⚡Alinne, the electric magical girl⚡
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⚡Alinne, the electric magical girl⚡
Mermay du jour - Alinne en poisson papillon
1000 ans après le pride month, voilà les sales gosses à la Pride.
Alinne Rosa My Facebook page: http://facebook.com/WillCostaIllustration My Instagram: http://instagram.com/_willcosta
Alinne, the Demon Squad's (self appointed) stylist, making everybody look cute 💁♀️
Just some sketches of my OCs since it’s been a while since I drew them and someone suggested me on Twitter to draw more Alinne. She’s one of my fave OCs hahaha
Préquel : Soirée de fin d’année - Partie 5
Suite de la longue préquel de juin. Pour lire la partie 1, c’est par là, pour lire la partie 2, c’est par ici, pour la partie 3, c’est par ici, et pour la partie 4 c’est là.
Pour un rappel de mes affreux jojos et de leurs relations, c’est par là.
TW : problème de self estim, alcool, vomi
Charlène était plutôt jolie. Un carré blond, une robe blanche assez longue, des yeux clairs, un visage fin. Ses mains étaient douces. Son regard aussi. Oui, mais elle était de droite, pensa Selim. Il pouffa intérieurement. C’était bien une remarque à la Marina, ça. Mais c’était pas faux. Ça n’allait pas l’empêcher de danser avec elle, parce que merde, ça n’engageait à rien, mais il ne passerait pas la soirée avec elle non plus. Elle le fixait depuis tout à l’heure. Est ce que elle avait envie qu’il se passe quelque chose ? Non, il devait se faire des idées. Avec son physique banal, il ne devait pas lui faire très envie. Surtout qu’elle était vraiment jolie. C’était agréable de mater quelqu’un sans se prendre la tête, aussi. De ne pas avoir les histoires et souffrances qui pouvait aller avec. Il pensa à Myriam. Est ce que la soirée se passerait bien pour elle ? Si lui commençait à sortir de ça, elle pas du tout. Il sentit les doigts de Charlène contre les siens. Okay, peut être qu’elle voulait un truc ? Il paniqua un peu. Il était toujours angoissé par les fleurts comme. La dernière fois, avec ce gars, il avait finit par lui vomir sur les chaussures après seulement quelques bisous. Le stress et le joint mélangés avait fait mauvais ménage. Est ce que lui en avait envie, là ? D’autre chose que juste une danse ? Merde, il était paumé. Et puis… Et puis c’était pas vraiment Charlène a qui il pensait en vérité. C’était con, mais ça le bloquait. Il fit un sourire gêné et laissa glisser ses doigts de ceux de sa partenaire de danse, prétextant aller chercher un autre verre.
Alinne était venue le chercher, et sur le moment il l’avait fusillé du regard. “Ça n’a rien à voir avec ce qui s’est passé l’an dernier” avait-elle assuré. Peut être, mais elle aurait pu choisir quelqu’un d’autre que lui pour faire rager son mec, merde. Daniel soupira. Ce n’était pas non plus désagréable de danser avec Alinne. Elle le faisait n’importe comment, mais lui aussi. Et puis ça le faisait bien rire de voir Eric bouder un peu, bien qu’il ait rapidement rejoint Adia pour accorder ses mouvements aux siens. Ils dansaient bien mieux qu’eux. Surtout Adia, mais Eric aussi se démerdait bien. Il se tourna vers Alinne, qui après avoir lancé un regard satisfait à Eric, pouffait un peu en voyant Dan se démener pour tenter d’être dans le rythme.
“On a l’air cons, hein ?”
A qui la faute, petite futée ? Dan essaya de retenir son regard blasé, mais rien n’y fit. La grande blonde laissa échapper un petit rire avant de prendre les mains de Dan avec un regard complice.
“Ça t’embête pas, quand même ?”
Si. Mais ça avait l’air de tellement lui faire plaisir qu’il laissait passer. Et puis Alinne avait toujours été là pour lui. Elle avait tellement de patience pour l’écouter déblatérer sur Martin durant des après midis entières, une tasse de thé brûlante sur les genoux. Il pouvait bien faire ça pour elle. Il n’avait juste pas envie qu’elle se fasse bouffer par Eric. Ok, elle aussi ne devait pas être simple, mais il était très con des fois avec elle. Enfin, Dan n’avait que le point de vue de son amie, ça devait aussi être biaisé. Il lui offrit un sourire grognon qu’il savait si bien faire.
“De toutes façons, c’est pas comme si j’allais vraiment danser avec quelqu’un d’autre…”
C’était vrai. Scott était avec son mec, et ça roulait pour eux deux. Et Martin… Martin, il n’aurait pas vraiment réussi à lui demander. Enfin, pas juste eux deux. De toutes façons, il détestait danser, il détestait la foule et par dessus tout, il était déjà saoulé par cette putain de soirée.
“Dis pas ça, je suis sûr qu’un tas de petits gars et de petites meufs se feraient un plaisir de t’inviter…”
Faux. C’était faux. Il le savait. Scott avait été un coup de bol, Alinne le résultat d’une soirée alcoolisé. En vrai, il faudrait être fou pour vouloir de lui. Ou maso. Même si Martin avait été attiré par les mecs, Dan était sûr qu’il n’aurait jamais voulu de lui, et à raison. Il juste un gros con, se répétait-il. Et un gros con borné pour être toujours amoureux de son ami d’enfance.
“Me regarde pas comme ça… Crois le ou pas, mais je t’assures que c’est vrai.”
Daniel roula des yeux. Bien sûr que non. C’était tout sauf vrai.
Myriam n’arrivait pas à détacher ses yeux de Dan et d’Alinne. Oui, c’était stupide. En plus elle savait que Alinne faisait ça pour emmerder Eric. Mais pourquoi Dan avait accepté ? Parce qu’il étaient potes, il fallait vraiment qu’elle arrête de psychoter. De toutes façons, il était déjà à fond sur Martin. Mais bêtement, même en sachant ça, elle aurait aimé être à la place d’Alinne. A tenir ses mains un peu robustes. A regarder son pull trop grand voltiger sous les lumières rosâtres et bleues. Il ne dansait pas très bien, c’était le moins qu’on puisse dire. Sa tête tentait de suivre la cadence, secouant ses courts cheveux crépus; mais c’était peine perdu, il était complètement à contre temps. Elle trouvait ça adorable. Merde. Il fallait qu’elle pense à autre chose. Ses yeux s’arrêtèrent sur Selim qui reprenait un soft au bar. Elle avait clairement envie de reprendre une bière de son côté, mais mieux valait ne pas le recroiser. Elle avait bien vu sa tête déconfite un peu plus tôt dans la soirée, et s’en voulait toujours pour ça. C’était dur pour lui aussi, et elle le savait. Si seulement il pouvait passer à autre chose. Et elle aussi par la même occasion. Elle sentit une main froide sur son épaule et se retourna. Marina. Au moins quelqu’un qui ne ramenait pas trois tonnes de drama avec elle. C’était déjà ça.
“Tu veux savoir la dernière avec cet abruti de Milo ?”
Raté. Enfin, au moins ça ne la concernait pas, et même si elle avait de la peine pour Alexia, et même pour Milo, qui avait l’air d’en avoir bavé, ça n’allait pas trop la replonger dans ses propres histoires. Questionnant Marina pour en savoir plus, elle se laissa aller aux commérages tout en piquant dans la bière de son amie. Autant s’amuser un peu. Et surtout, penser à autre chose.
C’était le moment des slows. C’était arrivé plus vite que prévu et Elisa n’avait pas eut le temps de dire ou de préparer quoi que ce soit que Claire était déjà dans ses bras. Merde. Bon, il fallait le prendre pour ce que c’était. Une genre de danse d’adieu. Ça sonnait triste et ça l’était. Elle aimait beaucoup Claire. Elle était maligne, adorable et passionnante. Et puis elle était géniale au pieu. Mais l’amour était parti, et ça elle ne pouvait plus rien y faire. Elle ne savait pas jouer la comédie et surtout, elle ne supportait pas ça. Et pourtant… Pourtant c’était dur. Sentir le corps de la petite rouquine dans sa robe verte criarde contre le sien la faisait douter. Et si elle leur laissait une chance, après tout ? Non, non, non. Elle y avait mûrement réfléchit. Cette situation allait pourrir, sinon et ne faire que plus de mal. Mais merde. C’était trop dommage. Elle caressa la peau douce de sa petite amie, passant ses doigts sur ses tâches de rousseurs, et l’embrassa dans le cou, sentant une dernière fois son parfum aux agrumes. C’était bientôt fini. Et c’était de sa faute. Mais elle n’avait pas le choix.
Alors qu’il se resservait une énième fois du multi-fruits aussi fluo que dégueulasse pour échapper aux discussions de droite de ses camarades de ES, Selim pensa qu’il allait vraiment finir par avoir envie de pisser.
“Alors, on pécho une meuf de droite ?”
Et voilà, ça n’avait pas loupé. Enfin, ça voulait dire qu’elle l’avait remarqué, au moins un peu, non ? Stop, c’était pas le moment des faux espoirs. Marina charriait tout le monde. Il la détailla, alors qu’elle venait de débouler après une danse avec Maël. Elle avait assagi son look pour la soirée, mais ça lui allait bien aussi. Son maquillage aussi, c’était joli, le fard à paupière brique allait bien avec le gris de ses yeux tombants. Enfin, il n’y connaissait rien, mais il trouvait ça chouette. Et puis on voyait bien ses seins, enserrés par son bustier. Putain, il allait pas loucher dessus, il allait passer à raison pour un putain de dégueulasse.
“On a juste dansé, c’est pas comme si il s’était passé grand chose.”
Il vit un petit sourire se dessiner sur le visage de la petite anar. Est ce que ? Non, non, il devait encore surinterpréter. Elle était peut être encore un peu sur Maël, en plus. Bon, ça aurait été bizarre, vu qu’elle l’avait poussé dans les bras d’Alexia, mais elle n’était pas à une contradiction près.
“Tu fais ce que tu veux après tout, si ça t’amuse de collaborer.”
Quelle sale gosse, ce qu’elle pouvait jouer avec ses nerfs quand elle s’y mettait. Oui, c’était juste pour rire, juste une petite provocation, mais ça l'agaçait un peu. Peut être parce qu’il avait peur qu’elle le pense un peu, au fond.
“T’as qu'à rester un peu pour surveiller que je n’ailles pas trop voir l’ennemi… C’est pas de ma faute si y’a que ça dans ma classe.”
Quel abruti. Sa langue avait marché bien plus vite que sa tête, comme souvent. Et il n’avait même pas l’excuse de l’alcool, lui. Merde. Merde. Merd…
“Haha, très bien, mais viens, on va danser, je me fais chier au bar.”
C’était inattendu. Inattendu mais tout sauf désagréable. Selim se laissa guider par sa comparse dans la salle pour trouver un bon endroit pour se déhancher librement, sans trop y croire. Cette soirée était pas si mal finalement.
Préquel : Soirée de fin d’année - Partie 4
Suite de la longue préquel de juin. Pour lire la partie 1, c’est par là, pour lire la partie 2, c’est par ici et pour la partie 3, c’est par ici !
Pour un rappel de mes affreux jojos et de leurs relations, c’est par là.
TW : tension sexuelle, Dan triste (pour changer), virilité toxique de Milo, Maël se fait victim (pour changer), alcool, amours unilatéraux
Quand elle vit la grande blonde arriver, Adia courut vers elle. Enfin une tête connue. Plus exactement une tête connue qui n’en voulait pas à son cul, ce qui était non négligeable. Un peu en retrait, elle aperçut Eric, qui faisait semblant de ne pas les voir. Ce qu’il pouvait être relou quand il s’y mettait. N’empêche qu’il avait accordé son nœud papillon à la robe d’Alinne. Elle sourit. Elle avait envie que ça s’arrange entre eux. Ils s’aimaient, c’était évident. Mais c’était pas toujours aussi simple. Elle sourit à Alinne pendant qu’elles échangeait des banalités. Comme elle avait l’avantage de ne pas être au cœur des dramas de couples, elle avait tout loisir de s'inquiéter. Sa mère serait surement demandée bientôt à la capitale au vu de son boulot de chirurgienne. Elle se demandait si ça allait vraiment dégénérer. Comment ses petits frères allaient vivre tout ça. Elle encore, son lycée était presque finit, mais eux c’était des petits gosses. Merde. Penser à la soirée. Elle pris un verre de bière et se concentra sur sa discussion avec Alinne. C’est vrai qu’ils avaient passé leur bac de science, les L. Elle aurait crié veinards si elle n’aimait pas autant ça. Eric s’approchait. Elle aurait bien parlé de ça avec lui, mais quelque chose lui disait qu’ils voulaient rester seuls. Remplissant son verre à nouveau, elle s’éclipsa en silence.
Si elle avait cru être discrète c’était raté. Eric soupira. Au moins maintenant, ils pourraient parler. Il ne savait pas comment aborder la discussion. Rien n’était clair déjà dans sa petite caboche, alors le formuler. Il se racla la gorge… et les lumières s'éteignirent. Flash sur la scène, le directeur au micro. Putain, le discour. Quel timing. Il sentit un petit coup de coude, et tourna la tête. Alinne souriait. Elle lui pointa son nœud papillon. Il sourit maladroitement en retour. Bon, elle avait remarqué. C’était déjà ç… Il sentit clairement un pied contre le sien. Des doigts frôlant les siens. Il ne voulait pas tourner la tête. Il savait très bien. Merde, il allait vraiment finir par bander. Il respira et essaya de se concentrer sur le discours du directeur. Les mots se mélangeaient et rien n’était clair, surtout quand il sentit un souffle dans son cou. Il ne devait rien laisser paraître. Ça faisait partie du charme. Il se mordit la lèvre. Raté. Il ne pu s’empêcher de laisser ses yeux suivre Alinne qui souriait déjà bien trop.
Les lumières venaient de se rallumer. Dan reporta ses yeux sur Martin. Il avait vraiment soigné son look ce soir, ça se voyait. Déjà qu’il faisait attention de base. C’est surement pour ça qu’il avait pensé qu’il pourrait être intéressé. Oui, c’était con de se fier à des fringues et un sidecut teint mais il avait 15 ans à l’époque et il était idiot. Il l’était encore d’ailleurs pour s’amuser à se faire encore subir ça. Pourquoi il ne prenait pas du recul, comme Selim ? C’est pas comme si il y avait un espoir. Mais Martin… Martin lui faisait du bien. Au moins autant qu’il lui faisait du mal, alors ça lui allait. Il était vraiment mignon dans sa petite chemise fleuri. Et son air embêté quand il galérait avec ses bretelles. Merde. Stop Dan. Il se dit qu’il devrait peut être aller plutôt avec Alinne pour ne pas trop penser à son “meilleur ami”, mais elle semblait déjà bien occupée à chauffer ce relou d’Eric. Tant pis. Au moins il était content d’être là. Avec Martin. Et tant pis pour le reste.
Milo les avait vu entrer. Est ce qu’ils se tenaient la main ? Non, il avait dû mal voir. Et elle souriait en plus. Elle avait toujours l’air mal à l’aise quand lui le faisait. Elle disait que c’était un peu trop niais pour elle. Mais là elle ne se gênait pas pour le faire. Avec lui. Pourquoi lui ? Il était pitoyable dans sa chemise beaucoup trop grande. Une pichenette et il tombait. Il était sur que c’était même pas lui qui avait fait le nœud de sa cravate. Pathétique. Il serra les poings. Et elle était si belle à côté. Son dos large, son regard posé, ses lèvres rouges. Si seulement… Si seulement elle n’avait pas tout gâché. Merde. Il s’approcha d’Alexia, essayant de faire fit de la main de cette dernière dans celle de Maël. Quelques banalités sur la soirée, le discours chiant. Elle avait l’air souriante pourtant. Ça lui faisait plaisir qu’ils parlent, alors ? Il espérait. Quand est ce qu’elle allait se réveiller ?
Quand est ce que ce gros con allait se réveiller ? Maël fulminait. Il voyait bien comment Milo regardait Alexia. Et comment il le regardait lui. Son putain de dédain, cette sale condescendance, il allait la lui faire ravaler. Enfin, il l’aurait fait il si il avait eut ne serait qu’un peu de répartie, ce dont la vie ne l’avait pas doté. Alors il le regardait en silence, l’envie de cracher sur son “si beau costard” bien trop prégnante.
“Haha, dommage que tu ais rien trouvé à ta taille du coup.”
Gros con. C’est pas parce que tu fais 1m84 et que tu sais faire des pompes claquées que tu as le droit de m’humilier, ruminait Maël.
“C’est con, ouais.”
S’écraser était une seconde nature chez lui des fois.
Marina voyait bien que son meilleur pote avait clairement besoin de se changer les idées. Il serrait son verre de vodka-ananas bien trop fort pour le bien de cette petite merde en carton. Elle s’approcha avec sa pseudo désinvolture naturelle et posa une main sur l’épaule de Maël.
“Allez, tu viens danser ? Alex, je peux te le piquer ?”
Alexia comprendrait très bien, et ça se voyait à 10 kilomètres qu’elle était gênée par la situation. La pauvre, se coltiner une sangsue telle que Milo. Elle, elle n’aurait pas tenue, elle aurait fini par exploser. Enfin, c’est ce qu’elle aimait se dire. C’était facile de jouer la grande gueule quand ça concernait les autres.
Elle pris le bras de Maël, l'entrainant danser sur un tube commercial à la con. Elle se trémoussait bêtement, mais ça faisait du bien. Reprenant quelques gorgées d’alcool, elle entendit son pote maugréer :
“Mais quel sale connard quand même”
Difficile de le nier. Elle aussi trouver Milo détestable. Et puis il faisait chier Maël, et ça c’était déjà impardonnable. En plus c’était un sacré social traître avec de la virilité toxique à ne plus savoir quoi en foutre. Que des défauts.
“Évidemment, ça je vais pas le nier. Mais t’inquiètes, Alex sait très bien où elle en est. Penses pas à ça, profites”
Facile à dire pour elle. Mais si elle avait été à sa place elle aurait aussi ragé. Elle était facilement salée, elle aussi. D’ailleurs à ce propos… Elle chercha Selim des yeux. Ce n’était rien de concret, se disait-elle. Juste… Juste comme ça ? Il était cool, de gauche, et en plus il lui envoyait de bons memes. C’était pas mal. Elle se renfrogna. Il dansait pas avec cette conne de Charlène, dans sa classe ? Elle était pas de droite, elle déjà ? Aaaah merde, ne pas penser à ça. C’était con. Elle ramena son attention sur Maël qui dansait maladroitement en bougeant son bassin plus ou moins en rythme. Marina eut un petit rire. Elle n’avait pas besoin de drama pour elle ce soir, les autres en aurait suffisamment. Et puis il y avait la guerre qui arrivait. C’était assez dingue d’être ici et de faire les cons alors qu’à Paris, les répressions policières étaient de pire en pire, et que les pays refusant de payer la dette étaient mis dos au mur. Elle sentit sa culpabilité pointer. Celle qui lui disait que c’était une mauvaise militante, qui n’en faisait pas assez. Qu’elle ne changeait rien, qu’elle parlait beaucoup mais ne faisait pas grand chose. Merde, pas ce soir. Oui, elle avait la chance d’être là. De se dire ça. Mais à ce moment, elle n’avait pas envie d’y penser. Elle calqua ses mouvements de bassin sur ceux de Maël et fit un regard exagérément intense. Elle le vit ricaner en tournant un peu la tête et sourit à son tour, avant de reprendre un peu de bière. Elle était là, autant en profiter.
Milo la regardait beaucoup trop intensément depuis tout à l’heure. Alexia ne savait pas dire si elle préférait quand Maël était encore là pour assister au massacre, ou maintenant qu’il était parti danser, la laissant en tête à tête avec son ex. C’était surement mieux comme ça, c’était à elle de régler ça. Alors pourquoi elle souriait avec malaise depuis tout à l’heure ? Pourquoi elle ne l’envoyait pas chier une fois pour toute ? Elle en était incapable. Comme ces fois où elle lui avait assuré des “je t’aime” sans en penser un mot. Merde, il était sur sa lancée en plus.
“Et tu voudrais pas aller danser ? Comme au bon vieux temps ?”
Putain. Comment répondre à ça ? Elle n’était pas gênée de danser avec Milo, mais elle savait bien ce qu’il y mettait derrière.
“Ok, mais pas longtemps, je rejoindrais Maël après, et… ça ne veut rien dire, d’accord ?”
Alexia le vit déglutir. Qu’est ce qu’il contenait ? Sa colère, sa tristesse ? Elle lui aurait bien hurlé de dire les choses mais elle aurait bien été mal placée pour ça. La main de Milo attrapa la sienne. Il avait bien plus de poigne que Maël. Il jouait là dessus, là maintenant. Qu’est ce qu’il pensait ? Ca n'allait rien changer. Il la fit tourner doucement. C’est vrai qu’il n’allait pas danser avec elle comme tout le monde. C’était vulgaire, monsieur ne dansait pas comme les gens en boite, comme les salopes et les poivrots. Ce qu’il l’agaçait, là maintenant. Oui, elle s’en voulait, oui il lui avait fait du mal, et devait toujours en faire. Mais merde.
Milo sentir les mains calleuses d’Alexia au creux des siennes. Voilà là où elles auraient dû toujours être. Cette chaleur l’envahissait, il profitait du moment, les yeux mi clos, au milieu de cette fête stupide et de ces musiques de merde. Si seulement tout redevenait comme avant. Si seulement elle pouvait réaliser. Les lumières criardes jouaient sur son beau visage et sur ses cheveux rasés. Quand il faisait un pas vers elle, elle trouvait toujours le moyen de reculer. Merde… C’était vraiment peine perdu ?
TAG URSELF. (je veux tout savoir)
Perso je suis un mélange entre Maël & Marina, adieu. (et un peu Selim/Martin)