CHAPARRI 2019
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CHAPARRI 2019
Chaparri rosa
Chaparri 2
DIA 22 - NATURALEZA
Planta de Mango
DIA 19 - PAISAJE
Lugares inesperados
Projection débat "Chaparri" (Pérou), le vendredi 9 mai 2014 à 20h45
Projection débat “Chaparri” (Pérou), le vendredi 9 mai 2014 à 20h45
Relais
Lieu :Paris 5e
Cinéma Espace Saint Michel 7, place Saint-Michel Métro Saint-Michel
206 rdv pour ce lieu
Projection débat «Chaparri» les sept ours de la montagne sacrée
Film de Nathalie Granger & Charles-Domini – 1h53 – France – 2013
Mercredi/Vendredi/Samedi/Lundi/Mardi: 20h45 Jeudi/Dimanche: 14h50
Tous les jours, séance de 20h45 (“Chaparri, les 7 ours de la montagne sacrée”) en…
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Chiclayo, 06/03/2014
On a pas beaucoup dormi cette nuit. Entre le bruit d’une fête battant son plein tout près de l’hostal et Nena qui se réveille en plein milieu de la nuit tellement ses 100 piqures de moustiques lui grattent, il faut trouver le temps d’atteindre le sommeil profond. Aujourd’hui, on a prévu d’aller rendre visite aux ours à lunettes résidant dans la réserve écologique de Chaparrí. Celle-ci se trouve à 2h de bus de Chiclayo. Il est indispensable d’y aller en tour organisé, ne serait-ce que pour le transport. Après s’être renseignés dans deux ou trois agences, on a opté pour Moche tour qui nous propose un prix imbattable: 80 soles par personne, entrée au parc inclue.
Le petit-déjeuner est avalé en cinq minutes chrono (on est un peu en retard).Je dois souligner quelque chose à propos du café. Il est servi de façon un peu étrange. Ils t’apportent une tasse d’eau bouillante accompagnée d’un liquide concentré en café. On mélange ensuite les deux, le tout sans lait. Depuis qu’on est en Amérique latine, je dois dire que je n’ai pas bu beaucoup de bons cafés.
Un bon expresso sortant de la machinetta, ça me manque!
On se dirige vers l’agence. On est seulement quatre touristes à prendre la route pour Chaparrí. Nena, moi et deux femmes de Lima. Sur le chemin, elles nous font goûter la guaba que des femmes nous vendent à travers la fenêtre du bus. C’est très étrange mais très bon. Ça ressemble à une tige géante qu’on casse pour en tirer quelques grosses fèves. On en retire alors la matière blanche qui les entoure, c’est la partie qui se mange. Ça ressemble à de l’ouatte.
Après une heure de route, on arrive dans un petit village qui borde l’entrée de la réserve écologique. On y achète de quoi boire et manger car dans la réserve il n’y a rien à vendre. Là bas, on charge également un guide local : Cristian. La route du village à la réserve est très sinueuse à tel point que ça prend une heure trente pour faire un peu plus de cinq kilomètres! On traverse des plantations de riz et de tabac et la réserve se dessine au loin. La vieille péruvienne devant nous n’arrête pas de causer.
Une fois arrivés dans la réserve après ce long périple où on valse dans tous les sens, le guide nous fait descendre à l’entrée du bosque seco (bois sec). Il nous explique les règles de sécurité, nous montre deux ou trois photos des oiseaux du bois et nous rappelle qu’il est interdit de toucher les animaux.
Je lui demande s’il est probable de voir des pumas et il me répond quasi impossible. Je lui demande s’il est probable de voir des ours et il me répond très probable…
Juste avant de démarrer, on reçoit la visite d’une famille de petits sangliers (je ne connaît pas le nom de l’espèce, mais ça ressemble à des sangliers sans défenses). On commence notre visite et le guide nous montre quelques espèces d’arbres propres à la région. On peut également apecevoir de beaux oiseaux, dont des petits colibris de toutes les couleurs et une sorte de petit canaris rouge éclatant. Juste après, on aperçoit des enclos, la plupart sont vides à part deux: l’un renferme un rapace et le second, un bébé renard.
Ces animaux seront bientôt relachés, quand ils seront aptes a vivre seuls dans la nature.
La visite me semble un peu sommaire, surtout que le guide commence à s’égarer dans des digressions politiques, monarchiques et autres sujets qui ne concernent en rien la visite. A un certain moment, on tombe sur une petite grotte remplie de terrarium. La plupart sont vides à part quelques uns qui renferment des serpents et une tarantule. Le temps passe et je me demande secrètement quand est ce qu’on va apercevoir un ours à lunettes. C’est alors qu’on arrive près d’un enclos électrifié qui en renferme deux. Bien qu’ils soient adultes, ce mâle et cette femelle ne doivent pas mesurer plus d’1m80 debout.
Ils me parraissent assez dociles, résultat de leurs contacts fréquents avec l’humain.
Ce sont des animaux très amusants et surtout très gourmands. Quand le guide plante une patate douce au bout d’un long bâton pour atteindre le haut d’un arbre, la femelle n’hésite pas à grimper pour se régaler. Je m’amuse aussi à fixer la gopro au bout du même baton afin de filmer les ours de très près.
C’est en s’amusant et en restant plantés devant ces deux braves bêtes que Nena et moi nous rendons compte d’une chose: on s’est un peu fait avoir. La première chose qui nous vient en tête est: “heureusement qu’on a payé que 80 soles chacun”. Honnêtement, je m’attendais à voir des animaux en liberté, et à avoir droit à une sorte de safari. Peut-être sommes nous trop exigeants.
Peut-être que jusque là, on a tellement vu de choses qui surpassaient nos espérances qu’on est devenus sans pitié envers nos activités.
Je ne sais pas, mais une chose est sûre: le jeu n’en valait pas la chandelle. Le pire c’est de se dire que maintenant, il faut retourner et se retaper 2h30 de bus dont 1h30 dans les chemins scabreux. Heureusement, j’ai de la lecture maintenant (Le journal du Che en Bolivie). De quoi m’occuper l’esprit.
Dans le bus, Nena arrive à piquer du nez malgré de sacrées bosses. J’en profite pour la filmer et je me marre tout seul comme un con. Quand on arrive enfin à Chiclayo, on est crevé à cause de la chaleur et surtout on a faim. Après une bonne douche, on rejoint la Plaza de armas dans le centre qui à cette heure ci est bondée, et le mot est faible.
Chiclayo est une ville stressante, bruyante et énervante. Le silence n’existe pas et les klaxons des taxis sont rois.
Les habitants, après les avoir questionnés, ne savent pas eux-mêmes pourquoi ils klaxonnent ainsi, sans arrêt et plusieurs fois, jour et nuit. Vu que la ville compte au moins un 4/5 de taxis, on peut facilement s’imaginer sur la place principale en pleine heure de pointe: un enfer. De plus, ici plus que nul part ailleurs, le piéton n’a aucun droit. Autant dire qu’on risque sa vie à chaque fois que l’on traverse une rue.
Nena a très faim. Elle a entendu parler par Suzanna (qu’on avait rencontrée à Vilcabamba) que les restos chinois, appelés ici Chifa, ne sont pas mal du tout. Arrivés dans le resto, on ne comprend rien à la carte et on y va donc un peu au pif. Au menu: assortiment avec viande, légume et riz pour Nena et petites pâtes croquantes pour moi. Quand les assiettes arrivent, on reste bouche-bés. Les quantités sont énormes, insurmontables. Il y a au moins de la bouffe pour trois personnes dans chaque plat. De plus, on avait commencé par une soupe! On ne mangera même pas la moitié car en plus, ça ne nous goute pas trop, quel gachis. Le pire, c’est que ça ne coute vraiment rien (26 soles pour le tout boissons comprises). Le ventre plein (pas assez faut croire), on va se prendre un dessert à une terasse puis on rentre.
On a décidé de s’en aller demain pour Cajamarca (hauts plateaux du nord, 6h de bus). Même si on a pas fait Tucume, ce n’est pas trop grave. On a fait Sipan et on a vraiment envie de quitter cette ville qui nous oppresse au plus haut point.
Beaucoup de nouvelles aventures nous attendent dans cet immense pays.
Carl
Chaparrí et ses ours à lunettes Chiclayo, 06/03/2014 On a pas beaucoup dormi cette nuit. Entre le bruit d'une fête battant son plein tout près de l'hostal et Nena qui se réveille en plein milieu de la nuit tellement ses 100 piqures de moustiques lui grattent, il faut trouver le temps d'atteindre le sommeil profond.
oso de anteojos- chaparri