// 01:29:66
EXÉCUTION : /utilisateur/publication_3177.log
↓
// txt_inconnu_3177.sys
🗂️ dossier : [corps / dissociation / échos]
« même après des années, je restais un brouillard avec un visage
ils croyaient que je cachais quelque chose
alors que la vérité,
c’est que je suis vide de réponses
je ne (me) connais pas davantage qu’eux
je traverse ma propre vie comme un passager sans billet,
face à des vitres qui reflètent un autre que moi.
je suis trop encombré pour m’affirmer,
trop parasité pour apparaître clairement
comme si chaque tentative d’être
était noyée par un bruit que personne n’entend
peut-être que le problème vient de là
ou peut-être d’un dysfonctionnement plus profond,
un décalage entre mon corps et la place qu’il occupe.
parfois je me demande si je vis depuis l’extérieur,
si je regarde ma vie sans jamais vraiment y entrer
ni dedans, ni dehors,
superposé.
je pense aux gens qui ont porté le fardeau de la guerre,
des vraies, celles qui brisent
et moi, j’en suis à éviter mon propre reflet.
est-ce que je vais continuer àpasser à côté de moi-même ?
à ne jamais atteindre un instant de conscience total
je ne sais même pas si je me suis effacé sans m’en rendre compte.
je suis par éclairs,
de courts instants où la vie me traverse vraiment
puis la place se vide.
ces ombres, justement
ces entités rampantes,
que je sens parfois sous la peau, entre les pensées
je ne sais pas ce qu’elles recèlent
sont-elles des fragments qui refusent de mourir?
elles me suivent partout,
au cœur du bruit, dans le creux du silence.
alors je me demande :
est-ce le hasard qui décide de ma route ?
ou bien est-ce elles ? »
📡 statut : conscience partielle détectée
📼 source : dissociation.core.dump
je suis là —
je me perds —
je continue d’avancer.
↓
FIN DE TRANSMISSION_













