Fuya
J’ai les crocs d’vivre. Une putain de dalle. Une sale envie de tout retourner. J’imagine que c’est l’âge qui veut ça. Une sorte de schéma récurrent auquel on à déjà trop eu affaire. Ce n’est plus les gens comme moi qui change le monde, notre heure de gloire est passé. Nous, ceux qui respirons derrière vous. Nous qui réunissont tout les critères des coeurs brisés. Nous qui n’avons rien d’autres que nos yeux pour observer les mecs et nos coeurs pour les fracasser contre des murs. Personne ne nous entends mais nous sommes toujours là. Nous emménageons l’espace temps, retraçons la courbe de quelques comètes. A coup de scalpel moralisateur, on nous détraque, nous dresse, mais nous restons là. Il n’y aura pas de secondes mains. Pas de laissé pour compte, aucun. Que des soupirs à travers les fenêtres. Des phrases dans l’air, qui se démènent pour arriver jusqu’à nos oreilles. Mais nous entendons, nous sommes toujours là pour emporter quelques coeurs, pour se faire aimer d’autres garçons, pour nous mentir.


















