Film Review: FIRE (2022): Juliette Binoche and Vincent Lindon Amaze in a Probing Dramatic Film https://film-book.com/film-review-fire-2022-juliette-binoche-and-vincent-lindon-amaze-in-a-probing-dramatic-film/?feed_id=86992&_unique_id=62cb69a0bdad7
seen from China

seen from United States

seen from United States

seen from United States
seen from Yemen
seen from United States

seen from Russia
seen from China
seen from United States

seen from Germany

seen from United States
seen from Russia
seen from United States
seen from United States

seen from Sweden

seen from United States
seen from Kyrgyzstan
seen from United States
seen from China

seen from China
Film Review: FIRE (2022): Juliette Binoche and Vincent Lindon Amaze in a Probing Dramatic Film https://film-book.com/film-review-fire-2022-juliette-binoche-and-vincent-lindon-amaze-in-a-probing-dramatic-film/?feed_id=86992&_unique_id=62cb69a0bdad7
LES 2 ALFRED enfin EN SALLE LE 16 JUIN #lesdeuxalfred #lesdeuxalfredlefim #brunopodalydes #sandrinekiberlain #denispodalydes https://www.instagram.com/p/CPji812he4-/?utm_medium=tumblr
BÉCASSINE! (2018) Fidèle, drôle, touchant, émouvant, bien réalisé, personne ne pouvait s’attendre à ce que le film de Bruno Podalydès -présent depuis déjà vingt ans dans le monde du cinéma français- soit un exemple en la matière: exit les daubés ASTÉRIX (1999-2012), BOULE ET BILL (2013), et autres blockbustés VALERIAN (2017) qui ne rendent jamais assez hommage à leurs origines, et place à la bretonne naïve. Car BÉCASSINE! parvient à allier le charme de la BD de Joseph Pinchon -113 ans putain!- au format cinéma, et mieux, l’embellit avec une mise en scène soignée, et un personnage très, très attachant: étant moi-même allergique à 90% de tout ce qui est estampillé “comédie française”, et à l’affût de la moindre erreur de respect envers ce genre de produit, j’ai plus qu’apprécié le film. La Bretagne paysanne à l’ancienne est montrée par Podalydès avec un talent et une saveur comparable aux films LA GLOIRE DE MON PÈRE (1990) et LE CHÂTEAU DE MA MÈRE (1990): de cette campagne grisâtre, la colorée Bécassine se démarque sans mal, fausse idiote du village qui est en fait une femme extrêmement douée dans plusieurs domaines. La candeur, l’innocence, ce sont les ingrédients de l’humour -et du drame aussi- de BÉCASSINE!, cette dernière immédiatement reconnaissable, avec sa robe verte et son parapluie rouge -rien à dire sur les costumes et les décors, d’ailleurs-: rêvant d’un Paris lointain, la bonne va partir à pied et faire une rencontre qui va changer sa vie à jamais. La spontanée Bécassine va finir par élire domicile chez la Marquise de Grand-Air, pour s’occuper de sa fille adoptive: un lieu propice aux rencontres de personnages hauts en couleurs, du fidèle majordome moustachu, à la cuisinière un peu volage, en passant par le chauffeur-mécano secrètement amoureux et à l’artiste arnaqueur. Une galerie parfaite, qui donne à BÉCASSINE! l’occasion de prouver que les adaptations live-action ont un sens, dès lors qu’on les prends au sérieux. Incroyable dans son rôle d’héroïne un peu cruche mais pleine de ressources et de cœur, l’actrice Émeline Bayart, qui efface même la courte prestation -très bonne également- d’une certaine Josiane Balasko: mieux, le réalisateur Bruno Podalydès n’oublie rien, chaque scène ou thématique trouvant sa conclusion ou étant justifiée de manière efficace -la puissance d’une narration visuelle-, et on s’étonne de l’empathie immense ressentie envers les protagonistes de cette BD vivante. Slice-of-life à la française, ma gueule! Métaphorique, poétique, adorable sans jamais être niais, BÉCASSINE! prend la nostalgie -histoire, époque et personnages- et la modernité -sa forme “HD” et les moyens techniques actuels de tournage/montage- pour nous offrir l’une des meilleures adaptations de BD de tous les temps, en dépit des réactionnaires du mouvement Dispa’ch ayant appelé au boycott du film: étant moi-même d’origine bretonne, je ne vois aucune insulte à l’oeuvre de Pinchon, et encore moins envers l’image de la femme, bien au contraire. Et surtout, PAS DE GAGS DE MERDE, Podalydès se limitant sagement à quelques drôleries brèves en accord avec la cohérence de son film. Faisant tomber les préjugés, et abordant en partie des thèmes sérieux -le fait d’être orphelin, poursuivre un rêve irréalisable, la manipulation mentale, etc...- BÉCASSINE! est un film français dont on peut être très fiers, excellant là où Hollywood se casse la gueule: bravo et merci, Monsieur Podalydès -qui en plus de réaliser et scénariser, joue carrément dans son film-, pour nous avoir mis des étoiles plein les yeux. Impensable au premier abord, on finit conquis par ce long-métrage à des kilomètres des “KevAdamseries” et autres ChristianClavieries” qui nous étouffent: hélas, zéro succès au box-office... Kenavo l’amie! C’EST TOI LA BÉCASSE /20