Návštěva psychiatrie když už máš léky co ti vyhovují a akorát potřebuješ vysat recept be like:
Dobrý den, je mi dobře, ale ne zase moc dobře, prosím dejte mi moje drogy
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Návštěva psychiatrie když už máš léky co ti vyhovují a akorát potřebuješ vysat recept be like:
Dobrý den, je mi dobře, ale ne zase moc dobře, prosím dejte mi moje drogy
Du wirst niemals die Hölle in meinem Kopf verstehen.
Nesnáším recepční u psychiatra
(na každé psychiatrii co jsem měl to bylo stejné)
MŮŽETE BRÁT V POTAZ ŽE KOMUNIKUJETE S PSYCHICKY NEMOCNÝMI LIDMI NEŘVĚTE NA MĚ KDYŽ CHCI ZRUŠIT TERMÍN?????
já: no já nemůžu přijít nešlo by to prosím příští týden?
recepce: no to teda nešlo jako u pana doktora fakt ne, jako dřív jak v září fakt nový termín nedostanete (vzdYcky mám termín za tři měsíce od května není září fakt 3 měsíce)
Já: aha no... A nešlo by alespoň-
Recepce: no to by jako fakt nešlo!
Já:... předepsat léky prosím?-
Recepce: No to jo. Ale musíte napsat email na *extrémně rychle nadiktuje nesrozumitelně email* a tam vypište všechny léky
Já: jo. Tak... Děkuju.
POV: čteš average recenzi na psychiatra
Mějte se všichni hezky.
Nous, les folles, on est des plantes avec les racines à nu, je lui dis, tout ce qu'on cache apparaît à l'extérieur : quand on a faim on mangerait n'importe quoi, quand on n'a pas faim on ne mange rien du tout, quand on est contentes on chante et on danse, quand on est tristes c'est comme si on était déjà mortes depuis un bout de temps. Quand on a un soupçon il est déjà réalité, quand on a peur c'est une porte ouverte sur le néant. Quand on a envie de parler, les mots se transforment en fleuve, comme pour moi en ce moment. Et quand on n'en a plus envie, alors point, c'est fini.
– Viola Ardone, Les Merveilles
Je me suis réveillé pendant la nuit. Je logeais à l'institution psychiatrique ASBL L'Appart : initiatives d'habitations protégées à Mons Nimy.
Quelques semaines après cette photo j'allais être mis dehors.
C'était trop strict pour Moi.
Septembre 2024
Mons Nimy Hainaut Belgique Belgium
La voix dans ma tête
Tout a commencé à cause d’une putain d’application !
C’était une application de rencontre, mais pas pour trouver l’âme-sœur. Plutôt un plan d’un soir. J’avais discuté avec elle à plusieurs reprises. On s’était déjà fréquenté. Je la trouvais un peu dérangée, capable du pire comme du meilleur. Pourtant assez ouverte à de nouvelles expériences. Ce soir, j’avais prévenu que je n’étais pas seul, car mon ami d’enfance Gérald était avec moi. Quelle fut notre surprise lorsqu’elle nous annonça qu’elle aussi n’était pas seule. De plus, elle insista car son amie voulait à toute fin nous rencontrer. Dès lors, nous partîmes les rejoindre.
Comment s’appelle-t-elle déjà ? demanda Gérald.
Léa.
Sa copine ?
Marianne, si j’ai bien compris.
Il se sentait emballé par ce plan improvisé. Ce qui était surprenant car Gérald était un type à l’ancienne, qui n’est pas du genre à se montrer désinhibé. Il était très renfermé, voire invisible pour la société. C’est plutôt le genre à ne pas se mettre en valeur.
Nous arrivâmes devant chez Léa. Elle vivait dans une jolie masure dans un petit quartier sans histoire. Nous sortîmes de la voiture. La porte d’entrée n’était pas fermée à clé, du coup, nous entrâmes tout en toquant. Grâce à la lumière du salon, je remarquai qu’elle n’était pas là. Cependant, je l’entendis rire et discuter.
Léa ?
C’est vous ? On se prépare ! dit-elle d’une voix étrange. Mettez-vous à votre aise, nous arrivons.
Gérald s’assit sur le canapé. Il remarqua la bouteille de whisky entamée sur la table basse ainsi qu’un verre. De mon côté, connaissant la miss, je commençai à me mettre à l’aise en me déshabillant.
Tu devrais te mettre à poil, dis-je à Gérald. C’est une bonne baiseuse. Si sa copine est du même acabit, on va s’éclater.
Elle est là au moins sa copine ? répondit-il.
Je pris le joint qu’elle n’avait pas fini et après l’avoir allumé, je fumais deux tafs qui me firent tousser. Ce n’était pas quelque-chose de normal. Il y avait autre chose dans le pétard. Puis, je le tendis à Gérald lorsqu’une silhouette sortit du couloir.
Léa était habillée très sexy avec un porte-jarretelle et des bas noirs, de la même couleur que son corset. Un loup cachait le haut de son visage. Elle était admirablement attirante. J’approchai pour l’enlacer. Soudain, elle sortit un énorme sabre japonais. Je restai stupéfait pendant que Gérald se leva.
Il se passe quoi ? demanda mon ami.
Voilà plusieurs années que Marianne me dit que la société doit se défaire des gens de mauvaise vie. Ils doivent laver leurs pêchés par la rédemption s’ils veulent connaitre la voix du bonheur..
Elle caressait la lame pendant qu’elle parlait. Gérald s’éloigna lentement vers la porte d’entrée avant de découvrir qu’il ne pouvait pas l’ouvrir. Nous étions bloqués. Léa approcha doucement, elle tendit le katana. Sous son masque, ses yeux étaient rouges. Sa voix ne résonnait pas comme d’habitude, elle était totalement droguée.
Marianne dit que tu dois connaitre la rédemption. Et pour cela, je dois te couper la tête. Tu veux bien que je te coupe la tête ?
Je reculai face à cette folle qui brandissait son sabre. Celui-ci voltigea à quelques centimètres de ma gorge. Je compris qu’elle était sérieuse.
Cache-toi ! cria Gérald.
Je me mis à courir dans la maison, pièce par pièce. Léa me suivait comme une dératée portant toujours son épée. Elle s’approcha ! En me baissant, je sentis le haut de mes cheveux frôlé par un morceau d’acier. Pendant ce temps, Gérald essayait de forcer la porte. Elle ne s’était pas encore rendu compte de sa présence.
Durant, la course-poursuite, elle brisa une lampe de chevet, planta son arme dans différents meubles. Elle parvint à blesser mon bras. Fatigué, je réussis à m’enfermer dans la salle de bain.
Tu es coincé petit pêcheur ! annonça-t-elle Laisse-nous entrer et je te promets que tu ne souffriras pas. Je te trancherai la tête d’un seul coup, et après, tu connaitras la vérité.
La vérité sur quoi ? demandai-je
Sur la voix de la rédemption. Sur l’origine du monde et de ses connections. Sur la vie et la mort, la haine et l’amour.
Je ne répondis pas. Je n’entendais plus Gérald non plus. J’espérais qu’il avait réussi à s’échapper de ce bourbier dans lequel nous étions. J’écoutais Léa répéter lamentablement les mêmes phrases.
Les autres ne se sont pas plaints, ajouta-Léa. Tu verras que Marianne a raison.
Les autres ? Ils sont nombreux ? Et cette Marianne, c’est qui ?
Marianne est ma seule amie. Celle qui m’écoute et me guide. Elle me rassure par sa philosophie. Et oui, les autres sont nombreux. N’est-ce pas Marianne ?
Elle se mit à rire et engagea une conversation avec un personnage imaginaire. Je l’entendais lui parler, mais aucune réponse de cette Marianne.
Bon, ça suffit, dit-Léa. Maintenant tu arrêtes, tu sors et je t’aide à trouver la voix en te coupant la tête.
J’entendis les coups d’épées contre la porte. Elle donna un grand coup d’épaule, insulta la porte avant de demander à cette Marianne de l’aider. Tantôt, elle frappait avec la lame de son sabre, tantôt elle donnait des coups de pieds et d’épaules. Pendant ce temps, je cherchais une solution car je savais qu’elle réussirait à entrer. Je n’avais rien sur moi puisque j’étais en caleçon. Je cherchai dans ces affaires, dans les placards. J’eus soudainement une idée.
Je pris une bouteille d’eau de javel que je vidais à moitié. A l’aide de ciseaux trouvés dans un tiroir, je découpais le haut de la bouteille. Je devais faire vite !
OK, je me rends ! Je vais ouvrir !
Aussitôt après avoir déloqué, la porte se poussa. Léa entra en tendant son sabre. Je jetai rapidement le reste de la bouteille sur son visage et coup de bol, elle lâcha son arme pour protéger ses yeux touchés par l’eau de javel. Elle hurlait pendant que je me baissais pour la plaquer au sol. Dès lors, Gérald intervint à son tour. Il empoigna l’épée et la planta, sans prévenir, dans la poitrine de la folle. Du sang jaillit de sa bouche. Ses lèvres tentèrent de parler. Je compris dans son dernier souffle :
Tu as tué Marianne.
Pourquoi as-tu fait ça demandai-je à Gérald.
C’est une folle, elle était dangereuse. On ne pouvait pas prendre de risque avec elle.
Voilà toute l’histoire.
Le commissaire me regarda avec un air sérieux. Malgré l’interdiction, il me proposa une cigarette que je refusais.
Quand nous sommes arrivés, nous avons bien découvert la fameuse Léa gisant dans son sang, mais rien ne prouve qu’elle vous a agressé. Par contre, il y a son sang sur vous. Et ce sont vos empreintes sur le sabre.
Mais, Gérald a avoué qu’il est bien l’auteur du meurtre. Il vous l’a dit !
Le policier soupira. Il regarda l’agent assis à côté de lui.
Gérald n’existe pas. Quand vous m’avez demandé de l’interroger, il n’y avait personne à part vous. Nous avons contacté votre famille et même le docteur Pelleau qui vous suit. Gérald est une petite voix dans votre tête ! Il n’existe pas !
Ils se levèrent avant de murmurer.
C’est un problème lié à la psychiatrie.
Je restai seul dans la salle d’interrogatoire. Gérald sortit de l’ombre. Il s’assit à côté de moi. Il avait l’air peiné.
Je suis désolé, dit-il. Je pensais bien faire.
Je ne répondis pas. Cependant, il savait que je pouvais compter sur lui pour me tenir compagnie quand je serai enfermé.
Alex@r60 – août 2025