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@pamcham
Lire, quâimporte le support, demeure un vecteur entre son rapport Ă soi et au monde. Ă lâĂšre hypernumĂ©rique, lâĆuvre fictionnelle rĂ©vĂšle un espace dâĂ©criture incommensurable par ses possibilitĂ©s. En effet, comme il a Ă©tĂ© possible de le constater, le matĂ©riau permet une myriade de modalitĂ©s quant au style utilisĂ©, Ă lâenchaĂźnement des idĂ©es ou des mots ou au rythme adoptĂ©. Elle dĂ©voile Ă©galement une figure du lecteur particuliĂšre, incarnant de nouvelles formes dâappropriation de lâĆuvre littĂ©raire. Lâauteur est Ă©galement soumis Ă certaines contraintes, ce qui modifie indĂ©niablement son acte crĂ©atif. Dans cette conjoncture encore mĂ©connue, il demeure nĂ©cessaire de souligner la pertinence de ces textes offerts sur les plateformes de microblogage. Les Ă©crivains et les lecteurs semblent renouer avec des pratiques anciennes, tout en Ă©pousant les grandes possibilitĂ©s technologiques. En somme, il est intĂ©ressant de voir comment les conditions culturelles engendrent lâapparition de nouvelles formes littĂ©raires, faisant de la littĂ©rature un espace encore bien vivant.
The latest Tweets from Bubo Neka (@buboneka). Twitteroman Ă©crit par Ăric Bourbonnais et Leroy K. May. Quebec
Bubo Neka est un roman policier paru sur Twitter entre 2009 et 2010, Ă©crit par Ăric Bourbonnais et Leroy K. May. Lâoeuvre fut dâailleurs exportĂ© en blogue en 2010.Â
Accessibilité
Pour bien des auteurs, les rĂ©seaux sociaux semblent ĂȘtre un moyen de choix pour vĂ©hiculer leurs Ćuvres. Il nâen demeure pas moins que cette commoditĂ© se double dâun problĂšme dâaccessibilitĂ© postĂ©rieure. Les Ćuvres prĂ©sentes sur les sites de microblogage sont souvent fugaces et Ă©phĂ©mĂšres. Elles tendent bien souvent Ă disparaĂźtre une fois le projet terminĂ©. Bien des plateformes proposent toutefois la crĂ©ation de dossiers dâarchivage, mais elle demeure sous le contrĂŽle de lâĂ©crivain.
Le lecteur
Lire en rĂ©seau transforme indĂ©niablement le lecteur. Comme nous avons pu le constater prĂ©cĂ©demment, une lecture connectĂ©e prĂ©sente de nombreuses distractions, le lecteur Ă©tant constamment confrontĂ© Ă des hyperliens notamment, ce qui empĂȘche une lecture en profondeur. Le nouveau lecteur, devant le numĂ©rique, traverse de nouveaux supports de lecture, de nouveaux types de texte et de nouvelles modalitĂ©s dâusage, qui participent tous Ă sa transformation. Les horizons dâattente du lecteur sâen trouvent alors modifiĂ©s. Selon le thĂ©oricien littĂ©raire Hans Robert Jauss, dans Pour une esthĂ©tique de la rĂ©ception, le lecteur serait muni dâun horizon dâattente, soit un systĂšme de rĂ©fĂ©rents objectifs, prĂ©sent pour chaque moment de lâhistoire, rĂ©sultant de trois facteurs, soit lâexpĂ©rience antĂ©rieure du lecteur, le genre littĂ©raire associĂ© Ă lâĆuvre et une opposition entre le langage poĂ©tique et le langage pratique. Ces facteurs aideraient le lecteur Ă mieux saisir une Ćuvre en lâinscrivant dans un contexte particulier. Toutefois, lâĂ©clectisme du microblogage pourrait rendre difficile lâapprĂ©hension des Ćuvres hyperfictionnelles. En effet, elles prĂ©sentent plusieurs singularitĂ©s qui sont encore peu explorĂ©es.Â
L'Ă©crivain accomplit une fonction, l'Ă©crivant une activitĂ©. [âŠ] ; l'Ă©crivain est celui qui travaille sa parole (fĂ»t-il inspirĂ©) et s'absorbe fonctionnellement dans ce travail. [âŠ] : l'Ă©crivain est un homme qui absorbe rapidement le pourquoi du monde dans un comment Ă©crire. [...] Les Ă©crivants, eux, sont des hommes « intransitifs » ; ils posent une fin (tĂ©moigner, expliquer, enseigner) dont la parole n'est qu'un moyen ; pour eux, la parole supporte un faire, elle ne le constitue pas. [âŠ] MĂȘme si l'Ă©crivant apporte quelque attention Ă l'Ă©criture, ce soin n'est jamais ontologique: il n'est pas souci. L'Ă©crivant n'exerce aucune action technique essentielle sur la parole; il dispose d'une Ă©criture commune Ă tous les Ă©crivants, sorte de koinĂš, dans laquelle on peut certes, distinguer des dialectes (par exemple marxiste, chrĂ©tien, existentialiste), mais trĂšs rarement des styles.
Roland Barthes, « Ăcrivains et Ă©crivants », Essais critiques, Paris, Ăditions du Seuil (coll. Tel quel), 1964, p. 155.
Sur les ondes de TV5 Monde, Vincent Kaufmann sâentretient sur la montĂ©e du pouvoir des mĂ©dias sur les Ă©crivains et sur la culture de lâĂ©crit. Ces derniers se doivent de se mettre en scĂšne, comme semblent lâexiger les rĂ©seaux sociaux par leur caractĂšre Ă©gocentrique. Il aborde cette problĂ©matique particuliĂšre vers la fin de lâentrevue.
Désacralisation
Dâune maniĂšre gĂ©nĂ©rale, les microblogues incitent les lecteurs Ă se lancer dans un processus dâĂ©criture et de publication. GrĂące aux nouvelles possibilitĂ©s permises par le microblogage, on assiste alors Ă une dĂ©mocratisation de lâĂ©criture. De fait, il est intĂ©ressant de remarquer que lâadoption des rĂ©seaux sociaux par une large frange de la population a participĂ© Ă la dĂ©sacralisation de lâimage de lâauteur. En effet, sa parole se perd parfois dans un bassin de voix diverses. Le flux ininterrompu de discours sur les rĂ©seaux sociaux peut rendre invisible lâĂ©crivain. Dans son essai DerniĂšres nouvelles du spectacle, le professeur de littĂ©rature Vincent Kaufmann rapporte que « le numĂ©rique noie lâĂ©crivain dans un ocĂ©an de microspectacles. Il sâensuit un nivellement du discours de lâauteur qui, morcelĂ©, se retrouve vidĂ© de toute portĂ©e symbolique. » Pour lui, lâauteur serait discrĂ©ditĂ© en se fondant dans lâindustrie du divertissement. - Source de la citation : Estelle Lenartowicz, #jesuisromancier: les Ă©crivains en quĂȘte de rĂ©seaux sociaux, LâExpress [en ligne], (14 janvier 2019). https://www.lexpress.fr/culture/livre/jesuisromancier_2056393.html
Droit dâauteur
La pratique du microblogage rend problĂ©matique le contrĂŽle de la propriĂ©tĂ© intellectuelle. Il importe tout de mĂȘme de voir que lorsque lâauteur a partagĂ© son Ćuvre sur les rĂ©seaux sociaux de maniĂšre publique, le lecteur peut le repartager, tout en conservant la trace de son origine, dĂšs lors inhĂ©rente lors dâun repartage. La publication dâune Ćuvre de la part dâun lecteur qui nâen est pas lâauteur, mais qui se fait passer pour tel, porte atteinte au droit dâauteur. Pour contrer ce problĂšme, certaines plateformes de microblogage se sont dotĂ©es dâoutils de reconnaissance. Câest notamment le cas pour Facebook qui a mis en place Source3, une technologie numĂ©rique analysant la propriĂ©tĂ© intellectuelle par une reconnaissance des Ă©lĂ©ments publiĂ©s.
Certes, bien des Ă©crivains profitent des possibilitĂ©s du microblogage, mais ils sâexposent Ă©galement Ă quelques dĂ©plaisirs. En effet, sa parole oscille sans cesse entre une promotion de soi parmi la sphĂšre du microblogue et une production rĂ©elle dâun contenu littĂ©raire. Il devient donc difficile de lĂ©gitimer leur voix dans ce tumulte discursif. Les Ćuvres peuvent aussi se transformer aprĂšs la publication initiale, Ă la suite de la pluralitĂ© de republications et de commentaires. Puisque tout texte est appelĂ© Ă ĂȘtre repris par les lecteurs Ă la suite de sa publication, lâauteur nâa plus dâautoritĂ© sur celui-ci. Bien que certaines fonctions permettent de dĂ©sactiver les commentaires ou les republications, la multiplicitĂ© des voix rend les traces de lâĆuvre difficile Ă lire.
Les écrivains
Depuis quelques annĂ©es, de plus en plus dâĂ©crivains rejoignent les rĂ©seaux sociaux, y trouvant un certain intĂ©rĂȘt, selon divers usages. Ils investissent ces plateformes sociales pour afficher une publicitĂ©, pour atteindre un lieu dâĂ©changes, pour y trouver de lâinspiration ou simplement pour exprimer leur art. En outre, ces plateformes offrent une grande proximitĂ© avec le lectorat, contrairement aux rencontres occasionnelles lors des salons du livre ou en librairie. La correspondance entre les Ă©crivains et les auteurs sâeffectue presque simultanĂ©ment, permettant, de fait, une rĂ©ponse sur leurs Ćuvres. En outre, les pensĂ©es peuvent rapidement se concrĂ©tiser sur les rĂ©seaux sociaux. Il en va ainsi pour le prĂ©sident de lâacadĂ©mie Goncourt, Bernard Pivot, qui sâamuse à « twitter » Ă divers moments de la journĂ©e, selon son inspiration. Dans une entrevue au journal Le Figaro, il mentionne que lâĂ©criture sur les rĂ©seaux sociaux sâavĂšre ĂȘtre un rĂ©el exercice stylistique : « Ce qui mâintĂ©resse, câest Ă juste titre lâexercice de style et lâexercice mental. Lâexercice de style mâoblige Ă respecter la syntaxe, lâorthographe, la grammaire, la ponctuation, etc. Lâexercice mental mâastreint Ă retenir une idĂ©e, une image, un mot, une saillie et Ă en faire un tweet. Il mâest rarement arrivĂ© de penser que le fait de sâexprimer en 140 signes Ă©tait un affadissement ou une entrave Ă la libertĂ©. » Lâauteur ClĂ©ment BĂ©nech, quant Ă lui, y voit une occasion de sâinspirer des confessions intimes des utilisateurs, auxquelles il nâaurait pas eu accĂšs normalement. Plusieurs Ă©crivains sâamusent Ă crĂ©er des projets novateurs, sur ce territoire inĂ©dit, qui dĂ©concertent bien souvent le lecteur classique. Ces Ćuvres littĂ©raires peuvent apparaĂźtre sous forme de jeux de mots notamment, de poĂšmes, voire des dialogues théùtralisĂ©s. La littĂ©rature renaĂźt ainsi dans un espace privilĂ©giĂ© quâest le microblogage.
Source de la citation : Alice Develey, Bernard Pivot : « Twitter, câest la libertĂ© et la dĂ©mocratie », Le Figaro [en ligne], 1 mars 2017. http://www.lefigaro.fr/langue-francaise/actu-des-mots/2017/03/01/37002-20170301ARTFIG00013-bernard-pivot-twitter-c-est-la-liberte-et-la-democratie.php  [Site consultĂ© le 3 avril 2019].
Sur les rĂ©seaux sociaux numĂ©riques comme Twitter, Facebook ou Tumblr, la sĂ©paration entre fiction et autobiographie est par instants dĂ©risoire. En effet, comme le rapporte le chercheur et critique littĂ©raire Alexandre Gefen dans son article « Ce que les rĂ©seaux font Ă la littĂ©rature », la pratique du microblogage impartit une Ă©criture par « statuts », assurant une prĂ©sence constante de maniĂšre Ă sâinscrire dans un groupe social de façon plus ou moins officieuse. LâĂ©criture oscille donc entre « le public et le privĂ©, lâinformationnel et le communicationnel, dans une forme de communication par broadcastqui nâest ni la publication Ă©ditoriale classique, ni sa modalitĂ© revuistique, ni le dialogue, ni la confĂ©rence. » Les messages publiĂ©s sont brefs, souvent personnels, tel un journal intime. Toujours selon Alexandre Gefen, le dĂ©sir dâĂ©criture serait issu dâune volontĂ© « de produire une thĂ©orie dâĂ©tats dâĂąme, une mĂ©tĂ©orologie de lâhumeur et du lieu, un atomistique dâautant plus transitoire quâil accepte de dissoudre sa propre voix dans le bruit immense de la prĂ©sence textuelle numĂ©rique dâautrui. » Ainsi, les usagers se racontent ou transforment leurs Ă©crits en un projet littĂ©raire, et dont la diffusion peut ĂȘtre restreinte ou partagĂ©e publiquement. LâĂ©criture sur Facebook sâadresse davantage Ă un rĂ©seau prĂ©alablement choisi, alors que Twitter et Tumblr sont avant tout dâordre public. Les auteurs doivent donc considĂ©rer le fait que leurs Ă©crits peuvent ĂȘtre lus Ă la fois par une communautĂ© particuliĂšre ou transpersonnelle. De plus, la rĂ©ception de ces messages se fait en temps rĂ©el, tout en Ă©tant indexables et archivables, notamment avec les « hashtags ». Les usagers doivent Ă©galement tenir compte du corps social quâils appellent, puisquâils sont indissociables des rĂ©actions du public, engendrant souvent de nouveaux discours. Â
- Alexandre Gefen, « Ce que les réseaux font à la littérature », dans Itinéraire [en ligne], vol. II (juillet 2010), p. 155-166. https://journals.openedition.org/itineraires/2065 (consulté le 2 avril 2019)
Dans la longue histoire de lâĂ©crit, lâapparition de chaque nouveau support dâinscription du texte a gĂ©nĂ©ralement provoquĂ© une modification des usages et des modes de lecture. Avec le support numĂ©rique, le changement est beaucoup plus radical.
Jean Clément, « La littérature au risque du numérique », pour le Groupe de recherche Laboratoire Paragraphe, Université Paris 8, [en ligne]. http://hypermedia.univ-paris8.fr/jean/articles/docnum.pdf
La littĂ©rature a longtemps Ă©tĂ© associĂ©e au livre papier. Or, la culture de lâimprimĂ© nâest plus, lâĂ©crit ne reposant plus simplement sur une matĂ©rialitĂ© fixe. En effet, avec lâavĂšnement du numĂ©rique, nous avons assistĂ© Ă une dĂ©matĂ©rialisation du texte, en faveur dâun support dĂ©sormais virtuel. Loin dâĂȘtre une entrave pour les auteurs, ces derniers y voient plutĂŽt de nouvelles opportunitĂ©s crĂ©atrices dâordre formel, esthĂ©tique ou narratif, comme nous avons pu le constater prĂ©cĂ©demment. Ainsi, le microblogage a permis lâĂ©laboration dâĆuvres hyperfictionnelles, pensĂ©es et Ă©crites selon les particularitĂ©s de ces plateformes, crĂ©ant mĂȘme de nouveaux genres littĂ©raires tels que la microlittĂ©rature (un rĂ©cit dâune forme trĂšs concise proche du poĂšme, contenant peu de mots), le blogue, les Ćuvres interactives ou les rĂ©cits hyperfictionnels. Tout de mĂȘme, les fictions numĂ©riques obligent une rĂ©flexion sur les dispositifs avec lesquelles elles ont Ă©tĂ© créées. Les auteurs ont recours Ă certains outils-logiciels tels que le Web, Flash ou le HTML5, Ă des applications ou des plateformes de diffusion comme Twitter, Tumblr ou Facebook. Ces supports facilitent grandement lâaccĂšs Ă lâĂ©criture hypermĂ©diatique pour le large public puisquâils offrent des cadres et une esthĂ©tique prĂ©dĂ©finis. Or, le microblogue participe indubitablement Ă la normalisation esthĂ©tique des Ćuvres numĂ©riques. Ces plateformes de diffusion offrent un systĂšme de publication prĂ©conçu oĂč lâauteur nâa quâĂ insĂ©rer son texte dans un espace donnĂ©. Dans une certaine mesure, le dispositif sâassocie Ă lâauteur dans une Ă©criture bidimensionnelle. Le microblogage limite la taille du texte, les polices de caractĂšres, la position et la taille des images et des vidĂ©os. Le contenu est Ă©galement surveillĂ© de prĂšs et censurĂ© lorsque nĂ©cessaire. La littĂ©raritĂ© de lâĆuvre repose donc sur le fait que lâauteur est lucide face Ă ces impositions et tente de composer avec celles-ci dâune maniĂšre novatrice.
La litterature pour tous les walouf par @valtudinaire et @Michel_Pimpant
Les Ă©crivains Quentin Leclerc et Michel Pimpant, dĂ©sireux de sortir des normes universitaires, ont créé ce site Tumblr, Les boloss des Belles Lettres, en 2012. Ils sâamusent Ă concevoir un encyclopĂ©die Ă©clatĂ©e des oeuvres classiques de la littĂ©rature. Leur oeuvre sâest dâailleurs grandement exportĂ©e, devenue successivement un livre, une sĂ©rie tĂ©lĂ©visuelle et une sĂ©rie vidĂ©o sur Youtube.Â
Interaction
Le microblogage est Ă©minemment marquĂ© par lâinteractivitĂ©. En effet, il permet de commenter certaines Ćuvres, de les partager, voire mĂȘme de les enrichir. Ces pratiques sâorientent vers la collaboration entre lâauteur et le lecteur. Lâune des vocations du microblogage, en plus de la diffusion, est de mettre en rĂ©seau ces deux instances. Cette interaction sâinscrit dans un social auquel lâĂ©crivain doit tenir compte. En fait, lâĆuvre ne repose plus sur un seul auteur, mais bien sur une pluralitĂ©, comme lâexpliquent Etienne Candel et Gustavo Gomez-Mejia dans leur article Ăcrire lâauteur : la pratique Ă©ditoriale comme construction socioculturelle de la littĂ©raritĂ© des textes sur le Web : « la sociologie de la littĂ©rature nous a en effet appris que ce nâest pas lâauteur seul qui est Ă la source de son Ćuvre (conçue par lui ex nihilo), mais que cette derniĂšre se construit par subordination Ă un rĂ©seau dâattente sociale. » En effet, lâauteur Ă©crit dans une attente sociale, en tenant compte dâune coexistence de celui-ci et de ses lecteurs dans un mĂȘme espace. Sa crĂ©ation peut se modifier au cours de ses publications, selon la validation sociale reçue. LâĂ©quilibre des rĂŽles est alors trĂšs prĂ©caire, comme nous pourrons le constater bientĂŽt.
- Source de la citation : Etienne Candel et Gustavo Gomez-Mejia, Ăcrire lâauteur : la pratique Ă©ditoriale comme construction socioculturelle de la littĂ©raritĂ© des textes sur le Web, [en ligne], p. 8.  https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01704022/document [Site consultĂ© le 2 avril 2019].Â