Le ciel est menaçant sur l’Argolide. Les sommets se perdent dans les nuages. Puis le soleil trace une frontière sur les oliviers et les pierres. Il se met à pleuvoir alors que la lumière rose du couchant joue dans la dentelle des nuages. De discrets arcs-en-ciel font carrière.
« - C’est beau la Grèce ?
- C’est beaucoup de rois et de chèvres éparpillés sur du marbre.
- Si les rois sont dorés et les chèvres angora, cela ne doit pas être mal au soleil levant. ... Des dieux aussi, en quantité ? Pâris dit que le ciel en grouille, que des jambes de déesses en pendent. »
C’est exactement ça, ce soir, alors qu’une couverture marine noie le paysage. Nous montons vers l’ouest et atteignons un col. De là, la mer se donne, entre les îles et la côte en dentelles.