Ce furent 7 mois intenses. Une belle page se tourne, dans l’attente d’en écrire d’autres :) Salud!
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Ce furent 7 mois intenses. Une belle page se tourne, dans l’attente d’en écrire d’autres :) Salud!
Quelques photos collector
Barranco, le quartier bohème de Lima, que j’ai assez peu fréquenté mais qui est certainement le plus agréable. Nombreuses boutiques bio/veggie-friendly qui témoignent de son fort attrait touristique. Le pont des soupirs est tout proche. Le Noise, qu’on aura bien squatté, se trouvait un peu plus haut.
Lima, où j’aurai finalement vécu 4 mois au gré des soirées et des cours à la Pacifico (quand même). Beaucoup à dire sur cette ville à vivre, hostile au premier abord du fait de sa taille, de ses grandes avenues et de sa circulation chaotique. D’ailleurs, les touristes le plus souvent en transit par Lima sont assez sévères à son endroit. Je serai plus indulgent, même si je ne me vois pas y vivre sur le long terme. La proximité de l’océan est agréable - ce qui, en conjonction avec un temps assez médiocre la majorité de l’année, donne des couchers de soleil magnifiques - et les quartiers de Miraflores et Barranco sympathiques. On mange à Lima divinement bien. J’ai eu la chance d’y lier de belles relations (au premier rang desquelles Marc) et d’être merveilleusement accueilli par la famille Cueto, nos propriétaires: Andrés, Monica, Santiago et la mascotte Leonidas, aka le fraté. Les péruviens ont globalement été très accueillants. Deux choses ont pour moi été néanmoins rédhibitoires. D’une part, cette société à deux vitesses, qui rappelle furieusement la réalité coloniale de l’époque, avec un niveau de réflexion critique très limité chez les représentants de l’élite économique péruvienne, que j’ai côtoyé à l’Université. D’autre part, le poids du patriarcat et le machisme m’ont semblé difficilement supportables. Cette expérience m’aura fait prendre conscience, en négatif, de ce qu’être Français en ce monde est une chance, quelque imparfaite que soit notre société. Trois photos, qui me semblent bien refléter ce qu’est Lima: une certaine ambiance, très plaisante. Un héritage historique et culturel, que j’ai failli louper à cause d’une grève bloquant la Plaza de Armas la veille de mon départ (les impondérables, classique...). Une pauvreté manifeste enfin, mais qui est la plupart du temps loin des yeux. Comme la plupart des étrangers, j’ai vécu à Miraflores, RyB 633. Ma chance a été d’être côté Surquillo, près du Mercado Uno, zone un peu plus métissée.
Palomino, sur la côte, plus à l’est. Je devais initialement aller jusqu’à la Guajira, cette bande de terre qui se jette dans la mer, mais le charme paisible de ce petit village buena onda me convainc de rester pour trois jours de détente, dont j’avais bien besoin. Un poisson fraîchement pêché par jour, plage, lecture, couchers de soleil exceptionnels. Je rencontre deux frères chiliens extrêmement sympa au cours de la descente du fleuve en bouée (seule activité du coin, hors gros trek). 2h à attendre que ça se passe, ça crée du lien... On se retrouve le soir pour une fête dans la cour d’une auberge un peu perdue, ambiance teuf assez artisanale: le DJ s’est ramené avec écran et unité centrale... Soirée très cool, mais entachée par la mort concomitante d’un type de leur auberge avec qui on avait brièvement parlé avant de partir; il n’a pas pu revenir de son bain de minuit, la faute au courant, encore et toujours. Un de ses amis y reste aussi en tentant de le secourir. Je passe ensuite une nuit à Santa Marta et m’envole pour Lima, avec escale à Bogota. Ce que j’ai pu voir de la Colombie me donne envie d’y retourner. C’est un concentré d’Amérique latine: jungle, montagne, plage, un accueil, une chaleur humaine et un sens de la fête juste au-dessus.
Après une nuit à Santa Marta - première ville espagnole fondée sur le continent, en 1525 - réputée pour sa fête mais dont on n’aura pas pu profiter, on file directement au Parque Nacional Tayrona. Gros coup de coeur. C’est un parc relativement vierge, qui offre un exceptionnel mélange de cordillère, végétation de type jungle et de plage sauvage. Le drapeau rouge y est d’ailleurs présent quasiment partout, et de sinistres panneaux rappellent que chaque année des imprudents se laissent tenter par un bain et n’en reviennent pas, la faute au courant. Nuit en hamac, plutôt confortable.
Retour à Medellin, où l’on sera restés trois nuits. Le dernier jour est l’occasion de découvrir la célèbre Comuna 13, infréquentable il y a encore vingt ans et qui a connu une réhabilitation importante. Principaux moteurs de cette transformation, les artistes de rue, dont certains viennent de toute l’Amérique latine pour y laisser leur trace (en photo, un costaricien). La direction de l’urbanisme de Medellin a également fait un travail remarquable autour de la mobilité, que ce soit à travers les téléphériques ou les escalators, abrités ici sous une structure orange assez stylée.
Escapade à Guatapé, petit village coloré format carte postale. On fait escale au Peñon, ce gros caillou aux escaliers interminables, qui offre une jolie vue sur ce qui est en réalité un lac artificiel.