d’habitude, j’étudie avec plus de lumière que l’éclairage d’une lava lamp

Janaina Medeiros

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Origami Around

shark vs the universe
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@philomenepaul
d’habitude, j’étudie avec plus de lumière que l’éclairage d’une lava lamp
Montréal, 16 mai 2021, parc Notre-Dame-de-Grâce.
Photographie non retouchée tirée de la prise de vue 3 du TP3.
Montréal, 28 avril 2021, Champ des possibles.
PDV2 du TP3
Montréal, 20 avril 2021.
PDV1 du TP3
Gregory Crewdson, Sans titre, 2011.
J’aime beaucoup le travail du photographe Gregory Crewdson qui met en scène des images qui jonglent entre la fiction et la réalité. Dans plusieurs de ses œuvres, il représente en quelque sorte un état mental. Dans la photo ci-dessus, l’artiste a voulu visualiser des maladies comme la dépression ou l’anxiété. Cette image frappe l’imaginaire des spectateurs qui peuvent ressentir la submersion de la personne, un effet qu’a voulu explorer Mr Crewdson en abordant la psychologie.
L’esthétique de ses photos interprétatives est selon moi impeccable. La lumière et les couleurs viennent appuyer l’effet réaliste, ce qui accentue l’impact visuel de la situation absurde.
Noah Berger, Battling the Marsh Fire, près de la ville de Brentwood, Californie, États-Unis, 03 August, 2019.
Source: https://www.worldpressphoto.org/collection/photo/2020/39620/1/Noah-Berger
Cet incendie a ravagé 300 hectares pendant la « saison des feux » en automne. En tout, en 2019, 81 000 hectares dans l’entièreté de la région de la Californie ont brulé. On peut mettre la faute sur les nombreux changements climatiques, qui font ont causé le réchauffement de la planète, ce qui aggrave les grandes sécheresses. De plus, des compagnies ne faisant pas attention à l’environnement sont blâmées pour avoir parti des feux en temps de grands vents.
Ce qui a attiré mon regard vers cette photo sont les couleurs vives. Le contraste entre les couleurs complémentaires de l’orange des feux et du bleu de l’eau ont un fort impact visuel. Cette photographie rend aussi en quelque sorte hommage aux pompiers en première ligne qui risquent leur vie pour protéger l’environnement. L’ex-président américain, Donald Trump, avait accusé à l’époque l’État de la Californie d’avoir mal géré ses forêts, et non les changements climatiques comme cause des incendies. Le phénomène grandissant des feux de forêt (comme on a vu au début de l’année 2020 en Australie) ne peut pas être un signal plus alarmant pour réveiller les grandes compagnies d’adopter des valeurs plus environnementalistes, un message que Mr Trump n’a pas su interpréter.
Île Sainte-Hélène, 26 mars 2021.
Photographie du TP2.
Eve Arnold, https://www.magnumphotos.com/photographer/eve-arnold/
L’Œuvre de Eve Arnold se démarque par la panoplie de portraits représentant la réalité de la femme à travers les époques. La photographe, active principalement des années ‘40 aux années ‘80, a exploité plusieurs angles concernant des enjeux féminins. Par exemple, elle documente le métier d’actrice en suivant Marilyn Monroe dans ses tournages. Elle s’intéresse à la réalité de mères qui doivent occuper une fonction telle que Jackie Kennedy. Elle porte un regard sur les modèles et la beauté des femmes afro-américaines qui taillent leur place aux États-Unis. Mme Eve Arnold représente aussi le commencement de l’intégration des femmes Noires dans les écoles ce qui encourage le support entre tous groupes de femmes. De plus, elle attire l’attention sur les femmes qui décident de ne pas s’associer à aucun homme, qui deviennent sœurs en se mariant plutôt à Dieu.
C’est son inclusion et son regard diversifié sur les enjeux sociaux auxquels les femmes font face qui m’ont interpellé chez Eve Arnold. Elle mérite pleinement son titre de «fellow of the Royal Photographic Society and elected Master Photographer», qui est l’honneur le plus prestigieux pour un photographe, parce qu’elle a participé à la représentation des femmes en photographie, en mettant en valeur leur apport crucial à la société moderne.
Parc national du Mont-Saint-Bruno, 5 avril 2021.
12h28
Richard Frishman, Hidden in Plain Sight: The Ghosts of Segregation, 2020.
Source: https://www.nytimes.com/2020/11/30/travel/ghosts-of-segregation.html
Plus tôt dans la session, j’avais publié une photo prise en 1963 pendant la ségrégation aux États-Unis. La série de photo dont je traite aujourd’hui présente les impacts de cette période sur les paysages urbains de nos jours. On peut voir, par exemple, des vestiges de tentatives de séparer les races dans les bâtiments. Dans la première photo, c’est l’ajout d’une petite fenêtre à l’écart pour le «drive-in». Dans la seconde, on montre la porte autrefois utilisée comme entrée pour les personnes de couleur au Moore Theatre à Seattle. Cette empreinte de la ségrégation fait contraste avec l’affiche du cinéma où l’on peut maintenant lire Black lives matter. Ensuite, une ancienne enseigne d’un café fait la promotion de «all white help», une façon de dire qu’ils n’employaient que des Blancs . Une des photos représente un mur construit pour séparer le restaurent en sections : une pour les Blancs, une pour les personnes de couleur. Il y a aussi des bâtiments qui ont persisté, comme le premier hôpital pour les résidents Noirs qui furent érigés à cause de l’exclusion de cette communauté dans les espaces qui étaient réservés aux Blancs.
Le fait que certains vestiges ont été détruits pour effacer les traces de ségrégation et d’autres gardés pour éviter de nier l’histoire des inégalités montre une divergence d’opinion sur le sujet de la mémoire collective : qu’est-ce qui nous permet d’avancer en tant que société?
Cybèle, 16h37 :)
Semaine d’«études», mars 2021.
Ma semaine de lecture a consisté à passer le plus de temps à l’extérieur :)
Sebastião Salgad, Oaxaca, 1980.
Cette photographie prise par Sebastião Salgado montre des musiciens en campagne dans l’État de Oaxaca, au Mexique. Pour le peuple Mixe, la musique se trouve au cœur de la vie communautaire. Tous ceux qui possèdent et savent jouer d’un instrument en font leur métier. La musique rassemble les gens, leur permet de connecter. La composition en aplat de ce moment musical permet de saisir l’ensemble du groupe. La performance ainsi capturée nous permet d’imaginer l’ambiance souhaitée.
Philip Blenkinsop, Falur's birthday party, Indonésie, 1998.
Philip Blenkinsop, Viva Falintil, Indonésie, 1998.
Philip Blenkinsop, The Secret War, Laos, 2003.
https://www.philipblenkinsop.com/
Les œuvres de Philip Blenkinsop documentent des situations de guerre, principalement en Asie. La modification des photos, par brûlure et par l’ajout de ce qui semble être du sang, amplifie le climat de violence et d’horreur des conflits meurtriers photographiés. Je trouve particulièrement intéressant l’ajout de textes, qui décrivent la situation ou mettent en contexte le climat dans lequel la photo a été prise.
Montréal, 2021.
Série photographique du tp1, reflets.
Harry Benson, Berlin Wall comes Down, Berlin, 1989.
La chute du mur de Berlin est un événement marquant du début de la fin de la guerre froide. Pendant 28 ans, les Allemands de l’Est et de l’Ouest furent séparés par un mur qui délimitait le territoire occupé par la République fédérale d’Allemagne et la République démocratique d’Allemagne. Le communisme dans l’Est de la capitale pesait sur ses habitants qui souhaitaient passer à l’Ouest. C’est ainsi que le 9 novembre, à la suite de maintes manifestations, la population fit tomber le mur qui représentait l’oppression.
Ce moment euphorique capturé par Harry Benson a donné comme résultat des photographies hautes en émotions. L’expression de détermination sur le visage de la personne en avant-plan montre une réelle volonté de libération. La chute de ce mur est un symbole qui restera gravé dans l’Histoire comme une victoire pour la démocratie, et une défaite pour le communisme.
7 mars 2021
Réflexion sur le monument de la Flamme Olympique.