— 6 P E R S O S . C H A L L E N G E
Et me voilà pour le challenge qu’a proposé CORVIDAE, alliant notre patte graphique à nos personnages (leurs noms sont pour ma part et dans l’ordre : Lio, Albane, Declan, Erhart, Semyon et Andreas, puis de nouveau Erhart, Lio, Andy et Declan). Les six premiers avatars ont été réalisés avec la même trame, pour le challenge, en prenant des extraits de leurs RPs ou présentations. (Oui y’a des fautes de frappe dans les citations, j’en ai compté trois, sinon ça serait pas drôle). Et puis je suis allée reprendre les 4 derniers d’anciennes fournées, qui ont été créés et portés spécifiquement pour les personnages en question.
Je mets en spoiler quelques petits mots sur chacun·e d’entre elleux, puisque c’est un peu long et que je veux pas envahir votre feed Tumblr ♥
J’vous fais des bisous, et merci Corvidae pour l’excellente idée ♥ (j’espère que j’ai bien interprété le challenge comme il fallait…)
LIO — celui que j’emporte partout avec moi
ft. finn wolfhard [ un et huit ]
Celui que j’emporte partout avec moi, littéralement. J’ai dû l’inscrire sur plus de six forums différents. D’abord simple personnage propulsé un peu à l’aveugle, fait pour ne pas durer, éphémère sans avenir, et puis de plus en plus compagnon d’aventures, héros sans cape et sans panache. Parodie d’un Peter Pan à la rue et aux abois, pété dans ses illusions de réalité improbable. Plus proche de ses addictions que de n’importe quel·le être humain·e, sauf peut-être d’une crisse de folle avec qui il conte ses délires depuis qu’iels sont gosses. Je n’arrive pas, plus, à lui imaginer un avenir, ne parviens pas à faire grandir mon éternel gamin. Alors pour l’instant il reste là, dans un coin de la tête, jusqu’à ce que je sache sur quel chemin il avancera.
ALBANE — celle qui a pris le plus de moi
ft. damaris goddrie (autrefois chloé moretz) [ deux ]
Celle qui a pris le plus de moi à l’époque, de mon caractère et mon histoire. Assurément plus élégante, plus douée et plus charmante, avec la cécité comme fardeau en plus, mais le fond y est. Je n’aurais plus les mots adéquats aujourd’hui pour raconter sa douceur et sa compréhension lucide du monde, comme s’il lui suffisait d’être témoin d’un détail pour comprendre l’ensemble du tableau - femme artiste qui s’exprimait au violon comme elle se perdait dans l’infinité des nuits. Elle ne parlait que rarement de sa famille, son adoption, ce malaise qui s’était installé à travers les années et avec la communication rompue. Albane a bien souvent fui ses responsabilités et les possibilités qu’on lui offrait, quand bien même c’était la promesse d’un avenir brillant. Elle était ce genre de personnes qui ne savaient pas se tenir en place face à l’ennui et le manque de passion.
DECLAN — celui que j’aimerais jouer
ft. émile woon [ trois et dix ]
Celui que j’aimerais jouer actuellement, quoique mon IRL et mon manque d’inspiration pour l’écriture m’en empêchent. Pourtant il y a quelques semaines, créer l’histoire de Declan et penser à ses thématiques m’ont fait du bien - encaisser certaines révélations dans ma vie. C’est un gars un peu paumé dans sa vie, qui avance sans plan et qui se définit davantage par ses bizarreries que par des rêves et des ambitions. Pas assez stable pour garder un job à long terme, sans diplôme de surcroît, weirdo du coin, qui fait dévier le regard, changer de trottoir, qui bloque sur ce qu’il n’arrive pas à faire et qui se terre dans l’anonymat, inconscient de ses propres forces.
ERHART — cellui que j’aimerais avoir comme ami·e
ft. troye sivan [ quatre et sept ]
Cellui que j’aimerais avoir comme ami·e. Erhart existe depuis février 2020 et j’ai rarement pris autant plaisir à jouer un personnage comme ellui, et chez qui j’admire beaucoup de choses. Iel oscille entre plusieurs genres sans être capable de se définir exactement, dans un entre deux flou et les interrogations plein la tête, même s’iel laisse peu de gens s’en apercevoir. Erhart a une douceur naturelle et une fragilité sensible sans cesse tues derrière son sourire poli, qu’iel se sent obligé·e d’afficher sous peine d’imploser. Et puis, le soir, la nuit, iel se laisse aller aux plaisirs excessifs d’une jeunesse increvable, oblitération de soi-même à coups de bédos et vodka à dix livres la bouteille. Fasciné·e passionné·e par un homme aux antipodes d’ellui, mini géant soleil dans la nuit, depuis des mois déjà, sans qu’aucun·e d’elleux ne sache que faire de l(eur) avenir.
SEMYON — celui qui ????????
ft. stephen james [ cinq ]
J’ai honnêtement passé dix minutes à me demander quel “celui” que Semyon pourrait être sans arriver à mettre le doigt dessus mdrrrrr. Semyon, j’suis pas tout-à-fait fière de son caractère et son histoire, à des kilomètres du moindre réalisme et du respect des thèmes que j’abordais avec lui à l’époque, et je m’en excuse très honnêtement. Sale rapport avec la violence, la douleur, la sienne et celle des autres, chien enragé qui sait plus frapper et grogner que penser par lui-même. Méfiant de tout et interné à cause du “trop plein” constant à un certain point de sa vie, engagé dans une (semi??) relation avec un homme dans l’institution où il était placé.
Après j’voulais l’inclure dans le challenge parce qu’hormis le côté “jeu”, il m’a permis de rencontrer une merveilleuse personne (coucou @les-maux-de-mer ♥) sans qui je suis plutôt sûre que ma vie ne serait pas tout-à-fait la même aujourd’hui. Donc au final, je dirais que Semyon est celui qui, entre autres, me rappelle que le RPG est plus qu’une question d’écriture et de graphisme ♥
ANDREAS — celui qui a le plus évolué en jeu
ft. bogdan romanovic [ six et neuf ]
Un de ceux qui ont le plus évolué en jeu, mais davantage dans une trame commune que d’un côté tout-à-fait personnel. J’ai commencé à jouer Andy en mars 2019 au sein d’une bande de personnages, en rejoignant une poignée de RPGistes (coucou vous tou·te·s si vous passez par ici hihi ♥). On a raconté leurs drames respectifs, celle de deux bandes montées les unes contre les autres et ce depuis que leurs membres sont tout·e·s gamin·e·s. Aucun·e d’elleux ne semblait plus se souvenir du pourquoi du comment, la haine était juste là dorénavant, à alimenter à souhait. Y’a eu des coups bas, des coups de couteau aussi, des blessures et puis des morts, ça a pué les emmerdes et les erreurs. Andy a eu sa part de responsabilité (culpabilité) dans tout ça bien qu’il était infiniment trop loyal (aveugle ?) pour arrêter, il aurait tout sacrifié pour celleux qu’il considérait comme sa famille.
Et voilàààà ! Le post est bien long ahahah, mais ça fait plaisir de repasser sur toutes ces histoires, d’autant que certaines commencent à dater. J’ai hâte de lire les vôtres dans vos posts du challenge ♥