Premature: back to the loser
Comme le clame Indiewire: "Groundhog Day meets American Pie" (celui que vous voulez). On pourrait s'arrêter là. On pourrait.
Mais non, creusons un peu plus. Un jeune puceau de 17 ans fait un rêve mouillé, entame une journée classique qui se finit par un début de rapport sexuel et là: BOOM! La journée recommence. Et c'est comme ça tout le temps, à l'infini. Sauf qu'au lieu de repartir de 0 quand le personnage principal dort ou meurt, c'est à chaque éjaculation de ce dernier. Un peu plus facile à contrôler quand même.
Quand on aime les films série B, on est ravi de cette oeuvre. Et l'ado de 14 ans qui sommeille en moi est comblé.
Ce qui est drôle, c'est que si c'était joué par les acteurs de Plus Belle La Vie et avec la même réalisation, on penserait que c'est le nouveau sketch des Chick'n swell. Mais là, curieusement ça passe. Bon ça passe juste, mais ça passe quand même, comme disait le commandant du Titanic.
Attardons-nous un peu sur les personnages principaux:
Le héros, jeune et intelligent, pas trop nerd mais suffisamment quand même, appelons le CJ
Son ami, qui aurait très bien pu jouer le rôle principal vu son gabarit et sa face, mais qui pour le coup a le rôle de Stifler
La meilleure amie, brune intelligente, girl next door, anti-star d'une intrigue cousue de fil blanc qui l'amènera à épouser CJ
La blonde super hot qui rêve de coucher avec notre personnage principal/nerd - au passage, chapeau aux scénaristes, enfin au scénariste, car il a redonné espoir à beaucoup de monde ; ce film devrait être d'ailleurs la première partie de Video Game Live.
Et, comme souvent dans ce genre de films un peu de racisme ça ne fait jamais de mal, l'élève d'origine étrangère, super intelligent, qu'on soupçonne d'être responsable de cette malédiction C'est à ce moment là du casting que la production a dû recevoir un appel de la Police des Clichés.
Bref, cette malediction va s'arrêter. Quand, après avoir cru qu'il fallait coucher avec la blonde dont il est le tuteur et qui n'est finalement consentante que dans l'optique qu'il fasse ses devoirs à sa place (rebondissement!), CJ déclare son amour à la brune, sa meilleure amie, son âme soeur. C'est cute. Dans la vraie vie, notre héros serait sûrement resté avec la blonde qui ne l'aime pas en se disant qu'après tout, voilà un pas si mauvais deal. Win-Win, quoi.
Mais c'est justement ça que tu veux dans les films, du rêve! Un peu comme quand tu regardes Spiderman et que tu te dis que tout le monde peut être un héros. Même si, au final, tu sais que dans Walking Dead tu serais soit la source de l'épidémie, soit le premier du groupe à mourir.
Notons une autre très bonne performance (aucune ironie cette fois) de Alan Tudyk dans le rôle du recruteur d'université. Quelques répliques clefs:
My cat shits just outside of his box. That's a big "Fuck You"
I don't know what that means but I support you
I feel unusually comfortable
⇒En quelques mots: Sympa, mais le problème des affaires un peu frankenstein-esques comme ça, c'est que ça vieillit pas bien
⇒Mon moment préféré: Les bloopers à la fin du film
⇒Note PBM: 2 pointes sur 5