Bruce WEBER, “Branded Youth”, 1997. Couverture de l’album.
Sans doute un des albums de photographies les plus importants des années 1990, où Bruce Weber montre de manière, non pas exactement intime, mais disons, rapprochée, aiguë, les jeunes Américains. Ceux qui, désormais quadras, vont faire l’élection du 3 novembre.
Le noir & blanc si vivant de Bruce et, quelquefois, sa couleur, donnent un caractère de document ineffaçable, imputrescible, intemporel en même temps à ses grands clichés, à ses portraits “nus” (que le modèle soit habillé ou pas). Outre la jeunesse scarifiée de l’Amérique de Bill Clinton, Weber confie dans cet album un reportage sur les écoles de la Chine communiste, un autre sur le sport chez les jeunes Américains, enfin une collection de portraits de jeunes artistes, acteurs, chanteurs, lorsqu’ils étaient encore presque inconnus.
Or, de toutes ces sources diverses ressort une réalité impalpable, presque indicible… mais tout est dans le titre : branded youth. Ces jeunes-là sont entrés armés dans le XXIème siècle, d’une arme symbolique mais qui dit qu’ils ont passé l’épreuve de la douleur : leurs scarifications, leurs piercings, leurs tatouages… Bruce montre qu’ils sont tendres et rieurs, mais prêts au combat.














