Seconde journée PerformanceWeb #pwge Setup vidéo ready pour les interviews #itw #breew (à Théâtre de l'Espérance)

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Seconde journée PerformanceWeb #pwge Setup vidéo ready pour les interviews #itw #breew (à Théâtre de l'Espérance)
LA MESURE DU SUCCÈS
Un team professionnel, rigoureux, engagé, enthousiaste, qui transmet son plaisir à ses clients ?
L’équipe de breew a décidément tout compris.
Et moi ? Moi, je viens de passer le cap du temps d’essai. Mon boss m’a dit qu’il me garde parce que je porte la robe de la prospérité et que je fais beaucoup de bêtises, ce qui augmente sa notoriété (c’est pas ça qu’il fallait dire boss ?).
TOUTE L’ÉQUIPE DE BREEW VOUS SOUHAITE DE JOYEUSES FÊTES DE PÂQUES ET UN PRINTEMPS HAUT EN COULEUR !
Breew with me
Miki « Chroniqueuse à ses heures perdues, quand elle ne ronfle pas dans la poche de la valise de son boss »
Les créations en chocolat proviennent de la boutique Zurcher à Montreux www.confiserie-zurcher.ch
Réunion de préparation à l’édition 2013 « Le Meilleur du Web »
Magistrale assemblée des impressionnants organisateurs de l’édition 2013 « LE MEILLEUR DU WEB »
Victoria : − Tu comprends, faut organiser un spectacle prestigieux et exceptionnel, où les gens décoincés se déhanchent et tweetent toute la soirée, sauf quand je parle sur scène.
Thierry : − Moa, j’aimerais que le public comprenne que je suis le fabuleux initiateur du Meilleur du Web.
Rodolph : − C’est qui cette poupée ridicule sur la table ? Bon, moa, je propose de modifier le règlement pour que je n’aie plus à annoncer que les candidats sont nuls.
Victoria : − Hé, regarde ça, Obama est dans mon réseau LinkedIn. Il peut bien injecter quelques thunes non ? On passera chez lui après Austin la semaine prochaine. Miki, tu n’écris pas ça, faudrait pas que ça s’ébruite du côté alémanique. Je suis seule sur ce coup-là.
Thierry : − Et si on fabriquait une statue géante à mon effigie qu’on placerait à l’entrée de la salle de conférence ?
Victoria : − J’ai prévu une coiffure spéciale rien que pour lui. Tu en penses quoi Miki ? J’ai un peu la dalle là, on n’a pas bientôt fini cette séance ?
Thierry : − Sur le piédestal de la statue, on pourrait graver mon nom avec la légende « ci-sculpté le grand geek Maître initiateur de cette initiative ».
Rodolph : − Quand je pense à la dernière édition, j’ai la nausée. Mon train part dans une heure, j’ai un bouclage de mon journal moaaa. On peut pas se presser un peu ? Et cette poupée, quelqu’un peut me dire pourquoi elle me lorgne comme ça ?
Victoria : − Voilà, le rendez-vous chez le coiffeur est fixé, juste à temps avant le départ pour Austin. Viens Miki, on va manger. Les mecs comprennent rien de toute manière.
Heuu, boss, j’arrange comment ces égos pour la chronique ? Ahhh, cette Victoria, quelle force, quelle expressivité. Je pourrai prendre des cours chez elle boss ?
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« Viens Miki, on va manger, les mecs comprennent rien de toute manière ! »
Ma première fois à la montagne
Ce matin, l’air était glacial quand mon boss m’a emmitouflée dans une couverture et déposée sur le siège arrière du véhicule de fonction. Avant ça, je crois que j’ai rêvé. J’étais dans les bras de Kimmirphée.
Alex, mon collègue, nous a rejoints. Durant tout le trajet, ils ont piaffé comme des filles. Leurs voix s’amoncelaient grassement dans la buée plaquée sur les vitres arrière et j’ai fini par relever mon bonnet sur mes oreilles pour ne plus les entendre.
Mission secrète à Thyon 2000
Arrivés à Thyon 2000, le boss m’a mise sur des skis, m’a attachée à lui, et on est partis comme des enragés sur les pistes. Mais boss, on bosse quand ?
Thyon 2000 a mandaté breew pour une mission secrète : effectuer des repérages à CENTRAL PARK un truc de géants, hallucinant et helvétique, un Snowpark colossal où des types fêlés prennent leur élan et s’envoient en l’air à des milliers de mètres au-dessus de la stratosphère (d’accord, en fait 3 ou 4 mètres).
Les repérages servaient au tournage d’une vidéo sur le thème de Harlem Shake, vous savez, cette déferlante qui a englouti le Web au début du mois ! 30 secondes durant lesquelles des personnes déguisées de façon grotesque se tortillent frénétiquement sur une transe délirante du groupe Baauer. Les sociologues ont déjà leur théorie : « exutoire collectif qui rompt l'ordre établi pour mieux simuler le chaos ».
Vous aimez le chaos vous ?
Mon boss est moderne et sait y faire en terme de buzz : c’est lui qui a donné cette idée de Harlem Shake à son client, tout ça pour faire parler du Central Park de Thyon 2000.
Bon, c’est quand que vous venez à Thyon, vous ?
Et c’est quoi ces mecs qui nous sermonnent ?
Alors que nous étions postés sur l’un des sauts, que Thierry et Alex déterminaient les meilleurs endroits (spots comme y disent) pour la captation vidéo, et que je décryptais les mouvements de leurs mains congelées maniant les appareils high-tech, un type tout de rouge vêtu nous a houspillés parce que les touristes n’avaient pas le droit d’être là (sur les sauts).
Mais c’est à moi qu’il s’adresse ce gars? J’ai vociféré qu’on était des mégas pros et qu’on travaillait pour la station. Mon boss, lui, a viré à l’éruption volcanique, la haine du monde a fait le tour de son système lymphatique et il a rugi : « Tu vas voir ce que tu vas voir, espèce de petit freluquet, ignorant des savanes valaisannes, vaurien. Pis d’abord, on t’a pas appris à dire bonjour ? »
Le type s’est confondu en excuses, s’est prosterné devant moi sur la piste et m’a tendu une glace Igloo en guise de pardon (boss, j’accepte ou pas ?).
Georges, ohhhh Georges
Alors que j’allais avaler la glace, une silhouette non identifiable s’est littéralement jetée sur moi et m’a entraînée dans les airs en un salto vertigineux. Après un atterrissage périlleux, encore tremblante, une vision des plus délicieuse a remué mes sens: un gars aux yeux coca light me fixait d’un regard... comment dirais-je... moustachu ? Cet Apollon des neiges, ce prince à la crinière blonde et sauvage, cette voix rauque et ce nez aquilin. Cet homme, cet homme-là qui ne s’adressait qu’à moi, était tout bonnement la plus grande star des pistes de Thyon, Georges Michel !
Georges, ohhhh Georges !!! Oui, c’est moi qu’il a courtisée assidument ! C’est pour moaa qu’il s’est trémoussé et a entamé des danses torrides de séduction. « Nous étions faits pour nous rencontrer ». Rhahhh, je me meurs!
Georges. Un prénom qui carillonne comme un effluve de meringues à la crème de Gruyères, comme un jet d’eau chaude de Lavey-les-Bains, comme un blanc battu en neige, comme une onde d’écume sur le grand lac de Suisse romande (c’est quoi son nom déjà ?).
Soudain, mon chef me secoue. « Miki ??? Tu dors ou quoi ??? Regarde, t’as fait tomber ton Ipad (mon calepin) dans la neige. C’est pour ça que je t’ai engagée ??? »
Je crois que je me suis évanouie boss.
La folle nuit de Thyon
Trou noir dans ma mémoire de l’instant écoulé entre le kidnapping dans les airs et la table devant laquelle je sirote une bière, puis deux, puis trois, puis quatre, installée avec mes deux compères dans la plus groovy des discothèques de Thyon, Cosmos. Georges s’adonne sur scène à des sons chaotiques jusqu’à l’instant où simplement, je m’affaisse lourdement sur le sol.
« Allez, on rentre », s’étouffe le chef. Oui, mais Georges ? Ma complainte reste coincée au fond de ma glotte et nous voilà sur le chemin du retour.
J’ai un vague pressentiment que mon boss n’a pas trop apprécié ma performance du jour. En route, je me suis endormie dans les bras d’Alex. Et ils ont à nouveau piaffé. Mais de quoi peuvent-ils bien parler pendant des heures ?
À la maison, couchée dans ma valisette, j’ai eu faim. Mon boss a fouillé dans le frigo et m’a apporté un sandwich au cénovis et cervelas en me disant que c’était la suite de l’initiation culinaire.
Oh, Georges, pourquoi m’as-tu abandonnée ?
Georges se trémousse rien que pour moaaaa !!
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Moi Miki: mon premier jour chez breew
Chères et chers internautes,
Dans mes délires psychédéliques, je suis une Kimmidoll posée sur une étagère IKEA dans le living room d’un sunny boy californien sexy, musclé et au teint hâlé. Je suis sa seule collection et quand il débarque avec une femme fatale aux seins et aux lèvres siliconés, il lui en met plein la vue en me déposant sensuellement dans sa main tout en lui postillonnant au visage : « tu vois poupée, ma seule et vraie, c’est elle ».
Mais un jour, ma vie bascule (je devrais dire : je tombe de l’étagère IKEA).
Ce jour-là, je pose un geste réel insolite, guidée par l’idée fixe que ma vie ne peut se résumer à un amas de poussière sur ma robe dans une bibliothèque : je postule à l’annonce « BREEW RECRUTE POUR SON SIÈGE PRINCIPAL DE LAUSANNE une terrienne ou un terrien déjanté(e) capable de :
(pour)suivre le big boss et ses sous-fifres dans les méandres de leurs activités professionnelles,
synthétiser les contenus de coulisses,
rapporter lesdits contenus à la communauté sociale en réseau
Maîtrise du monde stratosphérique et numérique obligatoire.
Non, c’est vrai, je ne suis pas née d’une ovulation humaine. Je n’ai jamais vu de près un appareil électronique, faut pas me demander ce que « monde numérique et geek» signifient. Mais je détiens des pouvoirs surnaturels : mon nom symbolise la prospérité.
Et surtout, mes amis, j’ai un CV d’enfer :
Et alors, demandez-vous ?
Et alors, après une demie seconde d’entretien, grâce à ma capacité d’écoute et mes yeux d’exploratrice, je suis engagée en tant que LA Miki personnelle de Thierry Weber, CEO de breew.
Et la suite donc ?
Et donc, je suis interviewée par mon propre boss afin de me familiariser avec la sphère stratosphérique numérique démentielle digitale (heuu, on dit comme ça ?).
Et c’est quoi alors mes tâches ?
Grâce à ma capacité d’écoute et mes yeux d’exploratrice, je jouerai la chroniqueuse des aventures de Thierry Weber et ses gars en coulisse.
J’ai même déjà inventé le slogan :
BREEW WITH ME, BREEW WITH MIKI
Le premier jour chez breew, mon boss m'a interviewée
Ca y est, je suis à l'antenne. Rhaaa, grisant. Et mon boss me fait trop craquer !