Il y a maintenant deux mois j'ai fautĂ©. J'ai enfreint les limites de vitesse. Sur ma nouvelle moto acquise prĂ©cisĂ©ment pour moins dĂ©passer les limites de vites j'ai roulĂ© Ă un bon 155 compteur sur une voie limitĂ©e Ă 110 km/h. Honte sur moi. La route Ă©tait dĂ©gagĂ©. Je venais d'Ă©viter sur mon dĂ©passement prĂ©cĂ©dent de peu les Ă©carts d'une poufiasse manucurĂ© en train d'user ses ongles sur le clavier de son tĂ©lĂ©phone portable tout en conduisant. Elle textotait ou sextotait avec sans aucun doute l'Ă©lu de son coeur qui ne pouvait certainement pas attendre qu'elle ait fini de conduite pour lui rĂ©pondre. Cela ne minimise en rien ma faute. Je me suis conduit comme un dĂ©liquant en puissance en dĂ©passant outrageusement le chiffre inscrit sur ces panneaux que je regarde souvent trop peu, tout comme mon compteur d'ailleurs, trop concentrĂ© que je suis sur la route, la conduite, les autres. Bref. Rond point. Interpellation. "On est gentils on a arrĂȘtĂ© de prendre la vitesse car vous continuez Ă accĂ©lĂ©rer" "on a retenu 41 km/H" Et lĂ ... Et lĂ ... plus de permis. Retenu sur place. Suspendu administrativement pendant 72 h puis pendant 2 mois. La vitesse en moto. Cette vitesse qui si l'on la rĂ©duisait de 10 km/h rĂ©durait le nombre de morts de 1 000 ou je sais pas quel autre chiffre bidon sorti d'un chapeau magique. Exit la sĂ©curitĂ© routiĂšre qui s'attaque aux vrais problĂšmes. L'on se met Ă des endroits non dangereux oĂč l'on sait que les gens vont rouler plus vite car justement il n'y a pas de danger et on les sanctionne. Le plus drĂŽle dans tout ça : les questions posĂ©es lors de l'arrestation. "Pourquoi vous avez fait cet excĂšs de vitesse ?".. J'ai rĂ©pondu honnĂȘtement. Je n'aurais peut ĂȘtre pas du finalement "il n'y avait pas de raison particuliĂšre" Puis la seconde questions "vous gagnez combien ?" Celle qui m'a fait perdre ma retenue et Ă laquelle j'ai refusĂ© de rĂ©pondre, estimant naĂŻvement que ma sanction devait ĂȘtre liĂ©e Ă la dangerositĂ© de ma conduite et non pas Ă mon revenu. Alors oui j'ai fautĂ©. Et je en le referai pas ou en tout cas vraiment pas dans ces proportions. Pas parceque je pense que j'ai conduit dangereusement mais parce que la sanction est terrible. Deux mois sans permis. La galĂšre. La vraie. Il y aurait beaucoup Ă dire probablement sur la sĂ©curitĂ© routiĂšre: les vĂ©hicules toujours plus puissants, les personnes ĂągĂ©es diminuĂ©es physiquement et qui conduisent encore, les vrais problĂšmes auxquels l'on ne s'attaque pas ett que l'on constate tous les jours en moto et je pense particuliĂšrement Ă la folie des textos en conduisant ce qui s'explique Ă©tant donnĂ© qu'Ă 90 km / h ... Heu pardon 8°0... on se fait chier comme un rat mort en voiture dans son espace bien sĂ©curisĂ©, bien au chaud avec sa musique. Je ne cherche en tout cas pas d'excuses. J'acte juste de mon ressenti de conducteur qui avait 12 points sur son permis, qui fait 50 000 km par an et Ă qui l'on a suspendu sans appel et aucun recours possible son permis pour un excĂšs de 41 KM/H sur une route limitĂ©e Ă 110 bien dĂ©gagĂ©e. J'ai eu l'impression d'ĂȘtre mis Ă terre. J'ai pris coscience de la violnce de la sanction de l'impact sur la vie qu'elle peut avoir. Et je trouve cela inepte mĂȘme si j'ai bien conscience que l'on ne peut laisser les gens rouler Ă tombeau ouvert (quoique l'Allemagne l'autorise sur ses autoroutes)...



















