Le fauteuil Culbuto (1967) « Je suis le seul Français a avoir été édité par Knoll. Ça m’a valu quelques inimitiés. L’histoire de mon fauteuil Culbuto est celle d’un échec et d’une salvation. J’avais ouvert avec ma femme un magasin rue de Seine, à Paris, qui s’appelait l’Echoppe. Avec Formes finlandaises, Steph Simon et Mobilier international, le quartier était une espèce de Mecque du design. Et l’Echoppe, c’était surtout des petits objets, mais ça me servait aussi de showroom. J’admirais beaucoup les Scandinaves. J’avais fait une sorte de voyage initiatique en Finlande et au Danemark, en essayant de rencontrer les grands designers, qui m’impressionnaient énormément. J’ai vu Poul Kjaerholm, qui m’a reçu comme un chien, ça devait l’emmerder. Je suis allé à l’hotel SAS de Copenhague, dessiné par Arne Jacobsen. Il y avait son fameux fauteuil Œuf, je m’assois dedans, ça pivotait, et je me dis : jamais je n’aurai les moyens de trouver les mécanismes, les roulements à billes. Alors j’ai eu une idée : on n’a qu’à mettre le fauteuil sur son cul. C’est comme ça qu’est venu le Culbuto. #galerieavril #GalerieGam #ayanngoses (à GALERIE AVRIL)












