collaborative work with other artists from moulins, france - about womens rights - march 2024, for the collective artichaut.
1: inspiration about vAgina and eyes, painting on canvas
2: my kind of "sorority" sign, painting on canvas
hello vonnie
ojovivo
Lint Roller? I Barely Know Her
Alisa U Zemlji Chuda
almost home

Product Placement
let's talk about Bridgerton tea, my ask is open
No title available

Kiana Khansmith
i don't do bad sauce passes

romaâ
styofa doing anything

tannertan36

ellievsbear

Discoholic đȘ©

Andulka
trying on a metaphor
Claire Keane

PR's Tumblrdome
dirt enthusiast
seen from United States
seen from TĂŒrkiye
seen from Israel
seen from Canada

seen from Italy
seen from United States
seen from France

seen from Estonia

seen from TĂŒrkiye
seen from Japan
seen from TĂŒrkiye
seen from Spain

seen from TĂŒrkiye
seen from United States
seen from United States
seen from United States

seen from United Kingdom
seen from Estonia
seen from United States
seen from United States
@lesvaguesroses
collaborative work with other artists from moulins, france - about womens rights - march 2024, for the collective artichaut.
1: inspiration about vAgina and eyes, painting on canvas
2: my kind of "sorority" sign, painting on canvas
je n'arrive plus forcément à manger correctement depuis quelques jours
je regarde simplement Ă fixer le plafond sans Ăąme d'une piĂšce
j'angoisse et j'angoisse tellement purée ça en devient horrible
est-ce simple d'ĂȘtre au fond d'un petit trou en si peu de temps ?
les gens ne me comprennent pas, le monde ne me comprend pas
le pourquoi du sens de mes questions, de mes peurs et de mes doutes
je veux m'enrouler dans une couverture et ne plus en sortir
parfois l'erreur est vouée à amener l'échec sur la table centrale
et je me sens terriblement seule, incomprise et sans réserve de survie
j'ai bien trop survécu dans ma vie, je n'ai pas envie de recommencer
j'en ai marre de me battre, j'ai envie qu'on rende ma liberté
huit â on ne se lĂąchera pas.
Je ne sais pas quoi Ă©crire. Ă part simplement dâoffrir des playlists et des boĂźtes de thĂ© Ă vos groupes fĂ©tiches car ça fait toujours plaisir.
from âLA LINEA ROSA E LA VITA STRANAâ, a photography series (10x15 cm) from a phone with huji app, taken in november 2022 in italy. exhibited in paris, in april 2023, for frĂ©quence festival @ maison de la conversation.
sept â la thĂ©rapie nâest jamais finie.
Le voyage (en Italie ou en France) a Ă©tĂ© plus quâune expĂ©rience dâexploration. Au dĂ©but, lors des premiĂšres semaines, cela a Ă©tĂ© un terrain inconfortable. Je recevais davantage de remarques incomprĂ©hensibles que dâencouragements. Finalement, petit Ă petit, cela a Ă©tĂ© le chemin inverse. Des gens aimaient le fait quâune femme sortant dâĂ©tudes avait le courage de se lancer dans une telle aventure. Le voyage permet de se trouver enfin dans un tourbillon compliquĂ© et de poser les vĂ©ritables questions peu Ă©voquĂ©es lorsquâon est en Ă©tude. Finalement jâai trouvĂ© mon Ă©quilibre dans tout ça. Ă la fin jâai reçu un ocĂ©an dâamour. Le voyage câest une succession de dĂ©tails qui font le voyage magique. Les rencontres, la musique. Toute une succession de choses.
from âLA LINEA ROSA E LA VITA STRANAâ, a photography series (10x15 cm) from a phone with huji app, taken in november 2022 in italy. exhibited in paris, in april 2023, for frĂ©quence festival @ maison de la conversation.
six â adrĂ©naline.
Câest dans le voyage que je me sens rĂ©ellement vivante. Jâavais hĂąte de quitter cette fichue chambre, ce monde sĂ©dentaire, mĂȘme pour quelques mois. La logistique, booker des nuits en hostel, des covoits, des galĂšres Ă rĂ©soudre, des jobs saisonniers Ă trouver⊠un vrai casse-tĂȘte. NĂ©anmoins, câest que ce quâil fait la magie dâun voyage. Un voyage câest des plans trouvĂ©s Ă la derniĂšre minute. Dâautres plans qui tombent Ă lâeau. Des sensations trouvĂ©es dans les trajets, pour le meilleur ou le pire. Des galĂšres qui deviennent des surprises positives. Dans le mauvais, jâai parfois trouvĂ© de la magie, de la gratitude. Des discussions entamĂ©es. Jâai explorĂ© mes propres limites et parfois endurĂ© des emmerdes sans nom. Que ça soit Ă Milan ou mĂȘme Naples. Mais je nâai pas voulu me plaindre, jâai toujours essayĂ© de relativiser, de positiver sans tomber dans cette toxicitĂ©. Cependant il est OK de prendre une journĂ©e supplĂ©mentaire dans une ville avant de repartir en route, notamment pour se reposer.
from âLA LINEA ROSA E LA VITA STRANAâ, a photography series (10x15 cm) from a phone with huji app, taken in november 2022 in italy. exhibited in paris, in april 2023, for frĂ©quence festival @ maison de la conversation.
cinq â salted gossip.
La raison de faire ce voyage a Ă©tĂ© la musique. Suivre des groupes italiens ou français en tournĂ©e. La musique a toujours Ă©tĂ© mon moteur et mon pouvoir pour ouvrir des portes. Grandir avec la musique, aimer les lives, ressentir diffĂ©rentes sensations, tel un ascenseur Ă©motionnel. Passer du rire Ă lâeuphorie, des larmes aux beuveries de post-concert. La barriĂšre. La biĂšre. Les conversations. Les memes. Les conversations. La musique et le voyage, quel passionnel sujet. Et quand ce voyage a Ă©tĂ© fait en partie dans le secret⊠Ca rend les choses plus drĂŽles et fascisantes. Quand jâavais dit que ce voyage Ă©tait un acte plus que personnel, mais aussi une revanche envers lâadolescence. Les rencontres faites grĂące Ă cette passion dĂ©vorante. La fan culture est une culture fascinante, mais aussi un milieu de requins, si on sâapproche de plus prĂšs. Pourtant, jâai Ă©normĂ©ment appris des expĂ©riences dans les fanbases, la musique live. Comment comprendre une fanbase ? Comment sâinvestir dans cette sub-culture ? Des heures Ă passer Ă faire des veilles, Ă rĂ©agir, Ă crĂ©er du contenu. Ă Ă©couter beaucoup de musique et Ă aller voir des concerts. Ă dĂ©velopper une culture et un esprit critique car il est possible dâĂȘtre une fangirl et ĂȘtre activiste.
from âLA LINEA ROSA E LA VITA STRANAâ, a photography series (10x15 cm) from a phone with huji app, taken in november 2022 in italy. exhibited in paris, in april 2023, for frĂ©quence festival @ maison de la conversation.
quatre â god is a woman.
Une femme seule en voyage, ça inquiĂšte la sociĂ©tĂ© patriarcale. Celle qui regarde la tĂ©lĂ©vision Ă longueur de journĂ©e et regarde la rubrique faits divers au journal. Celle qui sâinquiĂšte tout le temps. Celle qui envoie des milliards de textos pour demander si jâai bien pris mon train ou si je suis Ă mon lieu pour dormir. Celle qui appelle les parents deux fois par jour, voire trois, pour dĂ©tailler Ă fond les choses faites Ă la journĂ©e. Les plats prĂ©parĂ©s en cuisine, le jardinage. Celle qui a des remarques peu censĂ©es, connaissant peu (ou trĂšs mal) le monde des backpackers. Celle qui est remplie de misogynie quand les projets sortent des sentiers battus. Le voyage câest une maniĂšre de dire aux gens que les femmes ont le droit de faire des projets fous, sur une longue durĂ©e. Surtout quand les Ă©tudes sont Ă peine finies. Surtout quand ça veut rĂ©flĂ©chir vraiment Ă la suite des aventures, professionnelles comme personnelles. Ătre une femme qui voyage pour suivre ses groupes prĂ©fĂ©rĂ©s, câest une perte de temps selon ces gens qui critiquent Ă tout va sur ce sujet. Surtout lorsquâils nâont pas voyagĂ© Ă droite Ă gauche. Le voyage est parfois un acte politique au point de vue dâune famille. Et une maniĂšre de faire taire les gens qui critiquent.
from âLA LINEA ROSA E LA VITA STRANAâ, a photography series (10x15 cm) from a phone with huji app, taken in november 2022 in italy. exhibited in paris, in april 2023, for frĂ©quence festival @ maison de la conversation.
trois â la chambre de post-ado.
Depuis lâĂąge de six ans, je stan sur des artistes et des groupes. La musique fait partie de mon ADN. Et mon monde câest un patchwork qui sâembellit. Depuis une dizaine dâannĂ©es, le voyage est Ă©galement arrivĂ© sur le tapis. Voire, plus. Je pourrais Ă©crire des chansons avec mes pensĂ©es et en fait, il en est rien. Je pourrai faire des centaines de scĂ©narios de films dans ma tĂȘte, que nenni. Jâai lâimpression de vivre dans une sitcom dans les annĂ©es 90 dans ma tĂȘte, Ă vouloir un walkman Ă la place de mon tĂ©lĂ©phone pour Ă©couter de la musique. Ă troquer ma garde-robe actuelle pour des fringues sorties des 50s, des robes corolles et des saddle shoes, par exemple. A voyager avec une petite machine dans le temps. Mon monde câest Star Club qui rencontre la FĂȘte de lâHumanitĂ©. Des affiches, des places de concert, un journal intime virtuel. Une map musicale mondiale style Every Noise at Once. Câest un concept que AB Productions aurait pu produire comme nouvelle sitcom en 1998, Ă passer sur AB1 ou un truc comme ça. La chambre post-ado câest un merdier sans fin. Un monde intĂ©rieur quâon aiguise Ă lâinfini, Ă passer du temps Ă trouver le petit dĂ©tail qui fait une diffĂ©rence. Dans un voyage, je nâai pas de chambre Ă moi, il y a simplement des lits de dortoir en auberge. Ou des hĂŽtels, ou le salon des parents pour dormir.
Un voyage câest de voyager avec son monde, son ordi de façon nomade. Câest de voyager avec ses fringues, de penser Ă sa propre sĂ©curitĂ©. La chambre devient alors un lieu public, pensĂ© comme une extension du monde personnel. En lâespace dâun an, jâai perdu ma crĂ©ativitĂ© et mon temps Ă vouloir dĂ©corer une piĂšce. Jâai voyagĂ© et dormi dans des lieux souvent impersonnels, mais aussi dans des appartements ou des auberges de jeunesse aux concepts incroyables. Le voyage sert Ă embellir les souvenirs et le monde intĂ©rieur, sans penser Ă lâenvironnement personnel.
from âLA LINEA ROSA E LA VITA STRANAâ, a photography series (10x15 cm) from a phone with huji app, taken in november 2022 in italy. exhibited in paris, in april 2023, for frĂ©quence festival @ maison de la conversation.
deux â km 1 (km lancĂ©).
DâaprĂšs une certaine encyclopĂ©die du web, le « Km lancĂ© » est le surnom quâon donne Ă lâAvenue de Cournon, Ă AubiĂšre, non loin de Clermont-Ferrand, dans le Puy-de-DĂŽme. Une avenue accessible avec le bus C, la ligne de couleur rose. Ma ligne de bus prĂ©fĂ©rĂ©e lorsque je file Ă Clermont-Ferrand. Ville dont jâai passĂ© ma licence, que jâai aiguisĂ© ma personnalitĂ© et mes passions pour lâindie music, la pop, la bouffe, les concerts. Les premiers concerts Ă la CoopĂ©, les premiers cours sĂ©chĂ©s pour monter Ă Paris en train. En montant au nord, il y a lâAllier. Le terrain de mon enfance et mon adolescence. La pĂ©riode oĂč jâavais ce masque sur le visage. Le masque du « pas de vagues hein » alors que jâen avais plus que ma claque. Adolescence, pĂ©riode ingrate, je nâaimais pas mon corps, ni mon poids, ni lâambiance en cours au collĂšge. Jâavais ce balai dans les fesses, pas envie de dĂ©ranger et jâĂ©touffais en silence. Les gens ne voyaient rien. Les gens se sont juste dit que jâavais des problĂšmes. Ou alors câest la sociĂ©tĂ© qui conditionne ainsi. Les rĂ©seaux sociaux ont pris un peu de place dans ma vie et câĂ©tait la bouffĂ©e dâair frais. PremiĂšres amitiĂ©s digitales, premiĂšres passions, premiers rĂȘves. Premier voyage en solo, sans mes parents Ă 17 ans (2013), Ă Nantes et Paris pour rejoindre des copains Ă un event radio oĂč Indochine jouait dans un ZĂ©nith plein Ă craquer. Le premier moment oĂč je pouvais ĂȘtre enfin moi-mĂȘme, enlever ce masque qui me tirait le visage. Petit Ă petit, je voulais lâenlever et je commençais Ă lâenlever. Niveau cours câĂ©tait encore compliquĂ©, camarades et profs adoraient ce masque qui me rongeait de lâintĂ©rieur. Mais du moment oĂč je franchissais le pied dans le bus scolaire jusquâĂ la fin de cette journĂ©e, jâessayais tant bien de survivre dans tout ce bordel. Le fait dâavoir mis quasiment 6 ans pour mâen remettre pleinement de tout ça ne mâĂ©tonne peu, et on nâen parle jamais de cette pĂ©riode.
from âLA LINEA ROSA E LA VITA STRANAâ, a photography series (10x15 cm) from a phone with huji app, taken in november 2022 in italy. exhibited in paris, in april 2023, for frĂ©quence festival @ maison de la conversation.
un - c'est parfois la faute aux autres.
Jây repense trop ce que jâai pu vivre en une dizaine dâannĂ©es. En rĂ©alitĂ©.Des burnout, une dĂ©pression, une envie de mâenfouir au plus profond de mon propre ĂȘtre. Une connexion trop Ă©vidente avec le monde de lâextĂ©rieur et la sociĂ©tĂ© actuelle, souvent trop ancrĂ©e avec les valeurs du passĂ©.Des gens prĂȘts Ă ĂȘtre déçus. Juste parce que jâavais juste un masque sur mon visage et je voulais lâenlever.2018. Premier burnout. Je quittais la France, le master en Belgique, lâespoir de retrouver une autre connexion de vie.2020. DeuxiĂšme burnout. Le premier confinement mâa laissĂ©e sur la paille. Un logement Ă©tudiant de 9m2, unbordel permanant dans ma vie avec quelques relations superficielles, un environnement toxique.Jâavais envie de partir avec ce satanĂ© sac de rando sur le dos. Le voyage aux Pays-Bas effectuĂ© aprĂšs mon mĂ©moire en aoĂ»t 2021 en a Ă©tĂ© le premier dĂ©clencheur. Le second dĂ©clencheur remonte à ⊠un paquet dâannĂ©es. Je nâai jamais stoppĂ© les Ă©tudes, malgrĂ© le harcĂšlement scolaire rencontrĂ© en secondaire quitte Ă faire des annĂ©es de surplace â genre une annĂ©e dâanglais Ă la fac aprĂšs une licence dâarts scĂ©niques et un master dans la mĂȘme branche â et le confinement en a Ă©tĂ© le coup de grĂące. Jâaime bien Ă©tudier mais je suisloin dâĂȘtre ça, jâai besoin de plus dâespace pour rĂȘver en trĂšs grand, je voulais grandir et mĂ»rir sur le terrain. Je ne voulais pas dâune vie oĂč je mâengageais dans la vie pro aprĂšs les Ă©tudes ; boulot, mĂ©tro, dodo,enfin la chanson habituelle prĂ©fĂ©rĂ©e de la sociĂ©tĂ© Ă ce niveau.Sauf que⊠non ce nâest pas ma chanson prĂ©fĂ©rĂ©e.Jâai vĂ©cu un milliard de vies avant de poser mon prĂ©avis un 31 dĂ©cembre 2021 pour partir le 12 mars 2022 de la Belgique, avec un Interrail en guise de sĂ©same et plein de bagages. Je voulais vivre un milliard de vies antĂ©rieures.
from âLA LINEA ROSA E LA VITA STRANAâ, a photography series (10x15 cm) from a phone with huji app, taken in november 2022 in italy. exhibited in paris, in april 2023, for frĂ©quence festival @ maison de la conversation.
'retro boudoirâ
semi-permanent installation in alléedukaai, brussels. redesigning a old photomaton and making a little space for read and dream.
inspired by 80s teen movies/bedrooms đ
exposed between october 2021 and february 2023, in brussels.
(c) all rights reserved
mood : laisse-moi le temps de me découvrir réellement, aussi bien mes propres failles que mes délicates joies.
aujourdâhui je nâai plus le cĆur Ă la fĂȘte
et toutes les pensĂ©es nĂ©gatives sont restĂ©es en tĂȘte
jâaimerais juste mâĂ©vaporer
et devenir un brin dâair pour dĂ©ranger les gens qui mâont embĂȘtĂ©
voir les visages des gens qui ont contribué à mon burn out
me font davantage perdre la tĂȘte durant ce mois dâaoĂ»t
de toute maniĂšre je veux devenir transparente
peut ĂȘtre quâun jour je reviendrai si cela me chante
âą
voir si les mentalités de ces gens ont changé
mais souvent, je suis déçue de mâĂȘtre tant fiĂ©
aux évolutions et aux changements
câĂ©tait un plan b personnellement embĂȘtant
glisser un masque social pour plaire Ă ces gens
alors que ma vraie peau ma vraie moi me manque tant
un jour ce masque finit par craquer
et souvent, il faut sâisoler et se reconnecter
âą
à soi, son propre enfant intérieur
à ne plus vouloir se réveiller toutes les heures
sâĂ©vaporer, se retirer de la table parfois pĂ©tĂ©e
pour finir par mieux rĂȘver
de ce joli monde qui peut ĂȘtre terrible
de cette 'nuit qui porte conseil' horrible
jâannule tous les plans pour me coucher
afin de mieux me protéger
on a holiday note, nâoublie pas dâĂ©teindre la lumiĂšre en sortant de la piĂšce moite.
2h du mat, jâĂ©cris ça, posant les plus grands regrets de la vie
pleure un petit coup, ça ira mieux. et regarde les étoiles qui sont dans le ciel somptueux.
tâes devenu ma petite planĂšte
celle qui me fait tant chavirer
oĂč le sol est parsemĂ© de petites pĂąquerettes
oĂč je peux tout simplement me poser
âą
je sens le soleil chaud du bout de mon nez
avec une telle insouciance
câest le plus beau jour depuis que je suis nĂ©.e
oĂč ma propre vie a fini par prendre son sens