EnterActive, Los Angeles.
EnterActive se présente sous le forme de deux modules distincts : une partie est sur un immeuble, l’autre est à la sortie d’un immeuble. Il y a d’un côté un tapis de capteurs tactiles (qui s’active par la pression des passant en marchant dessus) ou des leds sont incrustées au sol, à l’entrée du bâtiment. Il est le point de départ de l’interaction (élément de contrôle et de commande de l’éclairage comme on pu l’être des écrans tactiles dans les projets vu avant). Parallèlement à ceci, les artistes ont réalisé une installation lumineuse sur une façade, constituée d’une grille de néons en forme de carrés rouges, accrochée au mur extérieur du bâtiment reprenant la même organisation générale. Le citadin va venir éclairer (ou éteindre) les leds en rentrant en contact avec le sol, en ayant un effet immédiat à l’action en cours. Il est en quelque sorte l’interrupteur de la façade. Le dernier module à l’installation est un écran situé a proximité du sol éclairé. C’est sur celui-ci que le citadin va prendre conscience de son action et de l’importance de ses déplacement dans l’espace public : si, par exemple, il marche sur le carré (éteint) situé en bas à droite du sol, celui s’allume et cette action est immédiatement répétée sur la façade de l’immeuble (à contrario, si la dalle était allumée, par l’action du citadin, elle va s’éteindre). La façade entière de l’immeuble vit pas l’action seule du citadin, pour ainsi faire varier l’ambiance générale des rues (celle de la façade et celle du sol). C’est le mouvement d’entrée ou de sortie du citadin qui va venir modifier l’espace formel du milieu urbain dans lequel l’installation est implantée. C’est ici la traduction littérale du mouvement qui est mise en lumière aux yeux de tous.
EnterActive dévoile un tout autre espace : celui de l’espace privé. Car ici, c’est bel et bien l’espace privé qui est donné à voir dans l’espace public (puisque la dalle qui sert d’interrupteur est située dans le hall d’un immeuble, l’habitant est donc obligé de passer dessus). Chaque sortie (ou entrée) est donc matérialisée. Il y a une confrontation entre l’espace public et l’espace privée. Le dernier aspect, qui n’est pas des moindre, est la mise en relation des habitant de l’immeuble. Ce projet insère une dimension sociale et ludique : le hall n’est plus uniquement un lieux de passage, il devient un créateur de relations. Les habitants de l’immeubles, les citadins se retrouvent autour de cette dalle pour partager, communiquer et improviser des jeux (allumer ou éteindre dans son intégralité la façade, faire des dessins, passer des messages...)
On retrouve avec ce projet la notion de ville comme un nouveau terrain d’expérimentation et de jeux.