Cristal. CâĂ©tait juste tellement une belle journĂ©e ensoleillĂ©e quâon a finit par sâendormir sur lâherbe verte sous le soleil dans le parc pour la siesta.
Le palais de cristal sous un beau ciel bleu
Aussi, on nâa pas pu rĂ©sister aux churros, on en a presque fait une indigestion tellement on en a mangĂ© en deux jours!
Petite visite aux Serres Royales de Laeken sur le domaine royal de la monarchie belge.
Sans blague, câest Prague!
On ne savait pas trop Ă quoi sâattendre de Prague. On nâavait pas vraiment vĂ©rifiĂ© quâest-ce qui rendait la ville si spĂ©ciale avant de sây rendre, mais une fois sur place, on a vite compris! CâĂ©tait un peu comme un entre-deux de Budapest et Vienne dans le sens oĂč on a trĂšs bien ressenti lâhĂ©ritage communiste que possĂšde aussi la Hongrie, mais il y avait une richesse et une culture qui sâapparentait de plus prĂšs Ă celles de Vienne.
Câest une des villes dont la population a Ă©tĂ© la plus marquĂ©e durant la DeuxiĂšme Guerre, bien que les bĂątiments aient Ă©tĂ© Ă©pargnĂ©s par les bombes et la destruction des nazis. Le quartier juif est dâailleurs particuliĂšrement bien conservĂ© et contient la seule synagogue europĂ©enne qui nâa jamais cessĂ© de recevoir les fidĂšles depuis sa construction, mĂȘme sous lâoccupation allemande. Elle est aujourdâhui ornĂ©e sur lâensemble de ses murs intĂ©rieurs de la liste des noms des victimes de lâHolocauste.
Le cimetiĂšre juif, un bon deux mĂštres au-dessus du niveau de la rue!
La raison derriĂšre lâimmuabilitĂ© du quartier tient du fait que Hitler, en tant quâartiste dĂ©chu, possĂ©dait un certain sens de lâesthĂ©tisme. Lorsquâil a visitĂ© Prague, il aurait donnĂ© lâordre de ne pas dĂ©truire le ghetto, prĂ©textant quâune fois son sombre projet accompli, il pourrait servir de musĂ©e dâune race disparue.
On retrouve le long du mur dâune synagogue les noms des victimes de Prague et des alentours sous le siĂšge nazi
Paradoxalement, il convertira durant lâoccupation le théùtre national en centre de commandement pour lâensemble de lâEurope de lâEst, Ă quelques dizaines de mĂštres du ghetto oĂč vivait le peuple quâil a persĂ©cutĂ©.
Le théùtre national qui a servi de centre de commandement nazi
Au sommet dâune colline faisant face Ă la ville, on retrouve le plus grand complexe de chĂąteau dâEurope, oĂč pouvait rĂ©sider lâentiĂšretĂ© de la cour, bien protĂ©gĂ©e, Ă lâintĂ©rieur des murs de fortification. De ce chĂąteau en promontoire, on a pu admirer un panoramique complet de la ville avec ses tours de poudre, servant Ă la fois de portes de la ville et de dĂ©pĂŽts de munitions pour protĂ©ger celle-ci.
Le chĂąteau au loin au tomber du jour
Une des tours de poudre, celle-ci Ă lâentrĂ©e bout du pont Charles-V
Au loin, on aperçoit Ă©galement le mouvement dâun immense mĂ©tronome rouge, qui se trouve Ă la place de lâancienne statue de Staline, la plus grande en dimensions, qui trĂŽnait au sommet dâune colline pour rappeler lâautoritĂ© du rĂ©gime sur le peuple.
source photo de gauche :Â http://bit.ly/2pszYux
En bonus, il y avait des sculptures de bĂ©bĂ©s Ă codes-barre pas trĂšs loin du mur de John Lennon, remplis de graffitis et de messages dâamour et dâespoir.
feat. MaĂŻa et @elyselg
Allez, Vienne; on est bien, bien, bien, bien, bien!
Quatre heures de train depuis Budapest nous amÚnent à Vienne et on est déjà rassuré par une langue moins étrangÚre! Aussi, on s'est tout de suite laissé charmé par l'esthétisme des lieux. Tout est tellement joli partout qu'on se croirait dans un film. C'est une ville qui transpire de culture avec un nombre incalculable de musées et de lieux musicaux.
On a eu le goĂ»t de s'Ă©loigner un peu de la ville pour prendre du soleil. On a donc explorĂ© le palais d'Ă©tĂ© et ses jardins pour en apprendre un peu plus sur l'histoire des empereurs et impĂ©ratrices autrichiens. On a mĂȘme vu la salle de bain de Marie-Antoinette, c'est tout dire!
L'opĂ©ra de Vienne a quelque chose de mythique et lors de notre visite on a compris pourquoi; tant de grandes reprĂ©sentations importantes y ont eu lieu! Et bien sĂ»r, ils ont tout mis sur le dĂ©cor des lieux, avec des foyers somptueux et des tapisseries qui sont de vraies Ćuvres d'art.
Il y avait plein de viennoiseries partout, parce que c'est quand mĂȘme la meilleure ville pour manger des viennoiseries et on ne s'est pas privĂ©... En faisant le musĂ©e de ville, on s'est enrichie un peu plus en dĂ©couvrant une tonne d'information sur les siĂšges de la ville par les Ottomans et sur les diffĂ©rentes phases de construction de la ville et de ses alentours.
Et parce que c'est un peu la capitale mondiale de la musique, on s'est arrĂȘtĂ© dans une petite Ă©glise en plein centre pour assister Ă un concert d'orgue qui rĂ©sonnait dans toute l'Ă©glise en s'amplifiant dans l'immense dĂŽme au-dessus de nos tĂȘtes.
Merci Ă MaĂŻa pour la vidĂ©o du concert dâorgue!
P.S.: Pour comprendre la rĂ©fĂ©rence humoristique dans le titre, câest par ici :
https://youtu.be/5SIQPfeUTtg
Choc total! On débarquait à peine de l'avion que déjà on pouvait constater qu'on était dans un environnement totalement différent. Sur la route de l'aéroport, la campagne est plutÎt grise et est encore énormément marquée par le passage du communisme.
Le premier contact avec la langue Ă©tait d'autant plus choquant. Ăa ressemble Ă rien! Apparemment, c'est mĂȘme une langue qui tire ses racines des langues slaves comme le suĂ©dois ou le danois plutĂŽt que des langues germaniques ou latines auxquelles notre oreille est accoutumĂ©e. Par exemple, « merci » se dit « Köszönöm »; pas trop trop la mĂȘme racine Ă©tymologique disons.
La ville est sĂ©parĂ©e en deux par le Danube. Le quartier de Buda est le plus ancien, quoique les immeubles d'Ă©poque aient laissĂ© leur place aux structures fonctionnalistes Ă©rigĂ©es par les Communistes. Buda est plutĂŽt Ă flanc de colline et permet une vue complĂštement dĂ©gagĂ©e sur Pest qui s'Ă©tale sur la plaine, offrant un skyline ponctuĂ© de deux points culminants, le dĂŽme du Parlement hongrois et celui de la cathĂ©drale Saint-Ătienne qui ont chacune 96 mĂštres de haut, reprĂ©sentant l'importance accordĂ©e autant Ă l'Ăglise qu'au pouvoir politique.
Le premier soir, on a voulu cĂ©lĂ©brer nos retrouvailles avec MaĂŻa en dĂ©couvrant les ruin bars. C'est une espĂšce d'enfilade de vieux appartements abandonnĂ©s avec diffĂ©rentes thĂ©matiques d'un bar Ă l'autre et une ambiance comme nulle part ailleurs. Ils ont mĂȘme transformĂ© l'arriĂšre d'un pick-up en banquette au beau milieu de la cour intĂ©rieure.
Budapest a reçu plusieurs visites des Turcs au fil de l'histoire, ce qui a lĂ©guĂ© quelques complexes thermaux au travers de la ville, lui donnant mĂȘme la rĂ©putation de capitale balnĂ©aire. On en a profitĂ© pour se rĂ©chauffer dans les bains chauds aprĂšs une longue journĂ©e de marche au frais dans un superbe hĂŽtel art-dĂ©co.
Sinon, un des trucs qui nous a le plus marqué, c'est à quel point le paprika de là -bas a rien à voir avec ce qu'on connaßt. Non seulement ils en mettent partout et dans tout, mais il a un goût mille fois plus savoureux!
Ah et oui, c'est vraiment les bons chiffres sur les billets, les florins avaient un taux de change d'environ 1 ⏠pour 300 HUF. C'est la premiÚre fois (et sûrement la derniÚre) qu'on pouvait dire qu'on avait 30 000 dans notre portefeuille...
On sâest payĂ© un peu de luxe...
Il fallait s'attendre au jeu de mot quand mĂȘme, au moins un peu. On a profitĂ© d'une journĂ©e de congĂ© pour faire un aller-retour dans le Luxembourg. On ne savait pas trop Ă quoi s'attendre, on n'avait pas trop fait de recherches avant de partir, autre que de comment s'y rendre et dĂ©jĂ en arrivant c'Ă©tait un tout petit choc culturel en voyant une autre langue d'affichĂ©e partout. Le luxembourgeois est un peu Ă l'allemand ce que le flamand est au nĂ©erlandais. C'est juste assez diffĂ©rent pour pas qu'ils se comprennent entre eux.
CĂŽtĂ© pratique ceci dit, Ă peu prĂšs tout le monde parle français dans cette ville perchĂ©e sur les rochers en raison de la proximitĂ© avec la France et la Belgique. On a commencĂ© Ă marcher le long de la falaise et tout autour des anciennes fortifications. C'est que la ville repose en fait sur un rocher qui a Ă©tĂ© achetĂ© par un Seigneur cherchant Ă construire une forteresse aux balbutiements du Moyen Ăge. Il y a creusĂ© son chĂąteau Ă mĂȘme le roc et s'est Ă©tabli sur son flanc. La haute-ville est d'ailleurs aujourd'hui reliĂ©e par un ascenseur creusĂ© dans le roc.
Le rocher dans lequel le chùteau est creusé
La vue sur la basse-ville avec la haute ville perchée sur la falaise
C'est aussi le premier voyage oĂč on a eu un problĂšme avec les trains belges. En partant de Bruxelles, le conducteur du train manquait Ă l'appel (ça s'est traduit par 25 minutes de retard) et en revenant on nous a fait part d'un problĂšme mĂ©canique avec la locomotive, on a donc carrĂ©ment dĂ» changer de train Ă l'arrĂȘt suivant!
Festival des LumiĂšres de Bruxelles (avec @elyselg pour @lesboubouz)
On vous souhaite une bonne annĂ©e 2017 ! On a reçu juste assez de givre pour nous faire croire Ă de la neige âïž
On peut toujours compter sur la Tour Eiffel pour scintiller dans la grisaille de novembre⊠(à Paris-Montmartre)
Un des plus beaux coins du monde et un bonus incliné
On nâa pas traĂźnĂ© Ă GĂȘnes trop longtemps, le lendemain matin on roulait dĂ©jĂ vers le premier village de Cinque Terre oĂč on a profitĂ© des sentiers ancestraux pour sâoffrir des panoramas Ă couper le souffle. On sâest promenĂ© Ă travers les cinq villages, de Monterosso Ă Riomaggiore Ă pied et en train jusquâĂ la derniĂšre lueur du jour.
Pour avoir une petite idĂ©e du trajet quâon a fait dans les Cinque Terre
La trÚs colorée Vernazza, perché sur une péninsule
On a mĂȘme rĂ©ussi en fin de journĂ©e Ă se faufiler en minibus pour monter une route en zigzag jusquâĂ San Bernardino, perchĂ© sur le haut dâune colline quâon a fini par redescendre Ă la tombĂ©e du jour jusquâĂ Vernazza.
Vernazza au retour de San Bernardino à la tombée du jour
Pour vous donner une idée de la hauteur de San Bernardino...
...et de la vue quâon avait dâen haut
En soirĂ©e on a eu le temps de se perdre dans les dĂ©dales dâescaliers de Riomaggiore pour se retrouver dans un petit restaurant qui servait du vin produit Ă partir des vignes quâon a arpentĂ©es durant la journĂ©e. On a tout juste eu le temps de finir la bouteille avant dâattraper le dernier train pour notre prochaine destination. (Cliquez sur la ligne juste en dessous pour savoir câĂ©tait oĂč!)
On Ă©tait gĂȘnĂ©s dâĂȘtre Ă Milan, donc on sâest rendus Ă GĂȘnes.
Parce que je commençais Ă mâennuyer tout seul dans la grisaille de Bruxelles (bien quâon ait des colocs formidables!), jâai dĂ©cidĂ© dâaller rejoindre Ălyse en Italie pour la fin de son colloque. On sâest rejoint Ă Milan, la deuxiĂšme plus grande ville du pays aprĂšs Rome, Ă une heure au nord de Bologne oĂč elle Ă©tait dĂ©jĂ . On sâest quand mĂȘme facilement rejoint considĂ©rant lâimmensitĂ© de la gare, câĂ©tait tellement gigantesque!
On a passĂ© un peu de temps Ă admirer les vitrines des boutiques pour gens riches et cĂ©lĂšbres dans lesquelles on nâosait pas entrer en espadrilles. AprĂšs les commerçants, on sâest rapprochĂ©s du temple, au Duomo, lâimposante cathĂ©drale au centre de Milan et la troisiĂšme plus grosse Ă©glise de lâEurope aprĂšs Saint-Pierre-de-Rome et SĂ©ville. Le moins quâon puisse dire, câest que câĂ©tait effectivement assez immense!Â
Petit fun fact un peu morbide en mĂȘme temps, on retrouve dans la crypte les reliques (câest-Ă -dire le cadavre noirci par le temps, placĂ© bien confortablement dans un cercueil de verre il y a plus de 400 ans) du monsieur qui a donnĂ© son nom Ă la banlieue de Joliette, le bien nommĂ© San Carlo Borromeo.
Il faut avouer quâon a eu deux journĂ©es tellement froides quâon se serait cru de nouveau en Irlande, avec du brouillard partout et lâhumiditĂ© qui traverse jusquâaux os. Le soir, le brouillard Ă©tait tellement Ă©pais quâon nâarrivait pas Ă voir Ă plus de dix mĂštres.Â
Sinon, pour notre dernier soir on est sortis dans un resto prĂšs de lĂ oĂč on restait et le patron Ă©tait un peu parti sur le vino en essayant des mouvements de danse sur du Andrea Botticelli et en offrant du limoncello Ă tout le monde, bref câĂ©tait mĂ©morable!
Quelques heures plus tard, on sautait dans un train en direction de GĂȘnes. AprĂšs avoir enfilĂ© les tunnels, on Ă©tait dans une tout autre ambiance. Partis dâune mĂ©tropole extravagante pour se faufiler entre les tours perchĂ©es sur les hauteurs, on est allĂ©s Ă la dĂ©couverte des cours intĂ©rieures des palaces de la vieille GĂȘnes.
Et puis quand en milieu de journĂ©e on a commencĂ© Ă avoir notre quota de touristes, on sâest enfui dans les montagnes pour aller rejoindre les nuages. Vu que GĂȘnes est coincĂ©e entre mer et montagne, une sĂ©rie de forts montaient la garde pour protĂ©ger la ville et en suivant la crĂȘte des montagnes, on peut passer dâun fort Ă lâautre. Une dizaine de kilomĂštres de randonnĂ©e plus tard, les lumiĂšres de la vallĂ©e se dĂ©voilaient Ă nous sous un coucher de soleil adouci par les nuages. CâĂ©tait pas mal magique comme petite expĂ©dition!
Pour la suite, on vous rĂ©serve des belles photos un peu au sud de GĂȘnes et un arrĂȘt un peu en angle. Ă bientĂŽt!
Veni-se, vidi, vici
La semaine derniĂšre Ă©tait une semaine bien particuliĂšre au conservatoire. Un colloque qui traitait de la musique du 17e et 18e siĂšcle Ă Bologne et Venise Ă©tait organisĂ©. Des confĂ©rences, prĂ©sentations et des masterclass avaient lieu et surtout un voyage-Ă©tude pour quelques 25 chanceux pour terminer la semaine en beautĂ©. Par chance, je me suis infiltrĂ© dans le groupe et jâai pu dĂ©couvrir sous un tout autre horizon les villes de Venise et Bologne sous la direction de notre guide au rĂ©pertoire beaucoup trop grand de connaissances musicales et autresâ!
Ahhhhh le soleil de Venise, ses canaux, son charme, ses Ă©glises, sa GELATOâ! En plus dâexplorer plusieurs Ă©glises (San Rocco, Saint-Marc, Basilique Santa Maria oĂč est Monteverdi est prĂ©servĂ©), musĂ©es et monuments, on a eu la chance de voir une collection dâinstruments anciens restaurĂ©s ayant Ă©tĂ© donnĂ©e par Maestro Luigi Ferdinando Tagliaviniet. Jâai entendu les plus beaux clavecins et vu des instruments magnifiques, en plus de voir des «âprototypesâ» comme le clavecin-piano. Un hybride qui combine Ă la fois un clavecin sur le clavier du bas et un piano sur le clavier du haut. Le mĂ©canisme de corde pincĂ© se mĂȘle alors au cordes frappĂ©es produisant un mĂ©lange de son trĂšs particulierâ!
On a Ă©galement eu droit Ă la visite de lâAccademia Filarmonica de Bologne qui a accueilli les plus grands compositeurs, notamment Corelli, Rossini, Ravel et Mozart. GrĂące Ă lâarchiviste de ce lieu rempli de moments si importants, on a pu voir lâoriginal de lâexamen dâentrĂ©e de Mozart Ă lâĂąge de 14 ans. Un moment rempli dâĂ©motions pour toute la classeâ!
Bref, de beaux moments passés avec mes collÚgues du conservatoire à découvrir des endroits riches en histoires qui ressassent des émotions bien profondes.
Juste parce que c'est beau les Alpes d'en haut đ
Des beaux paysages, ça fait Dublin!
On commençait Ă sâennuyer de @jeannyontheroad alors on sâest dit quâon pourrait lui rendre visite en Irlande pendant quâil fait encore assez chaud pour faire un peu de tourisme.Â
On a commencĂ© par visiter Dublin. Câest une ville de tous les contrastes avec des bĂątiments modernes le long de la riviĂšre Liffey qui se juxtaposent au campus du Trinity College en plein centre-ville.
Le campanile au centre du campus du Trinity College
La rive nord de la Liffey avec le Samuel Beckett Bridge
On savait dĂ©jĂ ce qui nous attendait aprĂšs Dublin et on nâen pouvait plus dâattendre. On a tout simplement traversĂ© le pays pour se rendre sur la cĂŽte Ouest, lĂ oĂč on retrouve les plus belles falaises quâon nâa jamais vues! Chapeau Ă @elyselg pour avoir conduit Ă gauche tout ce temps-lĂ .
4 heures de route (Ă lâenvers) pour aller rejoindre la cĂŽte Ouest Ă partir de Dublin
Le trajet en valait grandement la peine. On sâest retrouvĂ© dans une petite fermette Ă Miltown Malbay, en plein cĆur dâun champ. On a pas compris Ă quel point on Ă©tait en campagne avant le lendemain matin, au lever du soleil. Autour de nous se promenaient vaches, poules et chevaux dans de grandes Ă©tendues dâherbe verdoyante.Â
LâIrlande est plus au Nord quâon ne le croit! Le lever du soleil a eu lieu Ă 8h15.
Ce qui nous attendait le lendemain Ă©tait vraiment le plus beau. On sâest payĂ© un road trip en bonne et due forme pour aller voir les falaises. On a commencĂ© par le site le plus visitĂ© dâIrlande, les Cliffs of Moher pour continuer plus au sud de Kilkee jusquâĂ Loop Head, un phare tout au bout de la pointe de Claire County. On vous laisse juger par vous-mĂȘmes de la beautĂ© de la chose, mĂȘme si aucune photo au monde nâarrivera jamais Ă capturer la grandeur de ces paysages parsemĂ©s de vaches et de moutons.
Cliffs of Moher
Des farfadets!
crédit photo : @jeannyontheroad
Loophead, tout au bout de lâIrlande
On a fini la journĂ©e en beautĂ© en se rendant dans un pub Ă©couter encore et encore de la belle musique irlandaise. CâĂ©tait vraiment bien en plus dâoffrir une ambiance authentique Ă©tant donnĂ© quâon Ă©tait dans un petit village Ă©loignĂ© en campagne. On vous laisse un petit extrait pour vous donner une petite idĂ©e.
Et en bonus cette semaine, les vaches les plus heureuses au monde!
Bon, on nâa pas les couleurs dâautomne tant que ça ici, donc on se rabat sur des beaux couchers de soleil!
On a dßné à Dinant
Dinant Ă©tait sur notre liste dĂšs le dĂ©part, mais on se doutait Ă peine de ce qui nous attendait dans ce petit hameau longeant la Meuse entre les montagnes et les vallons.Â
La premiĂšre chose qui nous a frappĂ©s et qui nous a fait beaucoup de bien, câest Ă quel point le rythme de la vie est diffĂ©rent quâailleurs. Avec environ 13â000 habitants, ce joli hameau est apparemment reconnu pour avoir donnĂ© naissance Ă lâinventeur du saxophone, M. Adolphe Saxâ! Les immeubles sont en rĂ©alitĂ© assez rĂ©cents dans leur Ă©tat actuel. Puisque câest lâun des seuls ponts de la Meuse Ă lâĂ©poque de la Grande Guerre, la ville a Ă©tĂ© le théùtre de plusieurs batailles franco-allemandes et elle fut complĂštement rasĂ©e par les Allemands Ă un certain point.Â
Dans lâĂglise au pied de la falaise oĂč se retrouve la Citadelle, on est tombĂ©s sur les plus beaux vitraux quâon a jamais vus, les photos ne rendent aucune justice Ă leur splendeur, mais ça donne une petite idĂ©e quand mĂȘme.
En aprĂšs-midi, on sâest offert une petite croisiĂšre sous un ciel tout bleu jusquâaux falaises et au chĂąteau de FreĂżer. On sâest fait rĂ©chauffer sous un soleil de plomb, une biĂšre Ă la main en dĂ©rivant sur la Meuse pendant deux heures. Ăa fait quand mĂȘme du bien de faire un peu de tourisme pĂ©pĂšre de temps en temps.
La vue sur la Meuse depuis le pont Charles-de-Gaulle
Lâorangeraie du chĂąteau de FreĂżer
Le rocher Bayard, prisĂ© par les amateurs dâescalade