Sans blague, c’est Prague!
On ne savait pas trop à quoi s’attendre de Prague. On n’avait pas vraiment vérifié qu’est-ce qui rendait la ville si spéciale avant de s’y rendre, mais une fois sur place, on a vite compris! C’était un peu comme un entre-deux de Budapest et Vienne dans le sens où on a très bien ressenti l’héritage communiste que possède aussi la Hongrie, mais il y avait une richesse et une culture qui s’apparentait de plus près à celles de Vienne.
C’est une des villes dont la population a été la plus marquée durant la Deuxième Guerre, bien que les bâtiments aient été épargnés par les bombes et la destruction des nazis. Le quartier juif est d’ailleurs particulièrement bien conservé et contient la seule synagogue européenne qui n’a jamais cessé de recevoir les fidèles depuis sa construction, même sous l’occupation allemande. Elle est aujourd’hui ornée sur l’ensemble de ses murs intérieurs de la liste des noms des victimes de l’Holocauste.
Le cimetière juif, un bon deux mètres au-dessus du niveau de la rue!
La raison derrière l’immuabilité du quartier tient du fait que Hitler, en tant qu’artiste déchu, possédait un certain sens de l’esthétisme. Lorsqu’il a visité Prague, il aurait donné l’ordre de ne pas détruire le ghetto, prétextant qu’une fois son sombre projet accompli, il pourrait servir de musée d’une race disparue.
On retrouve le long du mur d’une synagogue les noms des victimes de Prague et des alentours sous le siège nazi
Paradoxalement, il convertira durant l’occupation le théâtre national en centre de commandement pour l’ensemble de l’Europe de l’Est, à quelques dizaines de mètres du ghetto où vivait le peuple qu’il a persécuté.
Le théâtre national qui a servi de centre de commandement nazi
Au sommet d’une colline faisant face à la ville, on retrouve le plus grand complexe de château d’Europe, où pouvait résider l’entièreté de la cour, bien protégée, à l’intérieur des murs de fortification. De ce château en promontoire, on a pu admirer un panoramique complet de la ville avec ses tours de poudre, servant à la fois de portes de la ville et de dépôts de munitions pour protéger celle-ci.
Le château au loin au tomber du jour
Une des tours de poudre, celle-ci à l’entrée bout du pont Charles-V
Au loin, on aperçoit également le mouvement d’un immense métronome rouge, qui se trouve à la place de l’ancienne statue de Staline, la plus grande en dimensions, qui trônait au sommet d’une colline pour rappeler l’autorité du régime sur le peuple.
source photo de gauche : http://bit.ly/2pszYux
En bonus, il y avait des sculptures de bébés à codes-barre pas très loin du mur de John Lennon, remplis de graffitis et de messages d’amour et d’espoir.
feat. Maïa et @elyselg
















