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Yop !
L’Opel Manta A constitue l’une de mes sportives européennes préférées des seventies. Elle est pour moi la meilleure concurrente de la Toyota Celica première du nom venant du Vieux Continent. Autant sur le plan esthétique, qu’au niveau des performances. Prenons, pour la comparaison, les versions 1600 des premiers modèles de chacune.
Les années 70 sont marquées d’une arrivée massive de coupés sportifs sur le marché. Tous les constructeurs s’y mettent, pour le meilleur et le génial (je ne connais pas de coupé des années 70 raté). Les précurseurs, à mon sens, sont les Datsun 240Z et Ford Capri. Toutes deux lancés en 1969, elles inspireront toute un lignée de concurrentes qui cherchent à les détrôner.
En Europe, Ford a frappé le premier. Sa Capri, devant être la Mustang européenne, conquis ce nouveau marché. Tellement que plus d’un million d’exemplaires de cette première génération seront fabriqués. Face à cela, General Motors veut répondre. Et ça tombe bien, la firme américaine possède la marque Opel dans ses rangs et avait lancé, dans les années 60, l’Opel GT que beaucoup voient comme la Corvette européenne. Malgré ça, l’image sportive du Blitz reste maigre et peu convaincante. Pour y remédier, l’Opel Manta sort en 1970, très vite déclinée en diverses versions sportives, comme la 1600 S qui nous intéresse aujourd’hui.
Ce coupé au look agressif avec ses quatre optiques de phare renfoncées dans la calandre et son profil aiguisé transmet immédiatement un esprit sportif. Elle reprend les feux de la GT, ronds et doublés. Elle affiche également un becquet au bout du coffre, pour s’affirmer en tant quand sportive pure et dure. Elle est en tout cas bien plus agressive que la Capri qui parait très sage à coté.
Sous le capot, c’est un quatre cylindre en ligne de 1584 cm3 qui attend le conducteur (ou plutôt devrais-je dire le pilote !). Celui-ci délivre 80 ch et permet à l’Opel d’atteindre les 167 km/h, pour un poids à vide de 960 kg. Le 0 à 100 est effectué en 13,3 s, et le kilomètre départ arrêté avalé en 35 s.
Au Japon, si Toyota et Mazda s’était risqués dans le domaine des supercars en 1967, avec leur 2000GT et Cosmo Sport (110S), c’est bel et bien Datsun qui a lancé l’offensive en premier. En effet, Nissan s’aventure en 1969 sur le secteur des petits coupés sportifs aves la Fairlady Z, une voiture parfaitement profilée qui représente irrémédiablement le Japon dans le reste du monde et qui annonce ce que seront les futures sportives japonaises : des concurrentes fiables et bon marché. Un an seulement plus tard, Toyota lance sa Celica. Celle-ci offre plusieurs motorisations, et on va se pencher aujourd’hui sur la 1600 ST.
La Toyota affiche une ambition sportive claire : quatre optiques également recluses entre un pare-chocs enveloppant et le capot, élargisseurs d’ailes, hanches gonflées. Comme il s’agit d’une voiture japonaise, les rétroviseurs sont logés au bout du capot, pour une visibilité minimale ! A l’arrière, les feux sont pour moi dignes d’une œuvre d’art. Ils s’intègrent parfaitement entre le pare-chocs et le coffre. Pour compléter le tableau, une petite excroissance du capot laisse entrevoir un moteur musclé.
Et justement, du moteur, parlons-en. Il s’agit d’un 1588 cm3 délivrant 93 ch. Il pousse les 970 kg de la Celica jusqu’à 173 km/h. La Toyota effectue le 0 à 100 en 13,4 s et franchi le kilomètre départ arrêté en 33,9 s.
Une rapide comparaison des performances donne gagnante la Celica. Mais en y regardant de plus prêt, on se rend compte que les voitures sont finalement très proches. Un seconde seulement les sépare sur la borne départ arrêté. Et cette seconde s’explique simplement par la présence d’une cinquième vitesse sur la Toyota, là où l’Opel se contente d’une boite à quatre rapports.
Ces deux voitures sont équivalentes. Il est évident que ce ne sont pas les performances qui vont déterminer un choix entre les deux. La ligne peut éventuellement être un facteur déterminant malgré, là encore, quelques similitudes (quatre phares, becquet…). Alors il reste l’expérience de conduite, et la préférence pour telle ou telle marque. Pour ma part, j’ai déjà choisi et ce sera Toyota !
Pelo
Pietro Pablo Rubens, The dance of the Villagers (1635)
Francisco de Goya y Lucientes, Blind Man’s Bluff (1789)