Epitaphe
Ci-git, dans mon entrée, un corps,
Froid et rigide, en un mot mort,
Qui est venu mourir ici ?
J’ai bien peur d’être celui-ci…
De cette vie, que reste-t’il ?
Maintenant qu’est rompu le fil,
Quelques cœurs blessés ça et là !
l’absence d’un mari, d’un papa,
Suis-je mort d’effort, de plaisir ?
J’ai vécu plein’ment pour servir,
Pour aimer, pour lire et pour rire,
Pour apprendre ou encore pour jouir.
De la vie, il m’en fut tant donné,
Plus que j’en avais espéré,
De belles rencontres m’ont béni,
Des émotions à l’infini !
C’est vrai, on est bien peu de choses,
Sur ces vers je finis ma prose,
Sur terre je suis, plutôt je fus,
Passager un temps, rien de plus.
- Jérôme BAKIM










