L'histoire du jockstrap d’équipement de sport à symbole gay. Inventé en 1874 par un certain C. F. Bennett, le jockstrap est en réalité une commande de la compagnie d’équipements sportifs Sharp & Smith, qui voulait commercialiser un équipement capable de minimiser le risque d’accidents pour les livreurs de journaux de Boston, dont les routes accidentées menaient souvent à des coups aux parties. Simplement composé d’une « bourse » en coton, soutenue par trois bandes élastiques une autour de la taille, liée à deux bandes autour des jambes, le jockstrap protège les parties intimes des coups directs et des frottements, tout en offrant une large liberté de mouvement.
Pour toutes ces raisons, le sous-vêtement s’est rapidement répandu dans le monde du sport, comme le cyclisme, le football, le hockey ou le baseball. Niveau étymologique, deux théories courent : le mot « jockstrap » serait la contraction de « strap » qui veut dire attaché, soutenu et, au choix, des mots « jockey » qui veut dire cavalier, en référence aux livreurs de journaux sur leur bécane où « jock » qui fait référence aux testicules. En anglais, on appelle d’ailleurs les sportifs les « jocks », en référence au fameux sous-vêtement protecteur. Mais en gros, c’est comme si on les appelait nos burnes. Dans les années 1950, le jockstrap fait partie intégrante du monde du sport, à tel point qu’il est un symbole de la masculinité athlétique et du vestiaire testostéroné. C’est à cette période que l’on voit le sous-vêtement de sport s’inviter dans une autre strate : la communauté gay. La moitié du XXe siècle voit en effet la fantaisie hyper-masculine s’inviter dans le fantasme gay et les valeurs viriles composent l’essentiel de l’imaginaire érotique collectif gay de l’époque.