Première critique de mon nouveau roman noir Wonderland Babe! Fier!

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Première critique de mon nouveau roman noir Wonderland Babe! Fier!
Identité littéraire
J’ai souvent été subjugué par certaines écritures. Je me suis souvent étonné de la qualité de certains textes. Je refermais le roman... pensant que j’écrivais si mal; un imposteur qui jouait à l’auteur, c’est comme cela que je me voyais. Il me manquait un soupçon de poésie, de sens, de profondeur, de naturel... C’est ainsi me disais-je et je reprenais le plus laborieusement du monde le projet que je tentais de mener à bien. En fait, tout est apparu hier, je lisais l’excellent livre “Les voyages Ordinaires” illustré par Laurindo Feliciano et écrit par François Lozet. L’auteur discourait sur la mélancolie, les illustrations vêtissaient le texte merveilleusement. Je me suis demandé si je pourrais écrire comme lui; dans combien de temps, après combien d’efforts et de gammes ?
C’est faux, je n’écrirai jamais comme lui, pour une simple raison si logique que je m’étonne qu’elle ne m’apparût pas auparavant: je ne suis pas lui!
Ce qu’attendent mes lecteurs, c’est sentir mon identité au travers de mes textes. Il y a des romans écrits de manières si complexes, d’autres qui coulent et suivent le flot d’une simplicité déconcertante. Ils sont le fruit de l’intime. C’est ça, il ne faut pas se forcer à commettre des textes ressemblants par le style à d’autres écrivains, il faut transmettre cette part si intérieure, cette identité propre qui nous caractérise. J’écris pour moi, pour vous, pour tous, avec mes erreurs et mes martingales, mes tournures aimées et celles encore un peu claudicantes.
J'avoue que la raison n'a rien à faire en amour, elle n'y entend rien, elle est perturbatrice et moi je voudrais juste m'abandonner à t'aimer
Benoit Marie Lecoin
L'essentiel est contenu dans tes yeux
Benoit Marie Lecoin
Insomnie sous les trois rugissants
Je ne dors plus, mon corps est comme balloté dans l’eau d’un caisson sensoriel, mon esprit s’évade en ses vagues miniatures. Naissent des pans entiers de dialogue, une histoire qui se met en place sans aucun égard pour moi. De mes insomnies, je ne garde (quand mes yeux se ferment enfin) qu’une ombre vaporeuse. Le carnet est près de mon lit, j’y note des soubresauts, des brèves.
Toundra (ce n’est pas le vrai nom du roman), Toundra m’environne tout entier. Tôt ce matin, ma chère, ma tendre Tulipe me demanda si j’avais dormi, je lui répondais par la négative.
La nuit, est, pour l’observateur éclairé, un moment propice pour surprendre le charivari des chats: Chanelle ronfle paisiblement sur le canapé du salon, Mademoiselle choisit le frais du carrelage de la cuisine pour s’étendre de tout son long, Opale reste sur notre lit, tout affairée à observer une mouche qui violente son regard et qu’elle espère chasser.
Quant à moi, je tourne, me retourne, tire sur les draps, les retirent en souhaitant que le vent, battant la campagne, parvienne jusqu’à moi. Le jour est un perpétuel recommencement. J’aime à l’aube observer les champs qui s’étendent derrière notre maison, ce havre, ce lieu de repli face à l’indéfendable hostilité du monde.
Jusqu’au mot fin...
Il faut repartir. Chaque nouveau roman est un visage que l’on découvre du bout des doigts, étant presque totalement atteint de cécité, seule la vue arrive à discerner un halo de lumière, un pâle halo qui se dégage du soleil, là où nait le combat entre ténèbres et sa flamme.
Le but est connu, le moyen, lui, n’est autre que l’acharnement, métissé d’un amour immodéré pour écrire, mentir, raconter, jubiler dans la vérité... L’esprit est plus rapide, la finitude connut, il en viendrait presque à poser un point final. Basta! Ce n’est que pure paresse.
On s’embarque face aux tempêtes, aux grains, aux accalmies. On est prêt à disparaitre avec le navire. Sombrer sans faillir, être à la barre, hurler des noms de goélands aux goélettes que l’on croise, ces chiens-chiens qui cabotent, comme retenus par leurs laisses, ils s’approchent sans soif, même pas ivres de trésors.
Tout reste à découvrir en ces lignes à venir, aux lettres bombées comme des estomacs repus; enchevêtrement de chair, de ces corps ravis, formant un tapis d’humanité, et ce jusqu’au mot fin!
La magie de l'écriture se trouve dans ses tours de passes passes: un magicien ne trahit pas les secrets de ses illusions
Benoit Marie Lecoin
À se projeter, c'est la chute qui fait mal
Benoit Marie Lecoin