Le Forum des Archivistes 2016 : Méta/morphoses
Cette année a eu lieu le Forum des Archivistes 2016, à Troyes. Cette année, le numérique était à l’honneur, comme vous le verrez sur le programme disponible sur le site. D’ailleurs, pour montrer à quel point nous sommes branchés, il y avait même une application pour les smartphones, que j’ai téléchargée en bon geek. Les alertes étaient d’ailleurs fort utiles. Merci donc à Limonade & co pour cette dernière !
Qu’ai-je fait ?
Je ne détaillerai pas ici tout ce que j’y ai fait, mais sachez que j’ai été présent dès le premier jour - pratiquement depuis le début - et jusqu’au bout. Je n’ai pas assisté au discours d’ouverture parce que j’étais occupé, mais j’étais bien là lors du discours de fermeture.
Au passage, vous avez pu me voir à plusieurs occasions. J’ai notamment été à l’accueil et au stand au moment de l’ouverture le premier jour. Vous pouvez voir mes photos sur twitter pour me reconnaître et vous dire “ah mais oui, c’était ce mec louche qui traînait partout”. Pour résumer, j’étais le type bizarre blond, barbu et vaguement chevelu. Vous voyez bien de qui je parle, hein ? Je plaisante... Parfois, j’accompagnais des collègues sur les stands.
Ce forum fut entre autres l’occasion de revoir des archivistes que j’ai pu rencontrer dans le cadre de mon travail ou grâce à twitter (pour le cas d’au moins une personne), voire de voir quelques-unes des personnes que je suis sur ce même réseau social. Je n’ai pas parlé avec elles, pour la plupart, mais bon, je suis du genre introverti...
Naturellement, puisqu’on n’était pas là uniquement pour jouer au pique-assiette près des stands (même si c’était un sport que je pratiquais très souvent pendant ces trois jours), j’ai assisté à des conférences et ateliers, et ce jusqu’au bout d’ailleurs car j’ai suivi une dernière conférence jusqu’à 15h avant la restitution des sprint data et le discours de clôture.
Qu’en ai-je pensé ?
Tout d’abord, je ne m’attarderai pas sur certains points, comme la logistique. On avait ce qu’il fallait, de quoi manger et boire quasiment toute la journée, et gratuitement, un plateau-repas et tout. Il y avait quelques soucis comme la taille de certaines salles, trop petites, ou d’autres comme les transports s’achevant très tôt, mais honnêtement, mais ce ne sont que de petits bémols qui ne nuisent pas à l’harmonie de la symphonie.
Conférences, ateliers et tables rondes (sans Arthur)
Sans surprise, es sujets étaient intéressants. Pas toujours évidents à comprendre pour un assistant-archiviste en formation, mais pas intéressants. On regrettera surtout de ne pas posséder le don d’ubiquité afin d’assister à plusieurs choses à la fois. D’un autre côté, on ne va pas se plaindre d’avoir une offre aussi large ! Dans la vie, il vaut mieux trop de choix que pas assez...
Des sujets m’ayant été imposés, j’aurais adoré piocher comme je voulais, mais je ne pouvais pas. On fera avec... Et avec un peu de chance, on aura des compte-rendus de tout ça, je ne m’inquiète pas. Il faut bien archiver ce que les archivistes produisent, non ? Le contraire serait un comble...
Je parle peu de cet aspect pour le moment, mais c’est parce que j’y reviendrai dans un ou des futurs articles. Je ne veux pas pondre un article trop long pour commencer, mais sachez que j’ai particulièrement apprécié l’atelier sur l’archivage dans le milieu pharmaceutique pour des raisons d’affinités personnelles (ou plutôt professionnelles). Oui, je suis “chauvin”, on va dire.
Et côté stands ?
Les gens des stands étaient sympathiques et accueillants. J’ai vu bien pire ailleurs, dans les salons, conventions, festivals ou autres événements fréquentés par le passé. Quand un exposant affiche une mine patibulaire de chat persan, ce n’est pas très engageant pour... engager la conversation. Ici, ce n’était pas le cas.
Mention spéciale aux étudiantes de l’école des chartes, qui n’avaient pas un rôle facile. Clairement, certaines n’étaient pas forcément à l’aise, mais je n’aurais pas été mieux à leur âge et dans leur cas. Je pense que ce n’est jamais évident parce qu’il faut un petit côté “vendeur” et, quand on est introverti de base, aborder les gens qui regardent votre stand est une véritable épreuve.
Je me souviens avoir constaté le même genre de problème chez les étudiants présentant leur Master au Salon du Livre, notamment sur le stand d’une connaissance. Cela crée souvent une situation bizarre où exposant et visiteur se regardent sans savoir comment créer le contact. La logique voudrait que l’exposant montre sa disponibilité, mais les choses ne sont pas si aisées.
Cela dit, même si l’épreuve n’était pas évidente, elles ont su représenter leur école et présenter les différentes voies qu’elle offre. Je leur tire donc mon chapeau. Bon, je n’en porte pas, mais vous saisissez l’idée. C’en est au point où je songe même à reprendre des études après la fin de ma formation.
Que l’on m’excuse si ça semble être une critique, mais pour le coup, c’est un peu le “vendeur” en moi qui s’éveille et réagit, vu que j’ai été un bref moment dans ma vie vendeur et employé de rayon. Disons qu’il faut être proactif... Mais étant introverti de nature, je n’ai pas moi-même été le vendeur idéal, et leur stand n’avait, contrairement à d’autres, rien de commercial.
Cela dit, l’aspect commercial ou non n’est pas une critique non plus car j’ai sincèrement apprécié les stands dans leur ensemble. Du moins, ceux que j’ai osé approcher malgré mon côté sauvage car si j’ai évoqué la difficulté des exposants, c’est vrai aussi dans l’autre sens, quand on est visiteur.
Je trouve donc vraiment brillante l’idée d’introduire des petits jeux avec des prix à la clé pour pousser les visiteurs à participer et se lancer afin de découvrir les exposants. Une de mes collègues a d’ailleurs remporté quelque chose à cette occasion.
Autre chose ?
Je crois avoir abordé à peu près tous les sujets. Je regrette de ne pas avoir abordé un méta/coach, mais bon... Dans les faits, il y a des tas de choses que je regrette de ne pas avoir pu faire, comme le dîner de gala, là encore pour des raisons de transport entre autres, ou certaines visites ou activités se déroulant en parallèle du forum.
Étant membre de l’AAF, j’ai également assisté à l’AG, mais je ne m’attarderai pas sur ce point car je ne vais pas non plus faire le compte-rendu à la place du CA. Il faut simplement retenir qu’on est une association qui déchire et qu’elle est dirigée par un bisounours ! C’est le plus important.
J’ai beau voir, je ne pense rien oublier... Nous arrivons donc à la...
Conclusion
Bien, pour une première expérience, elle était bonne. Ce fut agréable de rencontrer des gens, de discuter avec eux, de découvrir leurs expériences enrichissantes ou d’avoir leur point de vue sur différents sujets. Nous avons toujours quelque chose à tirer des autres quand on s’ouvre et prend la peine de lever la tête pour voir le vaste monde.
Il y avait un peu de tout en ce qui concerne les opinions, y compris un peu (beaucoup ?) de provocation (je pense à un intervenant en particulier, et ceux qui ont suivi la même chose doivent savoir de qui je parle). On approuve ou non, mais indépendamment du ton, ça reste du partage.
Bref, un forum très plaisant qui donne envie de s’investir davantage dans le milieu archivistique et l’association elle-même. D’ailleurs, ça me plairait bien d’écrire un article à l’occasion... Ce sera à voir plus tard !
En somme : ces trois jours à Troyes m’ont octroyé beaucoup de joie














