Après un dernier week-end de tractations, les autorités américaines seraient sur le point d'infliger une amende de 6,6 milliards d'euros à la BNP pour avoir enfreint des embargos américains en réalisant des opérations en dollars depuis l'Iran, Cuba et surtout le Soudan entre 2002 et 2009.
Selon le Wall Street Journal, la banque française aurait accepté de plaider coupable et éviterait ainsi un éventuel procès.
Au départ, l'enquête de la justice américaine a porté, selon le quotidien, sur plus de 70 milliards d'euros de transactions. A l'arrivée, 22 milliards d'euros auraient été «volontairement dissimulées» par l'établissement français. Si ces transactions via des banques régionales en Afrique de l'Est, au Proche-Orient et en Europe ou avec des sociétés et des agences gouvernementales au Soudan étaient prohibées aux Etats-Unis, elles auraient été autorisées en Europe et même par l'ONU.
En plus de cette somme, l'accord signé prévoirait le départ d'une trentaine de cadres de la banque française et probablement le remboursement des primes liées aux transactions frauduleuses qu'ils ont touchées pendant cette période. Plusieurs d'entre eux ont déjà fait leurs valises, tel George Chodron de Courcel, 64 ans, directeur général délégué, et Dominique Remy, 60 ans, responsable de la banque de financement et d'investissement de la filiale belge BNP Paribas Fortis.
Plus grave, BNP pourrait se voir interdire pendant plusieurs mois de réaliser des opérations de trading en dollars US. Si cette sanction ne devrait viser que les activités aux Etats-Unis, elle donnerait tout même un sérieux coup d'arrêt commercial à la filiale US de la BNP avec le départ de nombreux clients.
Ces sanctions vont-elles faire plonger la BNP ? Lors des commémorations du Débarquement, ce dossier avait pris une tournure politique. François Hollande avait dénoncé une sanction «disproportionnée» et «injuste» avec un risque de déstabilisation du système financier mondial. Son homologue américain Barack Obama avait simplement répondu qu'il ne se «mêlait» pas des affaires de justice... Quoi qu'il en soit, les dirigeants de la BNP répètent depuis plusieurs semaines que cette amende ne risque pas d'entraîner la faillite de la première banque française. L'amende représente peu ou prou 10% de ses fonds propres (91 milliards d'euros) ou un peu moins de deux ans de bénéfices. En outre, la banque détient une réserve de liquidités de 247 milliards d'euros (au 31/12/2013).
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Bnp Paribas crolla in Borsa davanti alla prospettiva di una mega multa da 10 miliardi di dollari da parte delle autorità americane. L’istituto francese è arrivato a perdere fino al 6%, ai minimi da 8 mesi, spazzando via quasi 5 miliardi di dollari di capitalizzazione della banca, per poi recuperare in parte segnando a meno di mezz’ora dalal chiusura un ribasso del 3,17% a 50,980 euro. Secondo il «Wall Street Journal», il Dipartimento di Giustizia starebbe valutando la pesante sanzione dopo aver messo sotto accusa Bnp Paribas per aver violato le sanzioni imposte da Washington contro l’Iran e altri Paesi nel corso di diversi anni. Una multa da 10 miliardi sarebbe molto più alta dei profitti totali, pari a circa 4,8 miliardi di euro, ottenuti nel 2013 da Bnp Pariba. La Banque de France, la banca centrale francese, ha reso noto di seguire il caso «con la più grande attenzione . Nessun commento invece da Bnp Paribas, che per la multa potenziali negli Stati Uniti ha accantonato 1,1 miliardi di euro su un totale di 2,7 miliardi per la pendenza legale.
Moody’s intanto ha abbassato il rating della banca, insieme a quello di Credit Agricole e Societé Generale e di altre 82 banche europee, tra cui Unicredit.
Un accordo tra le autorità americane e la banca francese alla fine potrebbe far scendere sotto i 10 miliardi di dollari, ma si tratterebbe pur sempre di una delle maggiori multe imposte a un istituto straniero . Gli investitori temono che Bnp Paribas possa essere esclusa dalla attività negli Usa se non accetterà di pagare una multa salata e vorrebbero un’intesa veloce per eliminare l’incertezza. Nel dicembre 2012 Hsbc è stata multata per 1,9 miliardi di dollari con l’accusa di avere aiutato il cartello della droga a riciclare denaro sporco e aver aiutato i clienti ad aggirare le sanzioni Usa per avere fatto affari con Paesi come Iran, Libia, Sudan, Myanmar e Cuba. Il Credit Suisse ha invece accettato di pagare oltre 2,,5 miliardi per aver aiutato alcuni clienti americani ad evadere le tasse