..."Rêvons c'est l'heure.
L'heure exquise..."
P. Verlaine
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..."Rêvons c'est l'heure.
L'heure exquise..."
P. Verlaine
Aime a les cheveux verts,
Des paillettes sur le visage,
Qui rend flou son âge,
Scintillant grâce à la lumière.
Elle est docile,
Malgré ses idées démesurées.
Elle se laisse bercer,
Avec son air fragile.
Elle a décidé ce soir,
De dormir toute la nuit.
Elle a avalé,
Et depuis bientôt une demie-heure,
Elle dort.
Dans sa nudité,
Loin des regards,
Sa tête se remplit d'un brouillard.
Elle ne veut pas revenir en arrière,
Et puis après tout elle s'en moque de l'enfer.
Elle dort.
Quand sa respiration diminue,
Au climax de la pénombre,
Ses muscles se relâchent.
Une larme coule alors : "lâche".
D'un coup dans son être,
C'est une exaltation.
La panique a disparue.
Elle y est presque.
Elle dort.
Aime à les cheveux verts,
Des paillettes sur le visage,
Les yeux ouverts.
Elle a 18 ans à peine.
Les peines et les silences,
D'une jeune enfant.
Une vie banale,
Personne n'est dupe,
Et personne ne fait rien.
23 ans. Texte écrit deux jours après mes 18 ans.
Minunatul Sorescu
_______
(Pictura: "Vómito Mirando al Abismo" — Martín Ujdur García)
Malo je vremena i
Premalo života
Da pijemo lošu kavu
i igramo utakmice
koje nisu naše.
Kratki su dani,
Da volimo pogrešno
I pogrešne,
Da se dajemo kad ne treba.
Jer, život uvijek vreba
I tu gdje si danas,
možda nećeš biti sutra.
Drugi ljudi će čekati naša jutra,
Ne misleći na naš spas.
Budi tu sada,
Dok sam rada
Da te volim danas.
Jebeš druge živote, živote.
Šta ako je sa druge strane ništa,
Pa propustimo šansu za nešto,
Odmah i sada?
Une fleur de papier
N’a besoin d’aucun printemps
Pour continuer d’éclore.
Il suffit parfois
D’un trait d’encre délicat
Et d’un peu de douceur.
Jessica J
S’il y avait des étoiles filantes,
Cette nuit-là, quel souhait m’aurais-tu confié ?
Tu m’as répondu “une carrière de rêve aux côtés d’une femme aimante”.
Tes yeux restaient rivés sur ce ciel étoilé.
Puis nos regards ont plongé dans l’autre, tes doigts frôlant les miens.
Le sang brûlait dans les veines, ce corps si proche du tien.
J’ai rêvé que seules nos cages thoraciques séparent nos cœurs.
Habituellement je fuyais les hommes, mais ici-bas je n’avais pas peur.
Parce qu’elle est si belle, ta tendresse. J’aurais peur qu’elle me fane entre les doigts.
Je serai ta Cybele avant que l’affection ne me jette dans le désarroi.
Puis, je me suis trouvée enlacée par toi, tes lèvres traçaient des formes sur mon cou.
Je t’écrirai des poèmes, je commettrai le crime de l’amour.
En espérant que l’on dure plus loin que le mois d’août,
Que tes paroles ne soient jamais de faux discours.
source : @cheminer-poesie-cressant
.
la fin de la colline correspondait à la fin du village nous habitions sur cette fin et précisément c’est là que j’y avais fait jardin honorer la fin du village par sa présence au-delà, il fallait concevoir un autre jardin je vivais là sur une finitude
.
une caresse de soleil sur la plaine, juste une caresse qui effleure les hautes herbes et les tapis d’onagres et puis se retire jusqu’aux cimes des grands arbres, les cils de la plaine qui se referment laissant la nuit aller ; dernier épanchement du jour avant son retrait
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the end of the hill marked the end of the village we lived at that end and that was precisely where I had planted my garden honouring the end of the village with its presence beyond that, another garden had to be designed I lived there on a finitude
.
a caress of sunlight on the plain, just a caress that brushes the tall grasses and carpets of evening primroses and then retreats to the tops of the tall trees, the eyelashes of the plain closing, letting the night go; the last tenderness of the day before its withdrawal
© Pierre Cressant
(dimanche 1 juin 2025)