En cette Journée de la Femme, une pensée pour Eudoxie BABOUL, vénérable guyanaise âgée de 114 ans et doyenne des Français.
Une doyenne est en soi un “OVNI” généalogique. Par sa longévité évidemment, qui affolera tous les logiciels de généalogie. Parce qu’elle est à elle-seule une généalogie descendante impressionnante et incarne ainsi la famille : si malheureusement - mais vu son grand âge, ce n’est pas étonnant - ses deux filles sont décédées, elle n’a rien moins que dix-sept arrière-petits-enfants et est même arrière-arrière-arrière-grand-mère. Six générations ! C’est un de ses trois petits-fils qui l’héberge aujourd’hui.
Eudoxie, dite Mimine, est une ancienne agricultrice et couturière, qui a aussi accueilli chez elle de nombreux enfants de la campagne sinnamarienne, leur permettant ainsi d’aller à l'école du bourg de Sinnamary . Elle est devenue la doyenne des Français le 12 mai 2015, après le décès d’Olympe AMAURY.
L’acte de naissance d’Eudoxie BABOUL est aussi une “curiosité“ généalogique (surtout pour les généalogistes effectuant des recherches en France métropolitaine... mais pas seulement), et sans aucun doute révélateur de la vie dans les anciennes colonies françaises :
La déclarante est sa mère, Pauline Clémentine BABOUL, cultivatrice, célibataire, âgée de vingt ans.
L’acte d’état civil est daté du 30 novembre 1901, alors que la naissance date du 1er octobre.
L’enfant est est né “au domicile de son feu père” (de la maman),
et il est dit du sexe... masculin ! Pourtant, Eudoxie ne se mariera jamais mais sera bien mère.
L’enfant a été “inscrit sur le registre provisoire de naissances sous le numéro dix-huit” (la mention mérite quelques investigations).
Les témoins sont la secrétaire de mairie et un vieil “agent de place...” (là encore, un peu recherche à réaliser...).
“la mère comparante requis de signer ayant déclaré le le savoir après lecture faite”
Tout mon respect à toutes les femmes, mères, travailleuses, libres ou non, grand-mères, arrière-grand-mères...













