L’été approche. À cette occasion je viens de ressortir mes shorts en jean remisés dans leur boite ikea - aka le tombeau des beaux jours - depuis le mois d’octobre. En fouillant leurs poches avant de les mettre à la machine j’ai trouvé dans l’un d’eux du sable en bonne quantité et un billet d’un dollar roulé en paille. Problème. La seule fois où je suis allée aux États-Unis c’était en 2012 à New-York, pas de sable, trop lointain et pour finir je n’ai jamais consommé de cocaïne. Unique solution donc, mon short en jean a visiblement passé ses vacances d’hiver à Miami à s’en tartiner plein les naseaux. Après intense réflexion je peux m’avancer sans le moindre doute sur le constat suivant : nos vêtements prennent des RTT dans notre dos. Et soudain tout devient clair. La chaussette disparue a préféré rester à Saint-Malo tandis que l’autre plus raisonnable s’est dit qu’il était temps de rentrer, le pantalon devenu trop petit par la grâce du saint esprit revient tout juste d’une retraite « jeûn et méditation tantrique » dans un écolieu du Lubéron, le t-shirt mystérieusement tâché s’est offert un bon petit resto au Cap-Ferret avec les sous du contribuable (vous), le calebute troué a explosé ses performances lors d’un trek de 6 jours à isola 2000 et la capote retrouvée dans le manteau de votre mari est avec certitude le signe que celui-ci (le manteau, pas le mari, suivez un peu) entretient une relation amoureuse avec un pantalon à pinces (admettons). Voilà. Je n’ai pas d’autres explications. Ne me remerciez pas pour cette révélation qui je n’en doute pas vous fera regarder votre slip autrement.











