Baskodenn•
A couple of weeks ago I had the pleasure of attending a course ran by The most excellent François Desplanches .
We focused on a basket from Brittany that traditionally was used for measuring and transporting sardines .
François is a patient, knowledgeable and highly skilled basket maker , he teaches very precise techniques and a selection process that has been a great inspiration to me .
I hope he returns next year to show us all some more :)
Thank you François!
His website link is below …
LE BUTIN - Le baskodenn était originellement utilisé par les pêcheurs de sardines bretons. Il se devait d'être très solide, capable de supporter de lourdes charges et l'humidité : il est, de ce fait, difficile à fabriquer et je soupçonne que c'est la raison pour laquelle François Desplanches à une prédilection pour ce modèle.
Sur son blog, il explique :
Ces paniers [...] s’inscrivent dans la grande lignée des vanneries d’origine celte qui se fabriquent complètement ou partiellement à l’envers, montants vers le bas, piqués dans un gabarit spécial ou même directement dans le sol. Malgré un aspect apparemment simple, ils renferment une infinité de trucs et difficultés de fabrication, et surtout beaucoup d’énergie étant donné le calibre important des brins.
Je ne peux que vous conseiller d’aller le lire, notamment cet article ou celui-ci où il relate l'enseignement de Robert Loussouarn en détaillant les grandes étapes de la fabrication. Lors de ma visite chez lui, il y a trois ans, il commençait un baskodenn, fiché, comme il se doit, cul par dessus tête sur un gabarit de sa fabrication (socle en pneu de machine agricole !).
Les « trucs et difficultés » dont parle François Desplanches, je les devine à l’observation du panier. L'anse, par exemple, est surnaturelle. De loin, on pressent la puissance qu'il faut déployer pour contraindre les quatre gros brins d'osier qui la constituent. De près, on voit qu'il a fallu aider le matériau à se tordre en l'entaillant dans la longueur, tout en prenant bien soin de rendre imperceptible cette entaille. La clôture du baskodenn (c'est-à-dire les flancs) est en osier fendu. C'est évident quand on regarde l'intérieur du panier, beaucoup plus clair. Fendre l'osier permet de lui donner la souplesse nécessaire au tressage : cela se fait avec un fendoir, l’un des outils emblématique du vannier. L'extérieur du panier reste non écorcé, d'un beau vert-bronze qui tranche avec la couleur plus dorée des montants. Le fond, incurvé comme celui d’une bouteille, est fait d’osier plus fins.
François Desplanches n'est pas breton et n'a pas toujours été vannier. Installé en Dordogne, il exerce le métier depuis quinze ans. Il cultive également la plupart de l’osier qu’il tresse. Je décèle, dans son attachement aux formes traditionnelles, la quête d'un certain classicisme – harmonie, rigueur, maîtrise – qui rend son travail particulièrement remarquable à mes yeux. Dans mon petit appartement parisien, ce baskodenn me sert à ranger des bobines de corde. Je l'utilise aussi pour transporter des objets fragiles : il n'est pas trop volumineux et protège parfaitement, dans la presse du métro, tout ce qu'il contient.
CHZ
✚ EDIT du 2015-08-10 : En prime, une veille carte postale, dénichée cet été, qui documente l’usage du baskodenn et du sklissen à Douarnenez. Aucune date n’est indiquée au dos par l’éditeur, et je n’arrive pas à déchiffrer celle du tampon, mais je sais que les timbres qui ont servi à affranchir la carte étaient en circulation de 1926 à 1941 (source). Ceci dit la photographie elle-même peut être plus ancienne. Pour plus de détails sur le sklissen, c’est par ici, vers le milieu de la page.
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François Desplanches | baskodenn | osier non écorcé | Ø30 x H38 cm | 2012