Claix et St Paul de Varces : la fermeture des deux déchetteries est votée depuis le 9 février 2018 : vendredi 9 février 2018, la Métro a voté la fermeture de deux déchetteries (Claix et St Paul de Varces) pour évoluer vers une seule nouvelle déchetterie sur Varces Allières et Risset sur une nouvelle localisation (Impasse de l’Orme). Dans les faits, que signifie une telle décision ?
1) la suppression d’un service public de proximité sur Claix et sur St Paul de Varces,
2) l’éloignement considérable pour certains quartiers de ce nouvel équipement avec l’obligation de traverser Varces et d’emprunter un axe routier à fort trafic. Par conséquent, notamment pour les végétaux, on sera loin des actuels usages sur des axes secondaires avec des hayons ouverts ou de très vieilles remorques,
3) la conséquence pratique sera quoi ? La multiplication considérable des dépôts sauvages !
C’est une mauvaise décision qui va
pénaliser l’environnement par la multiplication des dépôts sauvages et qui va coûter encore plus cher aux contribuables par le coût du nettoyage des dépôts sauvages.
Que montre cette décision ?
1) La logique de métropolisation est d’abord la course à “la taille critique” des services publics et non pas la qualité d’un service public,
2) c’est une vision totalement contraire à la logique du passé qui reposait sur des constats de bon sens : si on éloigne trop une déchetterie, c’est l’ouverture à des comportements peu civiques. C’est triste mais c’est ainsi. Par le passé, les élus municipaux ne s’étaient pas battus par patriotisme municipal pour aller vers des déchetteries municipales mais par réalisme et efficacité,
3) Les deux maires concernés (Michel Octru et David Richard) n’ont pas défendu cette conception du service public de proximité. C’est dommage. Sur Claix, le très probable prochain maire (Christophe Revil) devrait heureusement être sur un axe différent si on tient compte de ses déclarations. Et sur St Paul de Varces, au sein même de son équipe municipale, David Richard est de plus en plus contesté venant d’enregistrer dernièrement la démission d’un 4 ème membre de son équipe municipale (Arnaud Comba), ce qui est une situation de crise jamais connue jusqu’alors,
4) l’absence totale des conseillers départementaux (Sandrine Martin Grand et Pierre Gimel) qui n‘ont même jamais réuni les élus municipaux pour tenter de définir des positions communes sur des sujets pratiques quotidiens de ce type. Conseillers départementaux à l’endroit desquels les critiques vives fusent.
La bataille des services publics de proximité n’a donc pas été livrée. Elle ne pouvait qu’être perdue dans des conditions qui vont beaucoup pénaliser les habitants dans les prochaines années.