Rendez-vous à 4h du matin.
Cinq minutes avant le départ, le père d’un élève décide de bénir le car.
Cinq minutes après le départ, le chauffeur se trompe d’itinéraire. Un élève : “Ouais, mais grâce à la bénédiction, au pire on arrivera à Jérusalem.”
Pendant ce temps (à Vera Cruz), ta collègue accompagnatrice habituelle étant malade, tu vas devoir coopérer avec sa remplaçante. Une dame pas très rigolote...
... pour qui un élève perturbateur est un élève qui tutoie son père sous l’emprise d’un cidre brut (thug life à 3 minutes). Tentative pour la décoincer un peu :
Visite guidée - ce moment de solitude lorsque le guide demande : “Comment s’appellent les tickets qui fixent la portion de nourriture distribuée à chaque personne, à partir de 1940 ?”. Réponse enthousiaste des élèves : “DES TICKETS DE LOTERIIIE !”
Le soir, à l’auberge, quand une bataille de déodorants déclenche l’alarme à incendie.
Quartier libre dans la librairie-boutique d’un musée - l’élève qui se lâche.
Toi aussi, d’ailleurs, tu te lâches parmi les rayonnages.
Petit détour au supermarché car tu dois aussi acheter - avec tes propres sous -des sacs poubelles pour les vomitos, des crayons de papier pour les questionnaires, et des serviettes hygiéniques parce que l’infirmière a oublié d’en mettre dans la trousse de secours.
Deuxième matinée, tes collègues t’accueillent pour le petit-déjeuner
Un élève “oublie” son appareil-photo sur la plage (et s’en aperçoit à marée haute)
“Quand est-ce qu’on mange ?” “J’ai mal aux jambes.” “J’ai sommeil.” “J’ai faim.” Fig.1 - Collégien-ne en voyage scolaire :
Fig. 2 - Professeur-e et collégien-ne-s coincé-e-s dans le même bus toute la journée :
Après une pause sur une aire d’autoroute, une élève reste introuvable. Pas de panique. Tu diriges les recherches.
L’élève a traversé la passerelle pour piétons dans le mauvais sens et a donc atterri sur l’aire d’en face. CHAMPIONNE DU MONDE.
Bon, A PART CA, finalement, le trajet du retour se passe bien.
Quelques élèves se sont cotisé-e-s pour acheter un porte-clefs “en remerciement” au chauffeur (qui a finalement retrouvé le chemin)
Le lendemain en salle des profs, il ne te reste plus qu’à fanfaronner devant tes collègues.
Et à dormir tout le week-end :-p