Nisaraleta, spin-off d’en-vlà nous gratifie ce soir d’une affiche à la cohérence questionnable mais alléchante malgré tout, puisqu’y figurent à la fois les parisiens de Revok et les légendes US The Cherubs.
Si je ne connais The Cherubs quasiment uniquement que de réputation, j’ai déjà assisté à moult prestations de Revok et je dois dire que celle-ci compte parmi les plus convaincantes. Servis par un son excellent, le quintet a puisé dans tout son répertoire pour réciter sa noise poisseuse et angoissante, aux arrangements luxueux, notamment lorsqu’il s’agit du chant souvent habilement et judicieusement trafiqué aux effets. Du grand art.
Les italiens de Cani Sciorri accompagnent les Cherubs au cours de la tournée européenne des américains. Les grimaces du chanteur-guitariste rapprochent le spectacle d’une adaptation théâtro-musicale d’Affreux, Sales et Méchants. Ca ne manque pas vraiment d’énergie, certainement davantage d’idées, et très clairement d’un minimum de classe. Ciao ragazzi.
The Cherubs ont très logiquement clôturé la soirée, avec un set tonitruant. Que ce soit en terme de volume ou de fuzz, on s’approche très clairement de l’étalon Part Chimp. Niveau chant, on est encore plus aigu et sans doute pas franchement plus juste. Le petit souci avec la saturation tous azimuts peut s’avérer être le manque de relief sur un morceau ou même sur l’ensemble du concert, mais je dois bien admettre que je patauge assez volontiers dans ce genre de bouillie sonore. Hormis un final un peu pathétique voire presque gênant, je ne suis pas déçu d’avoir assisté à ce baroud de vétérans.
















