J'ai l'impression d'avoir passé ces 5 dernières années à attendre. Attendre des mois que tu me pardonnes en 2015, attendre des semaines que tu me reparles après qu'on ait couché ensemble, attendre des années que tu veuilles bien libérer plus qu'une soirée tous les 3 mois pour qu'on se voit, attendre quand tu m'ignorais pendant des jours, à Bruxelles, à Montpellier, pendant des mois après le NJO.
Chaque année, tu avais de bonnes raisons pour me snober, pour te fâcher, pour ne plus me considérer, pour m'insulter parfois, et chaque année j'attendais.
Je pense que l'on peut affirmer que ma patience est infinie pour les personnes que j'aime. Et je t'ai aimé, pendant ces 5 ans, de différentes manières et surtout, sans conditions. Avec tes bons côtés et tes mauvais. Avec et sans réciprocité.
Mais je ne sais même plus à quoi je m'accroche. J'ai fait des erreurs, j'ai eu des maladresses, après tout je n'ai jamais clamé être parfaite. La différence entre nous étant que j'ai toujours été ouverte à pardonner les tiennes sans vouloir me venger.
Je t'avoue que je ne comprends toujours pas pourquoi, après des mois sans prises de tête, tout est parti en éclats. Je crois que j'aurais eu davantage l'esprit tranquille si l'on avait enchaîné les disputes. C'est vrai que j'étais un peu fâchée, le mois avant. J'en avais marre d'attendre que tu sois libre, même 30 minutes, pour me voir. Surtout quand je suis allée à Porte de Namur, après que tu aies bu un verre avec Cassandre, juste pour te dire bonjour... et que tu m'as envoyé un message pour dire que tu étais allé te coucher.
Je suis rentrée les mains dans les poches, me sentant encore une fois misérable, et j'ai attendu que tu me proposes quelque chose plus tard. Ca n'est jamais arrivé.
Ces moments-là ont été plus nombreux que les bons, et pourtant je t'ai perçu comme un cadeau depuis le départ. Je suis si contente d'avoir croisé ta route, j'espère que tu le sais.
Je n'ai plus assez de coeur pour deux. Tu me traites comme si je n'étais rien, comme si je n'en valais pas la peine, et je comprends que tu veuilles laisser tout ça de côté, si tout ça est sans importance pour toi. A quoi bon se battre pour rien ?
Ne m'en veux pas











