Tournoi Memique 2 - Round 1 : Eh Toto VS Vois sur ton chemin
Quel meme est le plus iconique ?
Eh Toto (Boby Lapointe)
Vois sur ton chemin (Les Choristes)
Pour ceux à qui ça ne parle pas :
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Tournoi Memique 2 - Round 1 : Eh Toto VS Vois sur ton chemin
Quel meme est le plus iconique ?
Eh Toto (Boby Lapointe)
Vois sur ton chemin (Les Choristes)
Pour ceux à qui ça ne parle pas :
Bon Soir 💙😁🎙😉
Boby Lapointe 🎶 Ta Katie t'a quitté
La Mémoire et la Mer, de Léo Ferré
Fleury , Le Quichotte, 22 juillet 2014 : ...La Mémoire et la Mer, titre trouvé par Jean-Pierre Chabrol un jour où Ferré lui avait livré chanson nouvelle en sa contrée cévenole, une portion d’un vaste poème où il piocha d’autres fois encore. En voici le premier couplet-refrain : La marée, je l’ai dans le cœur Qui me remonte comme un signe. Je meurs de ma petite sœur, De mon enfant et de mon cygne. Un bateau, ça dépend comment On l’arrime au port de justesse. Il pleure de mon firmament Des années-lumière et j’en laisse. Je suis le fantôme Jersey, Celui qui vient les soirs de frime Te lancer la brume en baisers Et te ramasser dans ses rimes, Comme le trémail de juillet Où luisait le loup solitaire, Celui que je voyais briller Aux doigts du sable de la terre. Il y aurait beaucoup à dire sur cette simple strophe. Par exemple sur le type de rimes. On y trouve des rimes riches (trois phonèmes ou plus : signe / cygne, etc.), suffisantes (deux phonèmes : cœur / sœur, etc.). Je ne vois pas ici à proprement parler de rimes pauvres mais je note que Ferré fait rimer « Jersey » (il s’agit de l’île anglo-normande) qu’il prononce « jèrzé ») avec « baisers » et juillet (jüiyé) avec « briller ». Ce méridional, sans doute par souci d’hypercorrectisme, ferme à tort des sons « è » en « é ». La tendance du Midi est d’ouvrir les voyelles et ainsi de mettre des « è » là où il y a des « é » dans le français courant. Il en met donc mais trop, à tort... ...Mais à la rigueur on peut dire que « Jersey » rime avec « juillet » et « baisers » avec « briller ». Je note que par rapport à la versification totalement classique, Ferré ne se préoccupe pas de l’alternance rime féminine/rime masculine. Moi aussi j’y déroge. L’important étant de rester globalement cohérent au moins au sein d’une même poésie. Quitte à déroger d’y déroger franchement mais pas comme en exception. Par contre j’évite de déroger à la règle de la finale féminine devant une consonne. Cela dit, dès le XIXe siècle, il existait chez certains auteurs des types d’alexandrins à six+un pieds (e final) plus six pieds. Je n’ai pas d’exemple présentement. Mais je rappelle ici que l’alexandrin originel (cf. mon petit livre sur le sujet, disponible pour qui le demande : Causerie sur l’alexandrin épique, le « e » dit « muet », etc.) était en fait un raccourcissement de l’octosyllabe traditionnel. L’alexandrin était moins un vers de douze pieds que deux fois un vers de six pieds, ces vers pouvant être aussi bien à rimes féminines que masculines. Mais le jour où il remplaça le décasyllabe (à césure quatre plus six pieds) comme vers noble en français, il avait perdu cet aspect. En clair, à ses débuts le premier hémistiche de l’alexandrin était soit de la forme classique à six pieds (sans « e » au sixième pied) soit de la forme six pieds + un (un « e » ou « es » etc. final , de rime féminine). Pour le dire autrement, ce septième pied surnuméraire exista du temps où, pour gagner de la place sur les parchemins, ou pour pouvoir utiliser des parchemins pas trop larges, on disposait l’alexandrin sur deux lignes. Il semble donc que dans la prononciation l’on faisait fi de l’éventuel « e » muet à l’hémistiche comme on faisait fi déjà d’un éventuel « e » à la fin du vers. Mais revenons à Ferré, où il n’est pas question d’hémistiche mais simplement du « e » en cours de vers. Dans la strophe précédente il déroge deux fois à la règle du e final devant consonne qui connaît des tolérances classiques ou post-classiques, mais pas celle-là, tolérances quasi archéologiques de nos jours où tout part en morceaux, dans : « La marée je l’ai dans le cœur » ; « Des années-lumière et j’en laisse ». Je veux bien façon de parler intégrer aux exceptions un mot comme « années-lumière » en compagnie, par exemple, des présents en « -ent » et des imparfaits en « aient ». Mais, par contre, « marée » est un peu différent dans le sens que dans « année-lumière », « année » ne peut être dissocié de « lumière » mais que « marée » peut être suivi des mots les plus divers. Question de travail ou de talent pour remédier à l’imperfection. Certes, il est également si facile de passer sur de tels « e », en relecture rapide, édition rapide. Il m’est arrivé cela. Cela dit, lorsque l’on fait « sauter » autant de « e » du corps des mots, on se préoccupe peu des « -e » et « -es » qui suivent une voyelle en finale de mots. Mais on peut noter qu’ici, par ailleurs, Ferré n’élimine aucun e final derrière consonne (petit-e, pleur-e…). Jouer avec les « e muets » à sa guise facile d’autant l’écriture, surtout dans la chanson, chanson contemporaine avant tout car dans la chanson d’avant, jusqu’aux années quarante, une bonne partie des paroles respectaient le e instable. Y compris dans la chanson la plus populaire. Respect des mots aussi avec peu d’emprunts, du moins peu d’emprunts récents ou de mode aux langues étrangères. Personnellement, je pense qu’à défaut de garder le même nombre de syllabes sur une mélodie, il conviendrait de faire comme en italien ou en espagnol, etc., tant dans les livrets et chansons que poésie normée et sans soutien de musique. Quand nécessaire, rajouter des notes, sans briser le rythme. Dans la chanson, quitte à s’adapter, mieux vaudrait jouer, je pense, sur la musique et les notes que sur l’exactitude du nombre de pieds. Si la rime appelle le sens et renforce en même temps la musique poétique, de même la mélodie et le juste rythme musical devraient conforter non pas le bon nombre de pieds d’un poème, mais l’exactitude d’une bonne diction, d’une diction soignée des mots. Je parle de la chanson dite de qualité. Mais venons en présentement à quelques « déformations » de Lamé, Moiré, l’Amer (sic) : À : La marée, je l’ai dans le cœur Qui me remonte comme un signe… Fera écho : L’amarré gelait dans le chœur… Kim, heureux, monte comme un cygne… Le cygne de Léda bien évidemment... Boby Lapointe - Méli-mélodie - YouTube Léo Ferré - La mémoire et la mer - YouTube quelques réflexions à propos de la poésie de léo ferré. - lequichotte
toupi
en mUSIQue<<<<<<<<clic
Bon Soir 💙😉🎙😁
Boby Lapointe 🎶 J'ai fantaisie
INA: Live Discorama
(Comprend qui Peut)
Bon Matin 💙 😁🖼 💙
Boby Lapointe 🎶 La peinture à l'huile
Bonne soirée 💙 📽 💙
Boby Lapointe 🎶 Avanie et Framboise
(Charles Aznavour au piano)
"Tirez sur le pianiste" 🎬 François Truffaut
Boby Lapointe - Ta Katie t'a quitté (Boby Lapointe) - sur scène. Boby Lapointe - Aragon et Castille : https://www.youtube.com/watch?v=K4Jkh5aAn-0