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Château de Persac
La halle de Persac
Moulins de Villars
PERSAC - Monographie
Histoire
- Traces d'installations humaines dans le bourg, qui remontent à l'Antiquité tardive - Le vocable de l'église, St Gervais et St Protais, témoignent de l'existence d'une communauté chrétienne dès le IV ème siècle. Une nécropole mérovingienne a en outre été reconnue autour de l'église. - La chapelle St Honorat bâtie au 6 ou 7 ème a été incendiée an 1569 par des troupes protestantes de Louis de Moustiers, seigneur de sarragosse, et depuis lors, exposées aux intempries elle tomba progressivement en ruines. Les pélerins continuèrent cependant à demander des faveurs à cet Honorat, un prétendu saint local inconnu des martyrologues. Le père Camille de la Croix entreprit de fouiller les vestiges, avnat que la chapelle ne soit redressée en 1896, à l'initiative du curé de paroisse et poète apprécié, Jean-Baptiste Chauvin - L'église fut reconstruite dans la 2eme moitié du 19 ème, en remplacement d'un édifice roamn plus petit, et s'ouvrit désormais sur la place. - Au 13-14 ème, 3 puis 5 familles nobles se partageaient le territoire du bourg. - Entre le 15 et 17 ème, toutes ces terres furent absorbées par la seigneurerie de la Brûlonnière. - Apparus à Persac en 1291, les Brulon donnèrent leur nom au fief de la Brulonnerie qu'ils tenaient en hommage lige du compte de La Marche. - C'est à Guichard Brûlon, maitre de seigneurerie entre 1445 et 1503, que la Brûlonnière doit sa promotion.L'acquisition des droits que le châtelain de Tour aux Conions possédait dans les paroisses de Persac et de Moussac permit en 1465 à Guichard d' obtenir du comte de La Marche, l'érection de son fief en chatellenie ainsi que le droit de fortifier son hôtel noble. - Ses successeurs, les Nuchèze, restèrent fidèles au parti du roi pendant les guerres de religion ce qui leur valut d'exercer 2 générations durant, la charge de gouverneur de Montmorillon. - Cette période faste s'interrompit avec Gaspard de Nuchèze , coupable de s'être livré à des pillages et à des usurpations. Il fut emprisonné et privé de ses droits de justice. Ses domaines grevés de lourdes dettes, furent saisis en 1638 et adjugés en 1669 à François Lemaistre, conseiller au parlement de Paris. - Ses héritiers résidaient la plupart du temps dans leur hôtel parisien, laissant les bâtiments du château se détériorer.. Des réparations furent décidées en 1756 par Marie-Anne Lemaistre. - En 1818, la Brûlonnière était vendue à Jacques-Marie Laurens de La Besge, ancêtre de l'actuel propriétaire. - Le château flanqué de 3 tours, fut construit durant le dernier quart du 15 ème à l'emplacement d'un hébergement primitif élevé au 13 ème. La partie septentrionale du logis est dûe à des travaux d'agrandissement entrepris par Jacques Marie Laurens de la Besde en 1818. - Les lieux nobles de la Mothe et de Beauchamps étaient siège d'une seule seigneurerie relevant de la chatellenei de Lussac-les-Châteaux - Leurs propriétaires, les Feydeau, sont attestés à Persac depuis 1245. Dès le 16 ème, ils disputaient aux seigneurs de la Brûlonnière, la préséance dans l'église paroissiale. Leur désatreuse situation financière ne leur permettait pas cependant de tenir leur rang et ils furent contraints de céder leur fief de La Mothe à Gaspard de Nuchèze en 1663. - L'hôtel de Beauchamps a aujourdh'ui disparu. Il se situait au cœur du bourg, juste à côté du château de la Mothe. Ce dernier toponyme semble renvoyer à l'existence d'un monticule défensif, à l'abri duquel, le bourg se serait développé vers le 11 ème. Le bâtiment actuel procède pour l'essentiel des travaux menés entre 141 et 1443 par Antoine de Feydeau pour réparer les méfaits de la guerre. Cette importante campagne fut prolonge dans la 2ème moitié de ce siècle par l'élévation de la tour d'escalier à vis et par le doublement du pavillon. - Le château de La Mothe a été agrandi d'une aile sud-est entre 1900 et 1904. - Les Feydeau possédaient également la terre d'Oranville, qui relevait du comté de La Marche - Oranvile fut racheté à la fin du 17 ème par Jean François Barton de Monbas et resta dans la famillejusqu'à son acquisition en 1767 par le riche fermier général de La Brûlonnière. Jacques Rene Mirel des Essarts. - Les seigneurs d'Oranvile portaient le titre de baron sans qu'aucun document officiel ne vienne établir leur capacté à en prévaloir. Ils jouissaient également de la haute justice et du droit de créer des notaires. - Le château actuel se compose d'un bâtiment du 18 ème et de 2 pavillons adjoints au siècle suivant. - Le manoir de Villars a été édifié en 1842 pour remplacer une construction plus ancienne qui fut le siège d'une seigneurerie relevant de la chatellenie de Lussac-les-ChâteauX. Cette terre appartint successivement aux maisons Segondat (15 ème) et de Moussy (1482-1613) puis à la famille de Mauvise dont est issu le propriétaire actuel.
Economie
- Sous l'Ancien régime, la population essentiellement composée de laboureurs, métayers et journaliers mais aussi d'artisans. La production agricole était négociée le jeudi, jour de marché et lors des 4 foires annuelles concédées à François Lemaistre par le roi en 1672. Une petite communauté calviniste établie dans le bourg au 17 ème était représentée notamment par les Cartauld, liés par mariages à leurs coreligionnaires du Vigean ou de Civray. - En dessous du château et du hameau de Villars, sur la rive droite de la Vienne, sont installés les grands moulins dont l'activité est attestée depuis le 17 ème.Comptant parmi les plus importants de la région, ils furent modernisés en 1922 et employèrent jusqu'à 50 personnes. Des incendies en 1963 et 1964 provoquèrent leur fermeture. Sur le site a été établie depuis une petite centrale hydroélectrique. - Du fait de sa grande étendue, la commune conserve de nos jours une vocation essentiellment agricole, orientée vers l'élevage de moutons, des bovins et les cultures céréalières. - La petite manufacture de chaussures a cessé de fonctionner en 1988 - L'effet "Civaux" et le tourisme estival ouvrent de nouvelles perspectives : nouveau lotissement pour un quinzaine de familles liées à l'exploitation de la centrale, aire de loisir en bordure de l'étang du petit moulin.