Correspondances by Charles Baudelaire
Correspondences
Nature is a temple where living pillars Let sometimes emerge confused words; Man crosses it through forests of symbols Which watch him with intimate eyes.
Like those deep echoes that meet from afar In a dark and profound harmony, As vast as night and clarity, So perfumes, colors, tones answer each other.
There are perfumes fresh as children's flesh, Soft as oboes, green as meadows, And others, corrupted, rich, triumphant,
Possessing the diffusion of infinite things, Like amber, musk, incense and aromatic resin, Chanting the ecstasies of spirit and senses.
— Geoffrey Wagner, Selected Poems of Charles Baudelaire (NY: Grove Press, 1974)
Correspondances
La Nature est un temple où de vivants piliers Laissent parfois sortir de confuses paroles; L'homme y passe à travers des forêts de symboles Qui l'observent avec des regards familiers.
Comme de longs échos qui de loin se confondent Dans une ténébreuse et profonde unité, Vaste comme la nuit et comme la clarté, Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.
II est des parfums frais comme des chairs d'enfants, Doux comme les hautbois, verts comme les prairies, — Et d'autres, corrompus, riches et triomphants,
Ayant l'expansion des choses infinies, Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens, Qui chantent les transports de l'esprit et des sens.
— Charles Baudelaire














