[REPORT] BY:LARM 2016 (OSLO) Le week-end dernier se tenait à Oslo (Norvège) le By:Larm Festival. Sorte de pendant européen du SXSW américain, ce festival nordique fait jouer les groupes qui perceront dans les prochaines années. Pas moins d’une centaine de groupes étaient présentés (dont nombreux de nos chouchous !), chacun jouant deux fois lors du festival. Une dizaine de salles de concerts et bars du centre-ville d’Oslo étaient réquisitionnés pour l’occasion. On y était et on vous rapporte nos impressions. Notre festival commence avec notre groupe chouchou n*1 : Bea1991. La néerlandaise d’Amsterdam, dont on vous avait parlé par ici il y a quelques mois, venait défendre ses deux EPs. Alors qu’on s’attendait à la voir seule derrière ses synthés, c’est entourée de trois autres musiciens que la jeune femme a enchaîné ses petites perles de pop électronique chaloupées et enivrantes. Deux inédits seront même joués, dont un morceau écrit la semaine précédente. La petite protégée de Blood Orange était parfaite ce soir.
A peine le temps de souffler qu’on traverse la rue pour voir notre groupe chouchou n*2 : Liss. Les danois, dont on vous avait également parlé par ici, n’avaient que deux petits morceaux dévoilés pour l’instant Always et Try. Et surprise : ces deux tubesques compositions sus-citées sont en fait les morceaux les moins tubesques de leur catalogue ! Funk élastique diablement accrocheur et voix reconnaissable directement, le quatuor aux visages poupins devrait frapper fort cette année ! Après ces deux véritables révélations, c’est au tour des deux norvégiennes de Smerz de se produire sur la scène Red Bull montée spécialement pour le festival. Leur electronica sensuelle nous aura agréablement surpris, sans pour autant nous combler totalement. Les visuels qui agrémentaient leur prestation à force d’expérimentations pleines de pixels étaient bien sentis. Mais il faut avouer qu’il était difficile de passer après les deux prestations éblouissantes auxquelles on a eu la chance d’assister.
On retrouve maintenant nos danois chéris d’Efterklang, dont trois des membres principaux se sont accoquinés d’un finlandais pour former le groupe Liima. Plus électronique sans pour autant oublier l’élégance efterklangienne, la musique de Liima séduit aisément. Les expérimentations sont nombreuses mais les mélodies restent étonnamment claires. Un nouveau tour de force pour un nouveau départ.
On enchaîne dans la salle John Dee avec les danois de Lowly : le quintette qui n’a sorti qu’une poignée de morceaux pour l’instant façonne une pop sautillante et joueuse. Bien en place et visiblement heureux d’être sur scène, les Lowly ont réussi à transmettre leur énergie communicative. Un vent de fraîcheur -dans une ville d’Oslo qui n’en avait pas vraiment besoin-. Bien joué les petits potes.
On retrouve le club de l’Internasjonalen dans lequel on avait vu Liss pour danser sur les morceaux r’n’b teintés de house d’Abra. L’américaine venue d’Atlanta nous aura bien fait danser ce soir ! Seule avec son synthé et armée d’un sens du rythme évident, la jeune femme avait l’air de savoir ce qu’elle voulait : faire monter la température et nous faire perdre quelques grammes. Si la prestation de l’artiste n’aura pas été aussi ‘dinguement folle’ que ce qu’on aura pu lire par ici (LOL), il faut avouer qu’Abra devrait bien faire parler d’elle dans les mois à venir. On se déplace alors dans le bar/club Verskedet pour voir notre 7ème groupe de la soirée : les danois (à nouveau !) de First Hate. Looks, déhanchés et musique undergroud tendance 80′s sont au programme. Ceux qu’on pourrait rapprocher des suédois de Lust for Youth ont bien digéré leurs classiques : synthés stroboscopiques et voix grave caractéristique pour une musique faisant le lien entre l’amour et la rave.
La soirée arrivait bientôt à son terme. Un dernier groupe à voir, et pas des moindres, notre groupe chouchou n*3 : Whitney. Et de ‘chouchous’, les américains sont passés au rang fort convoité de SUPER-chouchous ! Le groupe monté par deux ex-membres des bien aimés Smith Westerns, Max Kakacek et Julian Ehrlich (qui a également officié chez les australiens d’Unknown Mortal Orchestra) se présente en sextet sur scène : trois guitares, une trompette, un piano/synthé et un batteur/chanteur, la formule magique pour une brotherhood au top. Gorgée de soleil et mélodique à souhait, la musique des américains nous aura mis un grand sourire sur le visage pour toute la semaine. On a grande hâte de pouvoir écouter tout ça sur long format. Et vu la qualité des quelques 10 morceaux présentés ce soir, on peut déjà affirmer que cet album tournera en boucle par ici ! En attendant, on se remet leur seul véritable morceau No Woman et leurs deux démos No Matter Where We Go et Southern Nights. Trop chouette ! A&B












