Aveugle et arthritique, Clérambault se suicide. Quelques mois avant sa mort, son anxiété s'était cristallisé sur un tableau qu'il s'accusait d'avoir volé. Suit le suicide face au miroir... Ainsi se clôt une vie centrée sur le travail du regard et sur celui de la pensée, sans que jamais le second ne nous ait parlé du premier. Car, des images, Clérambault ne cesse de s'en préoccuper : dessinateur, enseignant du drapé aux Beaux-Arts, photographe (il laisse près de 40 000 photographies à sa mort), clinicien enfin, en particulier descripteur attentif et perspicace des hallucinations visuelles.
La Passion des étoffes chez un neuro-psychiatre Gaëtan Gatian de Clérambault, éd. Solin, 1990

















