Cher Franck, Beuks, Pimou,
Aujourd'hui, je me suis levée, j'ai pris mon pti déj, et puis je suis aller faire des repérages pour un clip que je tourne pour une copine chanteuse. Aprés ça je suis passée à la banque ou ces salauds m'ont fait attendre 20 minutes pour rien. Mais du coup j'ai pu regarder la fin de Shrek sans le son. J'étais en retard, mais j'ai quand même décider d'aller acheter une carte d'anniv pour Anod' (Lui dit pas steuplait, c'est une surprise). Et je regarde les cartes... Et je me dis... Merde, qu'est-ce que je prend... C'est dur de trouver une carte d'anniv pour quelqu'un et de lui dire de passer une super journée quand je sais la peine qu'elle a dans le coeur depuis une semaine. Et qu'est ce que j'écris alors... là je bloque. Bon, l'adresse, c'est facile. Mais le reste... Merde. Le vide. Je trouve simplement pas les mots. Les larmes, elles, trouvent leur chemin mais que dire? J'ai continué ma journée. Travailler sur mon site internet, mon business en pleine éclosion. Faire face à ma peur panique de prendre des risques. Session de thérapie somatique où je parle de toi bien sûr, ou plutôt de ton absence. De la tristesse, et de la colère. Puis de retour à la maison, je m'occupe de mes factures, je décide de ne pas aller dancer avec Brad, qui ne te rencontrera jamais. Je cuis mes baguettes. Je vais sur facebook pour quelque chose d'autre et je me retrouve ici. Je sors mon pain du four. Je pleure. Je décide d'écrire ce post que tu ne pourra évidemment pas lire. C'est tellement bizarre d'être loin. Je vivais ma vie avec cette assomption que je te reverrais peut être en passant, lors d'un séjour à Paris. C'est tellement bizarre de te savoir parti. J'imagine que ta dernière soirée fut pleine de joie et ça me console un peu. Mon coeur est lourd, et ton souvenir m'accompagne au quotidien. Mes pensées s'envolent vers tes parents et ta famille. L'absurdité de perdre un fils, un neuveu, un frére en pleine santé. Compassion pour ces âmes meurtries par ta perte. Et tes amis proches et moins proches qui ne pourront plus jamais être en ta présence et entendre ton rire. Je me sens proche d'eux en ce moment, et je partage la tristesse qui incombe à la perte d'un ami. J'imagine que tu es en train de te fondre dans l'atmosphère pour mieux pouvoir nous protéger des rayons solaires. C'est plus sympa que les scénarios rationnels. De toute façon, ta mort nous prouve que la vie n'a rien de rationnel. En ton honneur, je m'engage à vivre ma vie à fond, à respirer avant de paniquer, à contacter mes amis plus souvent, et à envoyer les cartes de Boulder que m'a mère me demande depuis 11 mois. Bisous, Beuks. Merde. Fais chier.









