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Obligatory triangle pose at the Golden Triangle. #yoga #thailand #travelingyogi #standhal #trikonasana #beingurban #trianglepose (at Chiang Rai, Thailand)
Les métropoles actuelles superposent les récits. Celui des médias, de la publicité, des luttes sociales voire culturelles, les récits individuels aussi. Tous se mêlent avec une urgence que le présent semble nous dicter.
L’objectif de BEING URBAN est de réfléchir à la place de l’art parmi ces récits. De plus en plus, de nouvelles interventions artistiques voient le jour dans l’espace public. Elles s’éloignent du monument pour pénétrer des dimensions moins visibles, immatérielles parfois. Dans notre capitale, ce tournant s’est opéré autour de Bruxelles 2000. Des artistes, des institutions aussi, ressentent la nécessité d’investir différemment le terrain urbain. Leur travail ouvre des zones de latence, crée des hiatus, propose de nouvelles formes de relations. Ces démarches, parce qu’elles sont publiques, sont fragiles.
Nous avons accompagné plusieurs projets dans la ville. Mais BEING URBAN n’est pas une exposition. C’est un laboratoire. Dans les salles, plutôt que des œuvres, vous trouverez des outils de réflexion : une cartographie, une web radio conçue par The Mental Masonry Lab, une borne d’arcade vidéo imaginée par Sans-Titres, un centre de documentation. Au cœur du laboratoire : un parlement modulable créé par Zuloark. Il accueille les points de vue des artistes, acteurs de terrain, vous en tant que citoyens, à l’occasion de conférences, débats, présentations d’initiatives émergentes et ateliers de mise en œuvre.
Les récits, propositions, expériences menées pour BEING URBAN feront l’objet d’une publication à paraître fin 2015.
Les artistes présents dans BEING URBAN se détournent des lieux de culture pour œuvrer au cœur de la vie urbaine. C’est la raison pour laquelle BEING URBAN les expose dans la ville même. Les œuvres décrites ci-dessous seront progressivement intégrées dans Bruxelles pour modifier durablement notre environnement, au-delà du laboratoire mis en place par L’iselp et ses partenaires. Les interventions artistiques qui suivent sont représentées dans les salles de L’iselp sous forme documentaire.
Denicolai & Provoost
Revolution is not a pique-nique a été créée en 2007 par le duo d’artistes belges Denicolai & Provoost en Ardèche (FR). Il s’agit d’une massive armoire en bois placée au milieu d’un paysage de collines. Fermée à clé, elle n’offre son contenu qu’aux détenteurs d’une des clés mises en vente dans un bar local. Déplacée en 2011 dans une cour d’immeuble de la porte de Vincennes à Paris, grâce à l’initiative du FRAC (Fonds Régional d’Art Contemporain) Ile de France et de Apdv Centre d’art, elle y est restée 3 ans. Ainsi, tout citadin qui le souhaite peut acquérir une clé, suivre un itinéraire vers l’armoire, puis accéder à son contenu et l’enrichir. Par cette simple présence d’une armoire dans le paysage, la question de la séparation entre espace public et espace privé est posée.
L'armoire a aujourd’hui près de 300 co-propriétaires répartis dans le monde. Chaque année, une invitation leur est envoyée de se réunir pour une réunion des co-propriétaires qui prend la forme d’un pique-nique festif. Durée de l’installation : 2 à 3 ans
Simona Denicolai (1972, IT) & Ivo Provoost (1974, BE) travaillent en duo depuis 1997. A l’intérieur de l’intimité esthétique et politique de leur processus artistique, ils questionnent l’espace de liberté artistique “tolérée”. Ils explorent les signes et les limites de l’espace public, l’image publique en relation avec l’espace intime. Ils détournent le réel par la mise en place d’occupations temporaires ; ils interrogent les échanges entre mondes divers via l’utilisation de langages familiers, comme les coutumes et les codes populaires. www.denicolai-provoost.com/
Julien Celdran
Depuis 2009, Julien Celdran réalise des œuvres basées sur le principe du tatouage (personnalisation ou customisation) sur divers objets qui peuplent notre espace public par l’utilisation du vinyle adhésif.
En France, à Pau, Julien Celdran a personnalisé 3 camions hydrocureurs (Histoire d’Eau, 2009) en collaboration avec le pôle culturel intercommunal de Pau (2009) et les conducteurs des véhicules. À Tours (FR), ce fut une sandwicherie mobile (Sandwich Sound System). Enfin, dans le quartier de la cage aux Ours à Bruxelles, l’artiste a personnalisé 40 antennes paraboliques (2010-2011) dans le cadre du contrat de quartier Navez-Portaels. Les personnalisations ont été réalisées à l'adhésif découpé et/ou imprimé. Toutes ces interventions sont le fruit de plusieurs rencontres entre les propriétaires et Julien Celdran.
Dans le cadre de BEING URBAN, l’artiste a travaillé avec les agents de propreté de la ville de Bruxelles, uniquement des volontaires, pour la personnalisation de leurs brouettes. Envisagés par l’artiste comme des signes de fierté, ces « tatouages » incarnent une certaine singularité dans un univers normalisé. Un emblème, un ornement, une identité. un soin apporté à un objet dénigré. Une rétribution symbolique pour le travail des agents, sans oublier l’humour d'un geste qui consiste à décorer ces objets que personne ne penserait à embellir. Durée de la personnalisation: jusqu’à 7 ans
Julien Celdran (1976, FR) vit et travaille à Bruxelles. Depuis 2000, son travail se matérialise essentiellement par l’usage du vinyle adhésif et se déploie principalement dans l’espace public. Il crée des processus consultatifs qui déterminent la forme de l’œuvre tout en questionnant sa légitimité et privilégie l’emblème et l’ornementation. www.julienceldran.free.fr
Stephan Goldrajch
Stephan Goldrajch domicilie à L’iselp durant une année sa créature BAILGJYIQKHE, un bouc émissaire de tous nos reproches individuels et collectifs, qui accumule les écueils de divers groupes de personnes. Durant un an, de manière ponctuelle, Stephan Goldrajch revêtira son costume pour rencontrer différentes personnes (élèves, personnes âgées, aveugles, etc…) et récolter leurs doléances.
Pour les publics scolaires, l'artiste et L’iselp mèneront un travail de médiation autour de la figure du bouc émissaire.
Parce que c’est un sujet sensible dans les écoles, Stephan Goldrajch souhaite particulièrement rencontrer des enfants en classe. Les enfants de 7 à 12 ans seront invités à écrire une lettre avec leurs accusations. Leur lettre ne sera jamais lue, mais ils devront réfléchir ensuite au destin de ce bouc émissaire et de sa charge symbolique. Pour lui écrire : BAILGJYIQKHE / 31 Boulevard de Waterloo / 1000 Bruxelles Durée : un an de vie à L’iselp
Stephan Goldrajch (1985, IL) vit et travaille à Bruxelles. Il se définit comme brodeur, artisan, conteur. Héritier d’arts, de pratiques populaires et ancestrales qu’il métamorphose, réinterprète et s’approprie de manière contemporaine, il crée des objets à la polysémie infinie. Sa démarche s’exprime au travers de différentes techniques (crochet, tissage, broderie, couture … ) et repose sur l’impératif de lien. www.goldrajch.com
Thomas Laureyssens
Thomas Laureyssens présente avec Les moineaux de Bruxelles une intervention interactive, ludique, urbaine et sociale, composée de plusieurs oiseaux lumineux placés sur des façades qui invite les passants à les activer en sifflant. Les oiseaux sont reliés à un site internet qui enregistre et compare les statistiques de chacun d’entre eux (nombre d’activations, durée et intensité des sifflements…). Plus un oiseau est sifflé, plus il gagne de points. Chaque propriétaire d’un oiseau est invité à le mettre en évidence par l’utilisation des médias sociaux, l'organisation d'événements ou l'ajout de repères visuels, pour convaincre les passants de participer à la compétition. Cette intervention a précédemment été réalisée à Hasselt en 2014 (De mussen van Hasselt) où dix oiseaux peuplent désormais les façades de la ville.
Le site reprenant les statistiques des oiseaux mis en place pour le laboratoire BEING URBAN sera mis en ligne le 30 avril.
Le projet sera prochainement développé par les communes de Bruxelles, Schaerbeek (Centre Culturel De Kriekelaar), et Ixelles. www.demussen.eu Durée du jeu : illimité
Thomas Laureyssens (1976, BE) est artiste, designer et conférencier à la Faculté de Design des arts médiatiques (LUCA Arts | KU Leuven, BE). Ses recherches se situent à la frontière entre le design ludique et le design social, intégrés dans un contexte urbain. Actuellement, il poursuit un doctorat artistique (2011-15) sur la manière dont les interventions ludiques et participatives intégrés dans un environnement urbain peuvent améliorer la qualité de ces espaces en augmentant leur caractère social. www.thomaslaureyssens.be
Jérôme Giller
Du 30 mai au 6 juin, l’artiste organisera une marche urbaine d’exploration de la ligne frontalière de Bruxelles-Capitale. Avec cette marche, Jérôme Giller nous propose non pas de traverser la frontière mais d’en suivre son tracé, d’en relever et d’identifier les marqueurs naturels, de tester la carte à l’échelle du réel.
Cette marche se fera sur plusieurs jours avec des points de rendez-vous fixés le long du parcours. Elle pourra être suivie en direct dans le laboratoire de BEING URBAN grâce à un système de traceur GPS qui actualisera la position des marcheurs et dessinera leur progression sur une carte interactive. Durée de l’intervention: une semaine
Jérôme Giller (1973, FR) vit et travaille à Bruxelles. Son travail artistique se déploie essentiellement dans les territoires urbains et péri-urbains. Sa pratique artistique se fait en marchant. C’est en convoquant l’intelligence des pas et en parcourant les géographies qu’il agit. Sa méthode consiste à créer des situations a-typiques dans le quotidien et à placer le corps (le sien, celui du public) au cœur de la situation plastique nouvellement construite. Ses interventions sur les territoires sont furtives, voire immatérielles. Ce sont avant tout des moments à vivre, des expériences ; des laboratoires poétiques qui infiltrent le réel. www.jeromegiller.net
Xurxo Duran Sineiro
Depuis peu, Xurxo Duran Sineiro construit des dispositifs roulants, objets hybrides, à la fois chevalet, bureau, atelier et comptoir de vente. Chacune de ces charrettes fait l’objet d’un scénario précis. L’une d’entre elles, Orieni’s, est fabriquée à partir d’un landau et dispose d’un emplacement pour peindre et d’un autre pour sécher les tableaux, tout en permettant à l’artiste de se déplacer dans l’espace public. Ce dispositif a servi en 2013 le temps de gagner Un salaire pour Xurxo Duran - titre donné à cette installation-performance conditionnant sa peinture. Le prix de vente de chaque tableau est conditionné par une règle. Les passants sont directement en contact avec un mode de production artistique et la question de sa rétribution. L’autre est conçue comme une tribune de commissaire priseur. Il peint et vend directement aux enchères à partir de 1 €. Xurxo a activé ce dispositif qui s’intitule Orieni’s en 2014 et continue de s’en servir. Pour BEING URBAN, il activera ce dispositif lors d’une rencontre.
Xurxo Duran Sineiro (1979, ES) vit et travaille à Bruxelles. Se définissant comme peintre, il peint des bâtiments, des places, des scènes urbaines sur des petits formats. Chaque peinture est la trace de son occupation temporaire d’un lieu. A Bruxelles, il est un des occupants de La Poissonnerie résidentiel et lieu socio-culturel autogéré, récemment mis en place en attendant la future destruction d’une rangée de bâtiment rue du Progrès à Schaerbeek. www.xurxoduransineiro.wordpress.com
Carte blanche à IDM - Postcards from Mons (2015)
idm© atelier [Images dans le milieu] est un atelier transdisciplinaire de pratique des arts plastiques à l’école supérieure des arts E.S.A. – ARTS 2 – Mons. L’atelier aide l’étudiant(e) à trouver des solutions originales au maximum d’approches artistiques, depuis la première idée jusqu’à la réalisation, en passant par la recherche, l’expérimentation, la résolution technique, le dossier de présentation et la communication. L’atelier propose à l’étudiant(e) des projets extérieurs à l’école avec une série de partenaires : Maison Folie Mons, Transcultures, MAAC Bruxelles, MAC’s Grand Hornu… L’atelier idm© crée ainsi pour ses étudiants-artistes des ouvertures vers le monde professionnel: organismes culturels et associatifs, musées, galeries… www.youtube.com/playlist?list=PLvK29UzhqtClT0-qnaWSGCoNAf2jKbtm_
Carte blanche à RED Labo - “Student class”. Laboratoire pour guides émancipés
RED / Laboratoire pédagogique est une ASBL formée par un collectif d’enseignants-chercheurs qui travaillent tous dans des écoles d’art du secondaire qualifiant et professionnel de la Ville de Bruxelles. L’objectif est de questionner, à travers différents dispositifs pratiques, notre rapport au savoir et à sa transmission dans des espaces culturels. Le RED / Labo est un lieu de recherche, d’expérimentation et de rencontres entre amateurs d’art (élèves, parents, enseignants) et les acteurs culturels.
Le projet : 3 classes de 7ème professionnelle (option sérigraphie, décoration d’intérieur et publicité) de l’Institut Sainte-Marie proposent leurs propres regards de l’art dans l’espace public en animant des visites guidées. Afin de nourrir leurs réflexions et leurs visites, chaque semaine de mai, ils participeront à une “Student class” à L’iselp ouverte au public et à la discussion dans le Parlement www.redlaboratoirepedagogique.be/dyn/
Carte blanche à l’Atelier Espace urbain de l'ENSAV-La Cambre - “Arrêt bilatéral”
Arrêt bilatéral propose une pause, un décor dans lequel le visiteur est invité à s'arrêter, à prendre le temps de lire et de regarder. Cet espace-décor est une alternative à la réalité, une échappatoire aux flux de la ville, un moment de stase. Loin de l'aspect transitoire de nos déplacements et de nos circulations, il sera possible, ici, de contempler ce qui s'inspire de l'urbain pour y échapper. Les espaces publics, et donc leurs usagers quotidiens, sont en mouvement perpétuel. Cette proposition bilatérale quant à elle, s'articule autour de l'arrêt. Une proposition des quatre étudiants sortant de l’option Espace urbain de l'ENSAV-La Cambre : Vernissage dans l’Atelier le jeudi 11 juin 18h30-21h Exposition du 12 au 26 juin (en parallèle à BEING URBAN) Du lundi au vendredi / 11h-17h30 Finissage le 26 juin / 18h-21h - présentation des mémoires de fin d'études des quatre artistes
Une cartographie de l’art public à Bruxelles depuis 2000
Conception réalisation : L’iselp avec le soutien de la DRU (Direction de la Rénovation urbaine)
Premier outil du genre, cette carte interactive numérique répertorie environ 130 interventions d’art public présentes sur le territoire bruxellois depuis 2000.
Cet outil en constante évolution est lancé à l’occasion de BEING URBAN. Toutes vos remarques et suggestions sont les bienvenues.
La carte est accessible dans l’exposition et en ligne à cette adresse: www.quartiers.irisnet.be/beingurban/
Discussion Mardi 9 juin / 15-17h avec différents experts régionaux (voir agenda) Entrée libre
Posée à Bruxelles, TMMRADIO expose, à défaut d’oeuvres (bien que…) les voix d’acteurs de l’art. Une collecte de mots et de vides constituant un répertoire fragmentaire d’expériences de l’espace. Des sortes d’espaces: d’exposition, du livre, urbain, social ou mental. Implantée dans le web, TMMRADIO est un espace réflexif habité des contextes dans lesquels il s’ancre.
www.tmmradio.com
Événement / rencontre avec The Mental Masonry Lab Jeudi 4 juin / 13-14h Entrée libre
Retrouvez les photos du vernissage sur la page Facebook de L’iselp !
Outings project est une initiative street art participative.Tout un chacun, partout dans le monde, est invité à se rendre dans le musée de sa ville, prendre avec son mobile des photos des portraits anciens, se rendre chez l’imprimeur du coin pour les tirer en grand et aller les coller sur les murs des villes. D’Islmabad à New York, de Jakarta à Rio de Janeiro, plus de trente villes ont participé depuis six mois que le projet est né.
Son inventeur, Julien de Casabianca a été invité à des actions par les musées nationaux de Varsovie, Gdansk, Cracovie, par le museo del Romanticismo à Madrid ou le musée de Saint Dié.
www.outings-project.org
Rencontre avec Julien de Casabianca En présence de Claire Leblanc, conservatrice-directrice du Musée d'Ixelles et Stéphanie Masuy, responsable des publics du Musée d’Ixelles
Jeudi 30 avril / 16h-17h30 Entrée libre modératrice : Pauline de La Boulaye