#Départementales2021 : Laurent Wauquiez en joker pour tenter de reconquérir une majorité de droite en Isère : chaque élection conditionne la suivante. La majorité régionale sortante a de quoi être inquiète du poids des Verts et de la gauche dans des agglomérations très peuplées : Lyon, Grenoble, Annecy, Chambery, Bourg en Bresse ... Cette réalité va également beaucoup peser pour les départementales. Or s’il est un département qui est fait urgence pour la droite, c’est l’Isère. Les municipales ont considérablement fragilisé l’exécutif départemental. Sandrine Martin-Grand (2 ème VP) n’a pas été en mesure de candidater. Son compagnon, David Richard, maire sortant de St Paul de Varces, a été élu très difficilement (45 %) après une campagne particulièrement agressive de sa part et il est désormais empêtré dans une situation financière municipale très délicate (gros déficit sur 2019 et endettement record). Pierre Gimel n’a pas candidaté. Son suppléant (Maire de Vif) est en contentieux électoral pour une Commune (Vif) gagnée de ... 3 voix. Chantal Carlioz (6ème VP) a été battue à Villard de Lans. Jean Claude Peyrin (7 ème VP) a été battu sur Meylan. Christian Coigné a été en extrême difficulté sur Sassenage. Et la liste pourrait durer longtemps. C’est un champ de ruines dans le sud isère. La question n’est donc pas de sauver mais de
reconquérir. Laurent Wauquiez est manifestement décidé à considérablement plus s’engager sur le terrain dans l’Isère. Une absolue nécessité si la droite ne veut pas enregistrer une défaite sévère dans 6 mois.
Le mardi 6 octobre 2020, combien de collectivités locales seront encore en ... panne ? L’expérience veut qu’un mandat se joue dans les 100 premiers jours. 28 juin au 06 octobre = 100 jours. Quelles seront les collectivités locales qui auront connu le 6 octobre, 100 jours d’actions fortes ? La Métropole : la discorde la paralyse officiellement. La Région : le calendrier des régionales définitif semble encore indéterminé. Débat sur le déroulement en mars 2021 ou report ? Le Département : la majorité sortante est terriblement fragilisée par les municipales. Record de VP battus sévèrement ou ayant même dû renoncer à des candidatures. Grenoble : que peut devenir la ville-centre si elle se coupe de la Métropole et réciproquement ? Un blocage totalement inédit. Des Communes ont vu des équipes municipales aujourd’hui majoritaires dans le Conseil mais largement minoritaires dans l’opinion. A Echirolles, Renzo Sulli est “majoritaire” avec 36 % des voix. Comme à Eybens, Pierre Bejjaji avec 41 % des voix ou à St Paul de Varces, David Richard avec 45 % des voix ... Dans ces Communes, les élus ne doivent leur élection qu’à la désunion de leurs oppositions. Et seul le coefficient majoritaire pour la composition du Conseil Municipal sauve la mise à ces élus minoritaires dans les suffrages. D’autres ont été élus avec quelques voix d’avance et les contentieux sont en
cours d’instruction (Vif). Bref, l’agglomération grenobloise sort des municipales 2020 sur un terrain quasi-généralisé de discordes. Une réalité qui a déjà commencé à beaucoup peser.
“Ca s’en va et ça revient. C’est fait de tous petits riens. L’amour, c’est comme un refrain ça vous glisse entre les mains ...(1)” : il y a des moments où cela ne sert à rien de mettre des mots neufs sur une situation quand d’autres mots conviennent déjà si bien pour décrire une réalité. Comment imaginer qu’une assemblée puisse délibérer avec sérénité quand elle est devenue un “hall de gare ?”. Dans le compte rendu de la dernière séance de la Métro, il y a deux pages d’absences ponctuelles (allers - retours) lors d’une assemblée de la Métro (cf photo ci-dessus l’une des deux pages). L’assemblée de la délibération 5 n’est plus celle de la 6 et encore moins celle de la 7 et ainsi de suite : ça s’en va et ça revient ... Et puis, il y a ceux qui sur le PLUi ont voté avec même parfois des déclarations positivement enflammées et qui maintenant, vent des élections aidant, émettent des critiques : et oui, l’amour ça vous glisse entre les mains ... Et enfin, il y a une autre catégorie. En 2014, ils avaient mis au centre de leurs engagements la défense des villages. Mais le jour du vote du PLUi qui est une
agression historique contre les villages de l’agglomération, ils ne se déplacent même plus pour s’exprimer. Ils n’ont plus l’espoir d’être entendus. Ils ne pensent même plus pouvoir être écoutés au sein de cette assemblée. Ils sont donc absents ! Rien ne les vouait à une issue de ce type. Victimes tanrtôt d’une forme de clanisme politique tantôt d’une absence de ténacité dans le temps. C’est le cas par exemple de David Richard, maire sortant de St Paul de Varces. Absent de toute la séance.
Une situation qui inspire des critiques au sein même de son Conseil désormais très restreint suite à des démissions à répétition (7 !). Une réalité qui montre l’immensité de ce qui est à reconstruire. Loin des polémiques. La Métro a beaucoup abîmé l’intercommunalité locale. Très préjudiciable à ce point.
St Paul de Varces : face à la crise ouverte grave, le retour à la sagesse est un impératif urgent : la question posée est simple : comment une Commune peut-elle engager 3 millions d’euros de dépenses en ne sachant pas s’il y aura encore quelqu’un dans le fauteuil de maire à la fin de la prochaine semaine avec toutes compétences d’un maire en dehors de la seule expédition des affaires courantes ? Quels sont les faits de cette question ? 1) 3 millions d’euros de dépenses : c’est le coût de la nouvelle salle polyvalente et d’une extension du Groupe Scolaire. Le 20 avril, l’une des adjointes du Maire annonçait via Facebook publiquement le début des travaux pour le lundi 23 avril. Presque 30 jours plus tard, seules les barrières de protection de chantier ont été posées ! 2) Depuis le 10 avril, officiellement, une septième démission du Conseil Municipal est intervenue. La répétitivité des démissions est impressionnante :
- Mme Valérie Scibetta-Laudereau : démission
- M. Stéphane Boucly : démission
- M. Stéphane Cavaglia : démission
- Mme Isabelle Abgrall : démission
- Mme Roseline Bennici : démission
- M. Arnaud Comba : démission
- M. Didier Arnaud : démission
Avec la dernière démission en date, celle de M. Didier Arnaud, le devenir du Conseil Municipal est désormais dans les mains de ... l’opposition. Il suffit que l’opposition démissionne et dans la foulée immédiate le Préfet a l’obligation légale de déclarer démissionnaire la totalité du solde du Conseil Municipal. Décision immédiate. Concrètement, comme des employés municipaux l’expliquent avec inquiétude, la vie de la Commune est maintenant conditionnée au passage du facteur chaque matin. Si un matin, le Maire recevait les lettres recommandées groupées de tous les membres de l’opposition municipale, il est démissionné par le Préfet dans la foulée. Qui peut imaginer qu’une Commune puisse être sérieusement gérée dans de telles conditions ? Bien davantage, dans une telle “ambiance”, les informations ou rumeurs les plus diverses s’affolent. Il est question tantôt de “confidences” de démissionnaires. Tantôt de personnels municipaux. Les questions soulevées ne peuvent rester sans la moindre réponse à peine d’installer durablement un climat délétère. L’opposition municipale doit prendre des initiatives. Il n’est pas possible que
la vie d’une Commune fonctionne au rythme du passage du facteur. Doit-elle confirmer officiellement qu’elle siégera jusqu’au terme pour respecter le calendrier républicain ? Doit-elle choisir une autre voie ? C’est à elle de le dire. Pour ce qui le concerne, Denis Bonzy est resté très extérieur à toutes ces polémiques. Il n’a jamais rencontré une ou un démissionnaire avant sa démission. Ni entretenu le moindre contact après les démissions. Des contacts ont eu lieu avec deux des démissionnaires : Mme Scibetta-Laudereau lors d’un mariage d’amis communs. Mais il n’a jamais été question de St Paul de Varces. Tout dernièrement avec Arnaud Comba mais ce fut par sms pour présenter ses condoléances pour le décès de la maman d’Arnaud Comba. Au sein de la municipalité Richard, il y a certes un de ses anciens adjoints (Jean Luc Bénis). Le seul contact récent a eu lieu par téléphone le 12 avril. La participation de M. Bénis à cette cacophonie locale le surprend et le déçoit. Denis Bonzy n’a jamais été associé à l’une quelconque de ces polémiques. Il prendra une initiative courant la semaine prochaine parce qu’il considère que les élus doivent penser enfin à la situation de la Commune et au devenir des habitants qui y vivent et qui ont la volonté d’y vivre durablement sans zapper sur une autre Commune au gré de telles ou telles circonstances. Une initiative qui lui est demandée par de nombreux habitants qui attendent que leur Commune sorte d’une crise grave qui n’a déjà été que trop longue. Une crise d’une gravité inédite dans toute l’Histoire de cette Commune.
St Paul de Varces : lettre d'information n°40 : “Il ne faudrait pas chercher à punir les habitants de St Paul de Varces pour des crises dont la responsabilité ne leur incombe pas” : D'abord remercier toutes celles et tous ceux qui ont pris contact suite à la dernière lettre. La démission de M. Arnaud n'est qu'une étape de plus dans un long processus de crises. La Commune est en crise profonde depuis 2012. 6 ans déjà. La crise est née du projet initial du Villarey : recours contentieux, tracts diffusés … Puis en 2014, ceux qui avaient pris l’engagement de ne pas réaliser Le Villarey (liste David Richard) le … réalisent. Les premières démissions en résultent au sein même de leur équipe. Les premières démissions sont celles de Conseillers Municipaux. Puis interviennent les démissions de ceux qui imaginent pouvoir être appelés à siéger au Conseil et qui refusent. Ensuite, c'est au sein même de l'exécutif municipal. Depuis 2014, la municipalité sortante a ainsi enregistré 7 démissions au sein de sa propre équipe de départ (sur 19 membres). C’est énorme. Sans précédent. Cette crise interne s’est accompagnée d’une crise dans les relations avec l’opposition au sein du Conseil Municipal accusée de tous les maux à la moindre distribution d’un tract de la municipalité. Bref, la crise est partout. Elle a tout gagné. Il ne faudrait pas qu’elle gagne aussi le porte-monnaie des habitants de St Paul de varces qui y vivent et qui ont décidé d'y vivre de façon durable. Les dépenses engagées imposent l'alerte : plus de trois millions d'euros engagés ces dernières semaines (3 000 000 d'euros !). Des dépenses différées qui, d'un coup, sont toutes lancées en même temps. C'est le sujet principal de la lettre 40. Il ne faut pas punir les habitants de St Paul de Varces pour des crises dont la responsabilité ne leur incombe pas. De même dans ce ... : http://denisbonzy.nationbuilder.com/st_paul_de_varces_lettre_d_information_n_40
Depuis 24 heures, un tract très polémique diffusé sur la Commune de St Paul de Varces signé par le Maire de cette Commune et une adjointe crée une émotion particulière par sa virulence à destination de l'opposition au sein du Conseil Municipal de St Paul de Varces. Un tract sur en-tête officiel donc a priori payé par tous les contribuables de la Commune ...
Claix et St Paul de Varces : la fermeture des deux déchetteries est votée depuis le 9 février 2018 : vendredi 9 février 2018, la Métro a voté la fermeture de deux déchetteries (Claix et St Paul de Varces) pour évoluer vers une seule nouvelle déchetterie sur Varces Allières et Risset sur une nouvelle localisation (Impasse de l’Orme). Dans les faits, que signifie une telle décision ?
1) la suppression d’un service public de proximité sur Claix et sur St Paul de Varces,
2) l’éloignement considérable pour certains quartiers de ce nouvel équipement avec l’obligation de traverser Varces et d’emprunter un axe routier à fort trafic. Par conséquent, notamment pour les végétaux, on sera loin des actuels usages sur des axes secondaires avec des hayons ouverts ou de très vieilles remorques,
3) la conséquence pratique sera quoi ? La multiplication considérable des dépôts sauvages !
C’est une mauvaise décision qui va
pénaliser l’environnement par la multiplication des dépôts sauvages et qui va coûter encore plus cher aux contribuables par le coût du nettoyage des dépôts sauvages.
Que montre cette décision ?
1) La logique de métropolisation est d’abord la course à “la taille critique” des services publics et non pas la qualité d’un service public,
2) c’est une vision totalement contraire à la logique du passé qui reposait sur des constats de bon sens : si on éloigne trop une déchetterie, c’est l’ouverture à des comportements peu civiques. C’est triste mais c’est ainsi. Par le passé, les élus municipaux ne s’étaient pas battus par patriotisme municipal pour aller vers des déchetteries municipales mais par réalisme et efficacité,
3) Les deux maires concernés (Michel Octru et David Richard) n’ont pas défendu cette conception du service public de proximité. C’est dommage. Sur Claix, le très probable prochain maire (Christophe Revil) devrait heureusement être sur un axe différent si on tient compte de ses déclarations. Et sur St Paul de Varces, au sein même de son équipe municipale, David Richard est de plus en plus contesté venant d’enregistrer dernièrement la démission d’un 4 ème membre de son équipe municipale (Arnaud Comba), ce qui est une situation de crise jamais connue jusqu’alors,
4) l’absence totale des conseillers départementaux (Sandrine Martin Grand et Pierre Gimel) qui n‘ont même jamais réuni les élus municipaux pour tenter de définir des positions communes sur des sujets pratiques quotidiens de ce type. Conseillers départementaux à l’endroit desquels les critiques vives fusent.
La bataille des services publics de proximité n’a donc pas été livrée. Elle ne pouvait qu’être perdue dans des conditions qui vont beaucoup pénaliser les habitants dans les prochaines années.
#Métro : une séance de conseil ou la dramatique image de hall de gare : tout dernièrement, une association locale (ellesmarchent38) levait de façon légitime la question de l’absentéisme des nouveaux députés lors de l’actuelle session parlementaire et à plus forte raison au moment où est entrée en application la loi anti-cumul de mandats. Dans le meme registre, une image est dramatique pour la Métro : le visionnage des séances du Conseil Métropolitain. On dirait un hall de gare avec des sièges dont l’occupation change en permanence. Un point que confirme la lecture du compte rendu écrit. Prenons l’exemple du dernier compte rendu relatif à la séance du 8 juillet. 33 pouvoirs ont été donnés à d’autres élus pour toute la séance par des élus ... absents. C’est un chiffre énorme. Ce qui encore plus “énorme”, c’est le choix des détenteurs de pouvoirs. Ainsi le maire de St Paul de Varces (David Richard, LR38 pro-Fillon) donne pouvoir au maire de ... Claix pour défendre les intérêts de St Paul de Varces pendant ladite séance. Le maire de Vif (Guy Genet LR38) donne pouvoir à une ...
élue de Grenoble pour défendre les intérêts de ... Vif pendant ladite séance. Et dans le même ordre “d’originalités”, le compte rendu de la séance du 19 mai avec une page entière de pouvoirs attribués par numéros de délibérations : un tourniquet permanent. Les élus se croisaient. Il n’est même pas sûr qu’ils aient été une seule fois tous ensemble au même moment dans la même pièce. Les élus sont pourtant payés pour participer à de telles séances ! Seule la Ville de Grenoble publie une liste annuelle des indemnités perçues par les élus. Dommage que cet exemple ne soit pas suivi par d’autres Communes. Ce devrait être d’ailleurs une publication légale annuelle obligatoire ! Dans de telles circonstances, il y a une sérieuse matière à douter du bon suivi des débats avant les votes.