J'emmerde qui méprise les "happy-ends". Ceux qui les disent niaises. Le pessimisme semble tendance. Tant pis, alors, si l'on se moque de me voir émue devant un " ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants".
Ce n'est pas plus réaliste de croire que tout va mal que de croire que tout va bien. Je refuse les phrases stériles et briseuses de rêves, " ça n'arrive que dans les films". Qui l'utilise cherche simplement à justifier sa vie bien morne. Un film qui redonne espoir n'est pas un navet. Le bonheur n'est pas inaccessible, l'humain est capable de belles choses et l'amour parfois dure. Je ne suis ni candide, ni naïve , ni crédule. J'ai conscience de tout le moche de ce monde, c'est un choix que de n'y voire que le beau. Se lamenter sur le mal ne fait pas avancer, je préfère lutter pour le bien. De la poésie, il y en a à tous les coins de vie, il s'agit de vouloir la voir.
Je ne sais le quel du pessimisme ou de l'optimisme tend le plus vers la vérité. Mais c'est l'optimisme qui permet de colorier la vie qui nous a été donnée. Tant pis pour ceux qui choisissent de vivre en noir et blanc par besoin de conformité au défaitisme ambiant. Qu'on me dise nunuche, que m'importe, je suis heureuse.