The Purge: quand ça dérange, on vidange
Pour commencer, le titre de cette chronique aurait pu être le slogan d’un laxatif.
En tout cas, ces derniers temps les films chroniqués ici étaient pas mal uniquement des comédies. Mon pêché mignon.
Si bien que, au moment de faire une nouvelle critique, PBM n’avait que “The Millers” à vous proposer. Qui soit dit en passant se serait mérité une place sur ce blogue de qualité hors du commun.
Cependant, chez PBM on ne recule devant rien pour satisfaire notre lecteur. Il était temps de se diversifier, et pourquoi pas aller vers le thriller hororo-captivo-psychologique. Tout en restant un peu série B, you know.
Cette longue introduction pour dire que notre choix s’est porté sur The Purge.
Donc ça, c’est le plot
L’intention est de montrer comment une idée saugrenue ou même une bonne intention, poussées à l’extrême, peuvent sembler applicables et justifiables dans la société moderne. Un jugement à la fois de la psychologie des gens mais également une demonstration par l’absurde que notre ecosystème est un peu en roue libre comme on dit sur le Tour de France.
Et nous allons être témoin de ça au travers de la mésaventure d’une famille riche. Cette dernière s’apprête à vivre la purge annuelle. 12 heures de massacres autorisés par l’État, qui permettent en gros aux pauvres de se buter entre eux, ou de se faire buter par la classe moyenne pendant que les riches regardent et se baricadent.
Papa est Chef des ventes dans une compagnie qui commercialise des systèmes de sécurité dernier cri ; donc sa maison parait safe. Avant d’aller s’enfermer chacun chez soi, tous les voisins de faux-cul city se souhaitent une nuit pas trop agitée.
Tout va bien donc dans le plus bizarre des mondes, jusqu’à ce que le fils pre-ado décide d’ouvrir la porte à un sans-abri pourchassé par une horde de jeunes adultes riches masqués, originaires du quartier. C’est sûr que quand on voit la face du leader et de sa blonde, ça donne envie de courir.
Ils vont venir sonner à la porte de nos héros. L’objet de leur visite: récupérer le sans-abri pour le tuer, tout simplement. Vu que c’est légal, tsé. Vont suivent plein de bagares assez sanglantes dans la maison, tout va être bien brisé comme il faut et, ***SPOILER*** le mari va se faire tuer. Non sans avoir préalablement bien défoncé la moitié des effectifs adverses.
Les voisins vont venir prêter main forte à la famille, bien entendu. Pour s’entraider? QUE NENNI! Ils sont en fait là pour tuer eux-mêmes la famille qui est devenue riche en leur vendant à tous des systèmes de sécurité.
Comme c’est quand même un film Hollywoodien, le sans-abri va venir à la rescousse et tout est bien qui va finir bien. Enfin sauf pour le mari, vu qu’il est mort.
Si vous souhaitez vous faire un peu peur, voir un peu d’action, réfléchir parfois et surtout passer un agréable moment, ce film est pour vous.
Mais attention: vous ne verrez plus vos voisins et collègues de la même façon.
⇒ En quelques mots: The Crazies mais sous contrôle
⇒ Mon moment préféré: Quand le mari défonce tout le monde dans la salle de billard
⇒ Note PBM: 3 pointes sur 5
⇒ Combien de bières pour passer au travers: 1.5

















