La Barasse est un quartier du 11e arrondissement de Marseille. Il tire son nom du vallon qui le surplombe et qui s’engouffre dans le massif de Saint-Cyr. Situé au bord de l’Huveaune, ce petit village à flan de colline a su garder son côté nature.
Mais le quartier de la Barasse, ce n’est pas que cela : c’est non seulement un ancien quartier industriel, excentré à l’Est de la ville (dont l’une des explications de son nom viendrait du fait qu’en 1615, la majeure partie de ses terrains appartenait à la famille « Baras »), mais c’est aussi sept cents hectares de collines, au dessus de la vallée de l’Huveaune, entre Marseille et Aubagne, propriété depuis 1992 du Département.
Le Village
Le Village, desservi par la gare de la Barasse, s’anime le long du boulevard du même nom.
On y trouve surtout des résidences, des petits commerces et quelques merveilles comme le canal de Marseille qui y serpente quelques centaines de mètres et devient un très bel aqueduc à un moment donné.
Le village s’enfonce dans le vallon en devenant un ensemble de maisons collées les unes aux autres à flan de colline avant de laisser complètement la place à la nature.
Le passé minier et industriel
La Barasse fut longtemps le quartier des industries d’alumine, la matière première issue de la bauxite pour créer de l’aluminium. Les dernières traces de cette industrie remontent à 1988.
Les anciens fours à chaux
On peut ainsi, au gré de notre promenade dans le vallon, passer devant d’anciens fours à chaux ou d’anciennes mines de bauxite.
L’ancienne mine de bauxite
Le long du chemin, on découvre les vestiges d’une mine dont la galerie apparemment profonde est cachée dans les arbres
Ancienne carrière
Dans le vallon de la Barasse subsistent les restes d’une ancienne carrière qu’occupe aujourd’hui la STAB (Société des Tireurs et Arquebusiers de la Barasse)
Ancien crassier et téléphériques
Sur les hauteurs du chemin du Vallon de la Barasse se trouve, de façon surprenante, une immense plaine boisée de 6,5 hectares très différente de la configuration habituelle des paysages des massifs marseillais. Ce vaste domaine était utilisé par Péchiney pendant des décennies afin d’y déverser des millions de mètres cubes de “boues rouges”. Les ruines d’un système de téléphérique, les fours à chaux et la mine dont on a déjà parlé sont encore là pour rappeler ce passé industriel.
En partenariat avec l’Office National des Forêts, cet espace a été recouvert de 2,5 mètres de terre et végétalisé, contribuant à donner à cette partie du massif de St Cyr, un aspect naturel atypique, accentué par la rougeur de la roche du massif ceinturant le domaine.
L’espace naturel
Les vallons de Luinant et de la Barasse
Passage obligé pour les amateurs de randonnée, ces vallons sauvages sont composés de magnifiques paysages, où la balade amène à la contemplation.
Encore une fois, Marseille nous surprend par la richesse de ses espaces naturels. Ici, le massif de Saint-Cyr qui s’étend à perte de vue. Nous sommes en pleine nature et pourtant toujours dans le territoire de Marseille.
Autrefois lieu d’élevage, le massif a gardé quelques témoignages de ces « jas », de grandes bergeries provençales en pierre, avec le Jas d’Henry par exemple.
La Source des Eaux Vives
En cette saison, la source ne porte pas très bien son nom. La flore est cependant très luxuriante aux abords de cette source et on peut y faire des rencontres inattendues.