Atlas hétérogène
Le flux a ainsi une incidence sur la manière dont les images sont produites, diffusées, réceptionnées, consommées – en masse. Une forme d’autogestion de l’abondance s’est mise en place par et pour l’utilisateur 25, en dialogue avec des forces hégémoniques qui dispensent les contenus via des algorithmes. L’abolition des hiérarchies, si elle est envisageable dans la variété des contenus visibles, est donc à relativiser dans la manière dont l’utilisateur y a accès. Je vois ainsi le Web comme un atlas hétérogène, fait de ruptures et de glissements 26, au sein duquel, comme l’affirme André Gunthert, l'information fluctuante nécessite l'adoption d'un point de vue 27. Le flux pourrait alors paradoxalement encourager des pratiques personnelles et stimuler les choix de l’artiste qui glane sa matière première en ligne. Ce dernier doit composer avec ce flux qui fait partie de la grammaire même de l’image numérique et est indissociable du processus créatif comme de l’esthétique de l’œuvre.











