collaborative work with other artists from moulins, france - about womens rights - march 2024, for the collective artichaut.
1: inspiration about vAgina and eyes, painting on canvas
2: my kind of "sorority" sign, painting on canvas
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@lesvaguesroses
collaborative work with other artists from moulins, france - about womens rights - march 2024, for the collective artichaut.
1: inspiration about vAgina and eyes, painting on canvas
2: my kind of "sorority" sign, painting on canvas
je n'arrive plus forcément à manger correctement depuis quelques jours
je regarde simplement à fixer le plafond sans âme d'une pièce
j'angoisse et j'angoisse tellement purée ça en devient horrible
est-ce simple d'être au fond d'un petit trou en si peu de temps ?
les gens ne me comprennent pas, le monde ne me comprend pas
le pourquoi du sens de mes questions, de mes peurs et de mes doutes
je veux m'enrouler dans une couverture et ne plus en sortir
parfois l'erreur est vouée à amener l'échec sur la table centrale
et je me sens terriblement seule, incomprise et sans réserve de survie
j'ai bien trop survécu dans ma vie, je n'ai pas envie de recommencer
j'en ai marre de me battre, j'ai envie qu'on rende ma liberté
huit – on ne se lâchera pas.
Je ne sais pas quoi écrire. À part simplement d’offrir des playlists et des boîtes de thé à vos groupes fétiches car ça fait toujours plaisir.
from “LA LINEA ROSA E LA VITA STRANA”, a photography series (10x15 cm) from a phone with huji app, taken in november 2022 in italy. exhibited in paris, in april 2023, for fréquence festival @ maison de la conversation.
sept – la thérapie n’est jamais finie.
Le voyage (en Italie ou en France) a été plus qu’une expérience d’exploration. Au début, lors des premières semaines, cela a été un terrain inconfortable. Je recevais davantage de remarques incompréhensibles que d’encouragements. Finalement, petit à petit, cela a été le chemin inverse. Des gens aimaient le fait qu’une femme sortant d’études avait le courage de se lancer dans une telle aventure. Le voyage permet de se trouver enfin dans un tourbillon compliqué et de poser les véritables questions peu évoquées lorsqu’on est en étude. Finalement j’ai trouvé mon équilibre dans tout ça. À la fin j’ai reçu un océan d’amour. Le voyage c’est une succession de détails qui font le voyage magique. Les rencontres, la musique. Toute une succession de choses.
from “LA LINEA ROSA E LA VITA STRANA”, a photography series (10x15 cm) from a phone with huji app, taken in november 2022 in italy. exhibited in paris, in april 2023, for fréquence festival @ maison de la conversation.
six – adrénaline.
C’est dans le voyage que je me sens réellement vivante. J’avais hâte de quitter cette fichue chambre, ce monde sédentaire, même pour quelques mois. La logistique, booker des nuits en hostel, des covoits, des galères à résoudre, des jobs saisonniers à trouver… un vrai casse-tête. Néanmoins, c’est que ce qu’il fait la magie d’un voyage. Un voyage c’est des plans trouvés à la dernière minute. D’autres plans qui tombent à l’eau. Des sensations trouvées dans les trajets, pour le meilleur ou le pire. Des galères qui deviennent des surprises positives. Dans le mauvais, j’ai parfois trouvé de la magie, de la gratitude. Des discussions entamées. J’ai exploré mes propres limites et parfois enduré des emmerdes sans nom. Que ça soit à Milan ou même Naples. Mais je n’ai pas voulu me plaindre, j’ai toujours essayé de relativiser, de positiver sans tomber dans cette toxicité. Cependant il est OK de prendre une journée supplémentaire dans une ville avant de repartir en route, notamment pour se reposer.
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cinq – salted gossip.
La raison de faire ce voyage a été la musique. Suivre des groupes italiens ou français en tournée. La musique a toujours été mon moteur et mon pouvoir pour ouvrir des portes. Grandir avec la musique, aimer les lives, ressentir différentes sensations, tel un ascenseur émotionnel. Passer du rire à l’euphorie, des larmes aux beuveries de post-concert. La barrière. La bière. Les conversations. Les memes. Les conversations. La musique et le voyage, quel passionnel sujet. Et quand ce voyage a été fait en partie dans le secret… Ca rend les choses plus drôles et fascisantes. Quand j’avais dit que ce voyage était un acte plus que personnel, mais aussi une revanche envers l’adolescence. Les rencontres faites grâce à cette passion dévorante. La fan culture est une culture fascinante, mais aussi un milieu de requins, si on s’approche de plus près. Pourtant, j’ai énormément appris des expériences dans les fanbases, la musique live. Comment comprendre une fanbase ? Comment s’investir dans cette sub-culture ? Des heures à passer à faire des veilles, à réagir, à créer du contenu. À écouter beaucoup de musique et à aller voir des concerts. À développer une culture et un esprit critique car il est possible d’être une fangirl et être activiste.
from “LA LINEA ROSA E LA VITA STRANA”, a photography series (10x15 cm) from a phone with huji app, taken in november 2022 in italy. exhibited in paris, in april 2023, for fréquence festival @ maison de la conversation.
quatre – god is a woman.
Une femme seule en voyage, ça inquiète la société patriarcale. Celle qui regarde la télévision à longueur de journée et regarde la rubrique faits divers au journal. Celle qui s’inquiète tout le temps. Celle qui envoie des milliards de textos pour demander si j’ai bien pris mon train ou si je suis à mon lieu pour dormir. Celle qui appelle les parents deux fois par jour, voire trois, pour détailler à fond les choses faites à la journée. Les plats préparés en cuisine, le jardinage. Celle qui a des remarques peu censées, connaissant peu (ou très mal) le monde des backpackers. Celle qui est remplie de misogynie quand les projets sortent des sentiers battus. Le voyage c’est une manière de dire aux gens que les femmes ont le droit de faire des projets fous, sur une longue durée. Surtout quand les études sont à peine finies. Surtout quand ça veut réfléchir vraiment à la suite des aventures, professionnelles comme personnelles. Être une femme qui voyage pour suivre ses groupes préférés, c’est une perte de temps selon ces gens qui critiquent à tout va sur ce sujet. Surtout lorsqu’ils n’ont pas voyagé à droite à gauche. Le voyage est parfois un acte politique au point de vue d’une famille. Et une manière de faire taire les gens qui critiquent.
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trois – la chambre de post-ado.
Depuis l’âge de six ans, je stan sur des artistes et des groupes. La musique fait partie de mon ADN. Et mon monde c’est un patchwork qui s’embellit. Depuis une dizaine d’années, le voyage est également arrivé sur le tapis. Voire, plus. Je pourrais écrire des chansons avec mes pensées et en fait, il en est rien. Je pourrai faire des centaines de scénarios de films dans ma tête, que nenni. J’ai l’impression de vivre dans une sitcom dans les années 90 dans ma tête, à vouloir un walkman à la place de mon téléphone pour écouter de la musique. À troquer ma garde-robe actuelle pour des fringues sorties des 50s, des robes corolles et des saddle shoes, par exemple. A voyager avec une petite machine dans le temps. Mon monde c’est Star Club qui rencontre la Fête de l’Humanité. Des affiches, des places de concert, un journal intime virtuel. Une map musicale mondiale style Every Noise at Once. C’est un concept que AB Productions aurait pu produire comme nouvelle sitcom en 1998, à passer sur AB1 ou un truc comme ça. La chambre post-ado c’est un merdier sans fin. Un monde intérieur qu’on aiguise à l’infini, à passer du temps à trouver le petit détail qui fait une différence. Dans un voyage, je n’ai pas de chambre à moi, il y a simplement des lits de dortoir en auberge. Ou des hôtels, ou le salon des parents pour dormir.
Un voyage c’est de voyager avec son monde, son ordi de façon nomade. C’est de voyager avec ses fringues, de penser à sa propre sécurité. La chambre devient alors un lieu public, pensé comme une extension du monde personnel. En l’espace d’un an, j’ai perdu ma créativité et mon temps à vouloir décorer une pièce. J’ai voyagé et dormi dans des lieux souvent impersonnels, mais aussi dans des appartements ou des auberges de jeunesse aux concepts incroyables. Le voyage sert à embellir les souvenirs et le monde intérieur, sans penser à l’environnement personnel.
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deux – km 1 (km lancé).
D’après une certaine encyclopédie du web, le « Km lancé » est le surnom qu’on donne à l’Avenue de Cournon, à Aubière, non loin de Clermont-Ferrand, dans le Puy-de-Dôme. Une avenue accessible avec le bus C, la ligne de couleur rose. Ma ligne de bus préférée lorsque je file à Clermont-Ferrand. Ville dont j’ai passé ma licence, que j’ai aiguisé ma personnalité et mes passions pour l’indie music, la pop, la bouffe, les concerts. Les premiers concerts à la Coopé, les premiers cours séchés pour monter à Paris en train. En montant au nord, il y a l’Allier. Le terrain de mon enfance et mon adolescence. La période où j’avais ce masque sur le visage. Le masque du « pas de vagues hein » alors que j’en avais plus que ma claque. Adolescence, période ingrate, je n’aimais pas mon corps, ni mon poids, ni l’ambiance en cours au collège. J’avais ce balai dans les fesses, pas envie de déranger et j’étouffais en silence. Les gens ne voyaient rien. Les gens se sont juste dit que j’avais des problèmes. Ou alors c’est la société qui conditionne ainsi. Les réseaux sociaux ont pris un peu de place dans ma vie et c’était la bouffée d’air frais. Premières amitiés digitales, premières passions, premiers rêves. Premier voyage en solo, sans mes parents à 17 ans (2013), à Nantes et Paris pour rejoindre des copains à un event radio où Indochine jouait dans un Zénith plein à craquer. Le premier moment où je pouvais être enfin moi-même, enlever ce masque qui me tirait le visage. Petit à petit, je voulais l’enlever et je commençais à l’enlever. Niveau cours c’était encore compliqué, camarades et profs adoraient ce masque qui me rongeait de l’intérieur. Mais du moment où je franchissais le pied dans le bus scolaire jusqu’à la fin de cette journée, j’essayais tant bien de survivre dans tout ce bordel. Le fait d’avoir mis quasiment 6 ans pour m’en remettre pleinement de tout ça ne m’étonne peu, et on n’en parle jamais de cette période.
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un - c'est parfois la faute aux autres.
J’y repense trop ce que j’ai pu vivre en une dizaine d’années. En réalité.Des burnout, une dépression, une envie de m’enfouir au plus profond de mon propre être. Une connexion trop évidente avec le monde de l’extérieur et la société actuelle, souvent trop ancrée avec les valeurs du passé.Des gens prêts à être déçus. Juste parce que j’avais juste un masque sur mon visage et je voulais l’enlever.2018. Premier burnout. Je quittais la France, le master en Belgique, l’espoir de retrouver une autre connexion de vie.2020. Deuxième burnout. Le premier confinement m’a laissée sur la paille. Un logement étudiant de 9m2, unbordel permanant dans ma vie avec quelques relations superficielles, un environnement toxique.J’avais envie de partir avec ce satané sac de rando sur le dos. Le voyage aux Pays-Bas effectué après mon mémoire en août 2021 en a été le premier déclencheur. Le second déclencheur remonte à… un paquet d’années. Je n’ai jamais stoppé les études, malgré le harcèlement scolaire rencontré en secondaire quitte à faire des années de surplace – genre une année d’anglais à la fac après une licence d’arts scéniques et un master dans la même branche – et le confinement en a été le coup de grâce. J’aime bien étudier mais je suisloin d’être ça, j’ai besoin de plus d’espace pour rêver en très grand, je voulais grandir et mûrir sur le terrain. Je ne voulais pas d’une vie où je m’engageais dans la vie pro après les études ; boulot, métro, dodo,enfin la chanson habituelle préférée de la société à ce niveau.Sauf que… non ce n’est pas ma chanson préférée.J’ai vécu un milliard de vies avant de poser mon préavis un 31 décembre 2021 pour partir le 12 mars 2022 de la Belgique, avec un Interrail en guise de sésame et plein de bagages. Je voulais vivre un milliard de vies antérieures.
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'retro boudoir’
semi-permanent installation in alléedukaai, brussels. redesigning a old photomaton and making a little space for read and dream.
inspired by 80s teen movies/bedrooms 🎀
exposed between october 2021 and february 2023, in brussels.
(c) all rights reserved
mood : laisse-moi le temps de me découvrir réellement, aussi bien mes propres failles que mes délicates joies.
aujourd’hui je n’ai plus le cœur à la fête
et toutes les pensées négatives sont restées en tête
j’aimerais juste m’évaporer
et devenir un brin d’air pour déranger les gens qui m’ont embêté
voir les visages des gens qui ont contribué à mon burn out
me font davantage perdre la tête durant ce mois d’août
de toute manière je veux devenir transparente
peut être qu’un jour je reviendrai si cela me chante
•
voir si les mentalités de ces gens ont changé
mais souvent, je suis déçue de m’être tant fié
aux évolutions et aux changements
c’était un plan b personnellement embêtant
glisser un masque social pour plaire à ces gens
alors que ma vraie peau ma vraie moi me manque tant
un jour ce masque finit par craquer
et souvent, il faut s’isoler et se reconnecter
•
à soi, son propre enfant intérieur
à ne plus vouloir se réveiller toutes les heures
s’évaporer, se retirer de la table parfois pétée
pour finir par mieux rêver
de ce joli monde qui peut être terrible
de cette 'nuit qui porte conseil' horrible
j’annule tous les plans pour me coucher
afin de mieux me protéger
on a holiday note, n’oublie pas d’éteindre la lumière en sortant de la pièce moite.
2h du mat, j’écris ça, posant les plus grands regrets de la vie
pleure un petit coup, ça ira mieux. et regarde les étoiles qui sont dans le ciel somptueux.
t’es devenu ma petite planète
celle qui me fait tant chavirer
où le sol est parsemé de petites pâquerettes
où je peux tout simplement me poser
•
je sens le soleil chaud du bout de mon nez
avec une telle insouciance
c’est le plus beau jour depuis que je suis né.e
où ma propre vie a fini par prendre son sens